Vendredi 18 juillet 2008

LIBAN - VIOLENCES

Accalmie après des combats dans le nord du Liban

Mardi 13 mai 2008

Des combats ont opposé des partisans de l'opposition et de la majorité antisyrienne à Tripoli, dans le nord du Liban. L'armée a décidé d'utiliser si nécessaire la force contre toute présence d'hommes armés et poursuit son déploiement.

Dossier   Vers une sortie de crise au Liban

Mardi 13 mai 2008

Retrouvez également le Débat de France 24 : le Hezbollah maître du jeu ?


De violents combats ont repris mardi à Tripoli (nord) entre partisans de l'opposition menée par le Hezbollah et de la majorité antisyrienne, suivis d'une accalmie, a indiqué un responsable de la sécurité.

Les combats, au fusil, au lance-grenades et au mortier, ont commencé peu après 03h00 (00h00 GMT) dans les quartiers de Bab al-Tebbaneh et Jabal Mohsen situés dans le nord de la ville, puis ont baissé d'intensité une heure après environ.

Aucun bilan sur les victimes n'était disponible immédiatement.

Des combats ont déjà fait lundi un mort et quatre blessés dans le nord du Liban, où partisans de la majorité et de l'opposition se sont de nouveau affrontés dans un climat de tension aiguë et en l'absence de toute perspective de déblocage politique.

En fin de journée, le calme était revenu et l'armée avait repris le contrôle du secteur touché par les combats, dans le nord de la ville, appelant les hommes en armes à rentrer chez eux. Une partie des commerces dans le centre de Tripoli, la deuxième ville du Liban, sont restés fermés.

Dimanche, des combats avaient déjà opposé à Tripoli, ville à majorité sunnite, des partisans de la majorité antisyrienne et des Alaouites, un groupe dissident du chiisme loyal au Hezbollah.

Selon les services de sécurité, 61 personnes sont mortes et 198 blessés dans le pays depuis 7 mai.
 


  • 13/05/2008 18:27:55

    avis personel

    Franchement moi je suis libanaise et je vis en France, je suis chrétienne, et ce qui est marrant c'est que les gens me demandent souvent avec quel parti politique je suis, ce qui est courant chez nous le libanais, et lorsque je répond que je suis avec l'opposition menée par le Hezbollah, il s'étonne, ils me disent : < mais tu est chrétienne et tu soutiens le Hezbollah ?> Et je leu répond Oui !!! le Problème actuel au Liban c'est bel et bien et hélas dommage le fait que les musulmans et le Chrétiens ne s'entendent pas, et le pire dans tous ça, c'est non seulement ils ne s'entendent pas mais par exemples il y a des tenssions entre les musulmans chiites et les musulmans sunites ce que je trouve personnellement ABSURDE, et comme aussi des tenssions entre les chrétiens ortodoxe, Maronite ou catoliques, enfin bref tout est un probèleme de RELIGION.... Il ne faut pas chercher trop loin !! mais j'avoue , dommage qu'il y est autant de problèmes sur un térritoire aussi BEAU !!! BHEBAK YA LEBNEN :p w ra7 Terja3 tet3amar ;);) (traduction: je t'aime mon Liban, et ne t'inquiète pas tu te reconstruira !!)

  • 13/05/2008 12:06:08

    Mythologies et Etat de droit

    Une mythologie de la Libération face à Israël. C'est ce qu'incarne très nettement le Hezbollah. Cette mythologie est l'armure du chevalier blanc qui protège le Hezbollah et le rend si populaire auprès de ce que l'on nomme par abus de langage, sans doute, la « rue arabe », dont il faudrait entendre qu'elle procurerait à ce mouvement chiite, armé par Téhéran, une majorité qu'il ne pas eue dans les urnes, le mouvement de la Libération du Cèdre ayant obtenu plus de 56% des suffrages lors des législatives de juin 2006.
    Depuis le statu quo est imposé par la minorité, empêchant de finaliser le processus électoral par la désignation du président de la République.
    Renforcé par une « divine victoire » acquise en 2006 sur les ravages laissés derrière eux par Tsahal qui n'est pas moins mythologique, le mouvement du Hezbollah, auquel s'est rallié le Courant Patriotique dirigé par le Chrétien Michel Aoun, tente après avoir paralysé le fonctionnement institutionnel, de substituer à l'Etat légal, issu des urnes, un Etat fondé sur sa propre mythologie ou, pour reprendre les termes de Michel Pharaon, le ministre des Affaires du Parlement, sa « symbolique ».
    Deux conceptions de l'Etat s'affrontent, presque en termes caricaturaux, aujourd'hui à Beyrouth et cette confrontation a valeur, au delà du Liban, pour l'ensemble du Moyen-Orient. D'un côté, le gouvernement Fouad Siniora est dépositaire de la légalité en vertu de l'Etat de droit et du suffrage, et tente, dans un contexte difficile, de développer et poursuivre la genèse du nouveau Liban, libéré de l'emprise de la Syrie; de l'autre le Hezbollah et l'opposition contrecarrent ce mouvement autant qu'ils le peuvent, afin de « geler », ce qu'ils sont parvenus à faire, l'élan de renaissance nationale et de revenir à l'ancien régime, celui d'avant le lancement de la Révolution du Cèdre.
    Les événements meurtries qui viennent de se produire à Beyrouth comme à Tripoli marquent le passage à une autre phase avec la transgression délibérée du Hezbollah de rompre son engagement de ne jamais retourner les armes contre les Libanais eux-mêmes en engageant le pays dans une épreuve de force, promesse formelle qu'Hassan Nasrallah a renouvelé spécifiquement au leader Michel Aoun, son allié du Courant Patriotique, qui se prévaut d'un « document d'entente » signé avec le Hezbollah aux termes duquel «les événements ne s’étendront pas aux régions chrétiennes à cause précisément de l’adoption du document d’entente ». « L’accord d’entente conclu entre nous et le Hezbollah en 2006 durera ad vitam aeternam », affirme le député de l'opposition, ancien général et partisan de l'indépendance du Liban notoire, dont la position peut sembler d'autant plus paradoxale qu'elle se fonde sur un « accord d'entente » qui, comme tous ceux de ce type, n'engagent, peut-être, que ceux qui y croient et qui n'a, certainement pas, valeur constitutionnelle.
    Reste la question fondamentale: qu'est ce qui fonde une nation? Une Constitution, un état de droit, des institutions? Ou une mythologie liée à un antagonisme séculier à Israël, sur-exalté, et un régime de partis?

