Le gouvernement serbe sortant a approuvé vendredi l'accord de rapprochement avec l'Union européenne (UE) et un accord énergétique avec la Russie à la veille de législatives qui opposeront dimanche ultra-nationalistes russophiles et pro-européens.
Si l'accord avec la Russie a été approuvé sans problème, celui avec l'UE l'a été en l'absence des ministres du Parti démocratique de Serbie (DSS) du Premier ministre sortant Vojislav Kostunica qui ont brièvement quitté la réunion du gouvernement.
Les dirigeants pro-européens serbes ont signé fin avril à Luxembourg l'Accord de stabilisation et d'association avec l'UE, premier pas vers l'adhésion de la Serbie à l'Europe des 27.
M. Kostunica avait aussitôt qualifié la signature de cet accord de "trahison", revenant pour la Serbie à reconnaître l'indépendance du Kosovo.
Le gouvernement serbe ne traite plus en principe que des affaires courantes après avoir été dissous en mars par M. Kostunica qui a estimé ne plus pouvoir gouverner avec les pro-européens de M. Tadic restés favorables au rapprochement avec l'UE malgré le soutien de Bruxelles à l'indépendance du Kosovo.
L'accord énergétique avec la Russie, signé fin janvier, prévoit en particulier la construction d'un gazoduc traversant la Serbie et la vente de 51% de la compagnie d'Etat, Industrie pétrolière serbe (NIS) au géant gazier russe Gazprom.
Un millier de militants du Parti démocratique libéral (LDP, pro-européen), le seul parti serbe à admettre l'indépendance du Kosovo, ont protesté devant le gouvernement contre l'accord avec la Russie au moment où les ministres étaient réunis pour l'approuver.
Cet accord "met en péril les intérêts économiques, politiques et stratégiques de la Serbie", a indiqué aux manifestants Vladimir Pavicevic, un des leaders du LDP.
















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