Dernière modification : 19/05/2008 

- Espagne


Melilla, une porte vers l'Europe
Melilla, c'est dix kilomètres de frontière entre le Maroc et l'Espagne. C'est aussi l'une des portes qui ouvre sur l'Europe pour les immigrants maghrébins, subsahariens et asiatiques. (Reportage : A. Percept )

Melilla est un confetti de territoire espagnol coincé au Nord de l'Afrique. C'est l'une des portes vers l'Europe pour les immigrants maghrébins, sub-sahariens et asiatiques - une porte fermée par ce que les habitants appellent la "valla", une double cloison grillagée haute de sept mètres.

"Le mur comporte un câble de détection. Quand on touche la cloison extérieure, une alarme se déclenche au centre opérationnel de service. De là, on dépêche nos patrouilles. », explique Juan Antonio Martin Rivera, membre du commandement de la Guardia Civil de Melilla. 

Depuis 2005, année au cours de laquelle des centaines de clandestins ont tenté de forcer le passage pour prendre de court les forces de l'ordre, les autorités espagnoles ont mis en place un nouveau système de contrôle réputé très sophistiqué. Les cloisons sont en acier, les alarmes ultrasensibles et le système de vidéo surveillance centralisé.

Avec ces mesures, les clandestins et les passeurs savent aujourd'hui qu'il est quasiment impossible d'escalader la valla. "Si quelqu'un monte la première barrière, il tombe sur ces câbles", disposés au sol comme des filets, précise José Palazon, président de Prodein, une association de défense des sans papiers. "Ces câbles peuvent se tendre, se refermer sur la personne, et cela peut provoquer des blessures terribles."

Graves blessures

Albert, un sans-papiers originaire du Cameroun, est l'un des rares candidats à l'immigration à avoir escaladé le mur dans sa configuration actuelle. C'était en décembre 2006. Arrivé en pleine nuit sur le sol espagnol, il s'en est sorti avec de graves blessures : en tombant après l'ascension de la première barrière, il s'est ouvert le ventre sur les câbles disposés au sol.

Le jour de l'escalade, il se trouvait avec deux compagnons d'infortune qu'il n'a jamais revus. L'un a disparu, l'autre est mort pendant l'ascension, abattu selon ses dires par des militaires marocains. "Si j'étais tombé du côté du Maroc, je serai un homme mort, raconte Albert dans une vidéo réalisée par l'association Prodein lors de son hospitalisation. Dieu m'a aidé. J'ai fait l'effort de tomber du coté de l'Espagne. Aujourd'hui je suis à l'hôpital, on me traite bien et on me donne à manger."

Malgré la quasi impossibilité de franchir la valla, environ 600 clandestins parviennent à entrer à Melilla, chaque année depuis 2006. Il existe donc d'autres moyens que l'escalade nocturne pour passer la frontière.

"A une frontière, si je veux passer, ceux que je paye font forcément partie des forces de sécurité, affirme José Palazon. Pour 3 000 euros, tu peux passer à Melilla. Et tu peux être sûr d'avoir de très grandes chances de réussir. Si tu échoues la première fois, on te garantit même une autre chance pour ce tarif-là."

Le poste de douane de Beni Anzar est le principal point de passage entre le Maroc et Melilla, notamment pour le commerce. Ici, certains migrants passent avec de faux papiers marocains. D'autres sont caches, par exemple dans des véhicules à double-fond. Dans certains cas, les passeurs vont jusqu'à les cacher dans de faux tableaux de bords.

Transit à "l'hôtel"

Une fois à Melilla, les sans-papiers sont accueillis dans un centre de rétention ouvert, le CETI. Ce centre, qui assure eau courante et nourriture, est surnommé "l'hôtel" par les passeurs.

"Ici, la nourriture est bonne et tout va bien, explique à l'entrée du CETI un clandestin qui dit venir d'Inde. Les vigiles, les cuisinières et les infirmières sont gentils. Tout va bien." Les passeurs l'ont dit aux migrants : il ne faut surtout pas révéler son pays d'origine si des accords d'expulsion existent avec l'Espagne… Le but pour les clandestins est d'être transférés, dans le cadre de la loi d'avril 2005, dans un autre centre, cette fois sur la péninsule espagnole.

" Normalement, on va partir dans un autre centre pour qu’on nous prenne en charge, espère ainsi un migrant originaire du Maghreb. On quittera le CETI pour entrer dans la vie sociale normale, comme tout le monde."

En théorie, au bout de quarante  jours passés en Espagne métropolitaine, les clandestins atteignent leur but. Ils sont relâchés et laissés libres. Toujours sans-papiers, mais inexpulsables.

Commentaires (5)

ceuta et melilla espagnol bien avant la naissance du maroc

ils veulent nous envahir et les premiers comantaires les soutiennent ,voyez comment les personnes ayant écrit ces messages se nomment et vous saurz qui sont les héritiers des coloborateurs:

Cessez de mentir et falsifier l'histoire!

Melilla et Ceuta sont des villes marocaines la géographie prouve cela, tôt ou tard on va les liberer et chasser les forces colonialistes, elles prouvent la rétrogression de l'Espagne qui fait partie de la communauté europeenne, c'est le fait que les deux villes sont colonisées que les africains les considèrent comme porte vers l'europe et non pas car elles font partie de l'europe, c'est vraiment honteux que l'UE reconnait ces deux villes comme europeenne au moment où elle se croit garant de la liberté des peuples. FREE MELILLA AND CEUTA !!!

scandaleux : esclavage moderne

Tout d'abord ;tour Africain doit savoir qu'au Maroc;il est chez lui (voir constitution du Maroc).
L'AFRIQUE DU NORD et non le magreb (occident),est une partie du continent africain.
Ce genre de reportage ne fait qu'encourager les africains à s'exiler.On montre une europe accueillante,hospitalière.On lache les pauvres africains dans la nature et les patrons les font bosser comme des esclaves. Et après on les chasse ,on les expulse et on accuse les intermédiaires.
Pour calmer les états frontaliers, on partage avec ses dirigeants des aides pour la "bonne chasse des esclaves africains". De toute façon cette aide ne quite pas l'europe. Nos dirigeants (négriers modernes) se déplacent avec tous les honneurs pour dépenser le résultat (fric-aides) dans les capitales occidentales. Quel preuve d'HUMANITE et de droits des hommes !!!!!!

Melilia et Ceuta sont des villes marocaines.

Melilla, en arabe Melilia, est une ville marocaine par l'histoire et la geographie. Nous la repredrons tot ou tard. Il viendrait un temps ou le peuple marocain se debarrasserait de ce regime moyen-ageux qui le tient par la gorge et se tournerait vers l'espagne pour recuperer son territoire. Le sahara et une etape, Ceuta et Melilia vont suivre. L'histoire entre nous.

une seul solution

la seule solution pour les espagnol est de rendre melilla aux marocain si il ne veulent plus s'occuper de l immigration clandestine

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