  • 13/05/2008 09:52:21

    L'armée, la démocratie, la Hezbollah

    Le commandement de l’armée a publié un communiqué hier annonçant que « la troupe a renforcé ses unités dans les zones sensibles, suite aux incidents qui ont éclaté au cours des derniers jours, notamment à Beyrouth et dans la Montagne ». « L’armée œuvre pour le maintien de la sécurité et de l’ordre, et interdit tout acte sécuritaire et tout déploiement armé. Les unités de la troupe réprimeront toute infraction individuelle ou collective à ces dispositions, conformément à la loi, même si cela implique le recours à la force », a ajouté le communiqué.
    Le commandement de l’armée a précisé que ce plan entrera en vigueur aujourd’hui à 6 heures : « Nous appelons toutes les parties à coopérer avec la troupe, qui est la garante de la sécurité publique », a conclu le communiqué.
    Il faut observer, parallèlement, que le gouvernement 'a toujours pas retiré les deux mesures - réseau télécommunication & révocation du responsable de l'aéroport - à l'origine de la poussée de violence de l'opposition (et surtout du Hezbollah), décisions qui avaient été "suspendues" par le général Sleimane.
    Le chrétien Amine Gemanyel au cours d'une conférence de presse a fait état de la résolution du camp pro-gouvernemental à ne pa tolérer que "le Hezbollah puisse réaliser par les armes ce qu'il n'a pas atteint politiquement".
    « Les masques sont tombés. L’objectif est de renverser le pouvoir et l’équation libanaise, comme si on voulait se venger du Libanais et le ramener des siècles en arrière », a indiqué M. Gemayel. « Nous assurons que nos convictions ne changeront pas, même s’ils prennent cent canons » a-t-il insisté. Et d’ajouter : « Quoi qu’il en soit, personne ne pourra amener son revolver ou son canon à la table du dialogue lorsque celui-ci reprendra. (...) Permettez-moi de dire que nous insistons, préalablement à tout dialogue, pour avoir un engagement personnel, solennel et public de sayyed Nasrallah de ne pas utiliser de nouveau ses armes dans le conflit politique. » Selon lui, le dialogue devrait reprendre « sans tabous ». « Tous les sujets devraient être évoqués, à commencer par les armes du Hezbollah qui a perdu son symbolisme dans cette aventure absurde », a-t-il insisté.
    Selon le ministre aux Affaires du Parlement, Michel Pharaon, l'attentisme de l'armée aux premières violences aurait affecté le consensus qui prévalait autour du général Michel Sleimane comme candidat à a présidence.

    Vidéo

    • SUR LE TERRAIN

      "L'armée ne fait rien" - JM. Quemener, correspondant à Beyrouth 13/05 - 8H

    • Instabilité et affrontements plombent l'économie libanaise

      (Récit : K. Yahiaoui)

    • SUR LE TERRAIN

      "Le Liban cette fois ne sera peut-être pas sauvé par l'étranger." J.M. Quéméner, correspondant FRANCE 24 à Beyrouth (12/05 19H GMT+2)

    • REPORTAGE

      Des dizaines de familles ont fui les affrontements (Reportage AFP / Récit : J. Fanciulli) 12/05/08

    • TENSIONS AU LIBAN : LES INTERNAUTES REAGISSENT

      Sur le Net - 12/05


  • Photos

    • liban-50.jpg

      Liban : les forces en présence


 

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