Dernière modification : 12/05/2008 

- Liban


L'armée libanaise pourrait utiliser la force dès mardi
Commentaires (5)

a propos de vos reportages

Je suis FR24 depuis son commencement et voudrai dire que j'apprécie les reportages de Mr. J-M Quemener sur le Liban. Je n'appréciais pas trop vos reporters avant la venue de Mr J-M Quemener qui, par contre, semble comprendre la situation locale.

Fouad Siniora a envisagé la démission

Selon le quotidien "L'Orient-Le Jour", le Premier ministre Fouad Siniora a envisagé la démission. Le quotidien libanais rapporte dans ces colonnes : « Même Israël n'a pas osé faire ce qu'ils ont fait », a déploré hier Fouad Siniora, qui a présidé, tard en soirée, une réunion ministérielle à l'issue de laquelle l'option de la démission, un temps envisagée, a été écartée. Cette renonciation serait le "résultat de tractations intenses, tant internes qu'externes, notamment avec Nicolas Sarkozy et de nombreux responsables arabes, dont le souverain jordanien et l'émir qatari."
Preuve que le chef de l'état français est parfaitement actif dans ce dossier.

Des minable

Pour vous les internautes se résume a des minables qui tape virtuellement sur Hassan Nasralah, un des chef de l'opposition soutenu par une majorité de Libanais (confère élection estudiantine). Vous avez pas honte?

L'autorité du pacte national

C'est au moment les plus critiques que les gestes prennent leur plus grande valeur. Aussi, s'il semble toujours aussi illusoire de voir le Hezbollah et sa puissante milice se conformer aux résolutions de l'ONU appelant à son désarmement, qui constitue le noeud gordien de la situation politique libanaise, il incombe désormais aux autres factions, pro-gouvernementales, sunnites, druzes, chrétiennes, d'accomplir publiquement ce geste solennel en remettant leurs armes aux forces armées régulières, qui, selon les propres termes du président Sarkozy dans son message au Premier ministre Siniora, doivent être seules à avoir « le monopole de la force ».
Dans l'actuel contexte libanais, où persiste un risque d'escalade dont chacun ignore où il peut conduire, c'est pourtant la seule stratégie viable.
Une telle initiative, prise par les responsables des diverses forces politiques devant la Nation, marquerait en effet fortement les esprits et placerait le Hezbollah, s'il persistait à s'y refuser, dans une situation où sa puissance paramilitaire finirait par jouer contre lui, puisque ses ennemis s'effaçant devant lui, il se trouverait, sur-armé mais nu, en face du peuple libanais pris à témoin.
A l'instar du jugement de Salomon, celui qui, aujourd'hui, aime le plus sa nation, est celui qui sait se faire violence jusqu'à transférer sa capacité belligérante à l'armée libanaise pour s'en remettre et renforcer la légitimité des institutions. Cela serait d'une haute valeur constitutionnelle et patriotique.
L'armée deviendrait, dès lors, la garante de la sécurité de ces groupes dits « pro-gouvernementaux » et du besoin de cohésion nationale.
Cette opération de désarmement, nécessitant un accord politique préliminaire, ne va pas de soi.
Pourtant, une telle initiative isolerait, si ce mouvement persistait à s'arroger un rôle militaire parallèle, le Hezbollah sur la scène libanaise, en le plaçant devant ses contradictions, peut-être ses machinations, et en lui retirant le champ de bataille sur lequel sa posture et sa propagande font illusion, puisque se nourrissant de violence, il la recherche et la provoque et exploite ce climat « défavorable » comme justification à sa militarisation.
Au terme de ce désarmement, il reviendrait au peuple par un référendum de trancher l'ultime question en imposant au Hezbollah qu'il transfère lui aussi sa puissance armée à l'institution militaire et impose sa vision du pacte national.
Nul ne peut, indéfiniment, se dérober à la volonté du peuple.
Le Liban, dit-on, est un concentré des problèmes du Moyen-Orient. Il procurerait, dès lors, un signal remarquable et exemplaire, sensible peut-être jusqu'en Irak confronté lui-aussi, dans des termes quasi-identiques, au jeu paramilitaire de l'armée du Mahdi.
La nation libanaise, dont trop disent qu'elle est une fiction, aurait ainsi triomphé et manifesté le fait qu'elle est réelle et authentiquement souveraine.

Aoun: les chrétiens vont-ils s'entretuer à cause de lui ?

La situation actuelle de ce qui s'est passé au Liban ressemble à une partie d'échec sérrée comme si chacun des 2 camps (pro et anti Hezb) avaient 10 coups d'avance mais depuis hier avec un léger avantage pour les anti-Hezb, comme si les fous de Dieu était tombé dans le piège (trop tard pour revenir en arrière).

Cela est d'autant plus rassurant que l'on a une meilleure visibilité de ce qui va arriver dans un proche futur aux anti Hezb qui vont probablement reprendre le dessus politiquement, en principe sans avoir besoin de se comporter comme des bêtes enragées (pro Hezb).

La seule inconnue, c'est le Général Aoun...va-t-il laisser le fauteuil du futur président du Liban a Mr Sleimane (mais, peut-on vraiement faire confiance sur ses intentions ?), dont cela semble acquis, ou Mr Aoun va-t-il tout faire pour se faire élire, au risque de commettre des actions qui vont à nouveau déstabiliser le Liban (n'oublions pas qu'il a été prêt de s'allier avec le Hezb pour devenir président comme candidat consensuel du Hezb) ?

Dans le cas oû Mr Sleimane est élu président, il faut éviter l'humiliation à Mr Aoun, c'est pourquoi il faut rester lucide et lui proposer un poste-clé pour qu'il revienne chez les anti-Hezb.

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