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Olmert perd la confiance des Israéliens

Dernière modification : 12/05/2008

Près de 60 % des Israéliens réclament la démission du Premier ministre Ehoud Olmert, impliqué dans une affaire de corruption.

Le Premier ministre israélien Ehud Olmert, empêtré dans une affaire de pots-de-vin, est lâché lundi par l'opinion publique qui réclame sa démission et marque sa défiance.
   
Pas moins de 59% des Israéliens souhaitent que M. Olmert démissionne, et 60% indiquent qu'ils ne le croient pas lorsqu'il clame son innocence, selon un sondage publié lundi par le quotidien Yédiot Aharonot.
   
Pour 60% de ses compatriotes, M. Olmert n'est pas en mesure d'assumer ses fonctions vus les soupçons qui pèsent sur lui, alors que la législature entamée en 2006 s'achève en novembre 2010.
   
Même s'il a lui même convenu ne pas être aimé du public, surtout après les ratés de la guerre contre le Hezbollah chiite libanais à l'été 2006, "jamais ses indices de popularité n'étaient tombés aussi bas", note le journal.
   
Le ministère de la Justice le soupçonne d'avoir reçu de l'homme d'affaires américain Morris Talansky des "sommes importantes" et "non autorisées" pendant une longue période alors qu'il était maire de Jérusalem puis ministre du Commerce et de l'Industrie" dans les années 1990 et jusqu'en 2002.
   
"M. Olmert sera à nouveau interrogé en fonction de l'enquête en cours", a indiqué lundi à l'AFP le porte-parole de la police Micky Rosenfeld. Il avait interrogé une première fois par la police le 1er mai.
   
"D'autres suspects ont été convoqués à nouveau, notamment Shoula Zaken et Ouri Messer", a-t-il précisé en allusion à l'ex-directrice de cabinet de M. Olmert et à son ancien partenaire dans un bureau d'avocats.
   
Tous deux sont soupçonnés d'avoir reçu sous forme d'enveloppes ou de chèques des centaines de milliers de dollars pour financer les campagnes électorales de M. Olmert à la mairie de Jérusalem et aux primaires du parti Likoud (droite).
   
"Olmert était le prince du Likoud. Il était respecté et je le respectais (...) Je suppose que les fonds que je lui ai versés étaient utilisés pour ses campagnes électorales", a confirmé dimanche soir M. Talansky à la Chaîne-10 (privée) de la télévision israélienne.
   
Tout en reconnaissant avoir reçu des contributions financières pour ses campagnes, le Premier ministre a affirmé sa probité, et s'est engagé à démissionner si la justice décidait de l'inculper.
   
"S'il (Olmert) démissionne, il faut organiser des élections primaires au sein du Kadima" son parti centriste, a affirmé aux journalistes le ministre des Transports Shaoul Mofaz.
   
"Il se peut que le gouvernement d'Olmert n'achève pas son mandat", a de son côté estimé à la radio le ministre de l'Intériur Méir Sheetrit.
   
Selon le sondage de Yédiot, dirigé par M. Olmert ce parti n'emporterait actuellement que 12 postes, contre 27 s'il était emmené par la ministre des Affaires étrangères Tzipi Livni et 17 par le ministre des Transports Shaoul Mofaz.
   
Interrogé par l'AFP, le politologue Akiva Eldar, estime qu'"il n'est pas question d'élections législatives anticipées, car, pour l'heure, le parti travailliste, pilier de la majorité, n'en veut pas".
   
M. Olmert fait l'objet de trois autres enquêtes de police concernant des transactions immobilières douteuses et des nominations politiques abusives alors qu'il était ministre de l'Industrie et du Commerce.
   
La presse israélienne l'a souvent qualifié de "serial suspect" et souligné ses talents procéduriers.
   
Il n'empêche que selon M. Eldar "le compte à rebours a commencé pour Olmert (...) Même s'il se sort de ses actuels déboires judiciaires, pour l'opinion, ça pue, et il devient non un atout pour son parti, mais un fardeau".
 

Première publication : 12/05/2008

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