Le gouvernement annule les mesures contre le Hezbollah
Mercredi 14 mai 2008
A l'issue d'un conseil des ministres, le gouvernement libanais a annulé les mesures prises à l'encontre du Hezbollah, qui étaient à l'origine de la flambée de violences dans le pays depuis une semaine. (Récit : P. Hall et C. Bruneau)
Dossier Vers une sortie de crise au LibanMercredi 14 mai 2008
Par AFPLe gouvernement libanais a annoncé mercredi l'annulation des mesures prises contre le Hezbollah, qui avaient conduit aux pires affrontements intercommunautaires au Liban depuis la fin de la guerre civile dans ce pays en 1990.
"Afin de faciliter les négociations de la délégation de la Ligue arabe et pour préserver l'unité nationale et la sécurité des citoyens, le gouvernement a décidé d'accepter la proposition du chef de l'armée et d'annuler les décisions", a annoncé le ministre de l'Information, Ghazi Aridi, à l'issue d'une réunion du gouvernement.
Le gouvernement avait annoncé le 6 mai son intention d'enquêter sur un réseau parallèle de télécommunications mis en place par le Hezbollah, et avait limogé le directeur de la sécurité de l'aéroport, présenté comme un proche du parti chiite.
Ces deux mesures, après 18 mois de crise politique, avaient déclenché une flambée de violences. Des hommes armés de l'opposition chiite avaient pris d'assaut l'ouest de Beyrouth, défendu par des partisans sunnites du gouvernement.
Après deux jours de combats, l'armée avait gelé le 10 mai les mesures gouvernementales et les hommes armés s'étaient retirés des rues.
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REACTION
"Ils demandent à Saad Hariri et Walid Joumblatt de permettre le retour du régime syrien au Liban." Saad Hariri, leader de la majorité parlementaire antisyrienne au Liban
Vidéo
Pour aller plus loin
Pour aller plus loin


15/05/2008 13:22:15 Signaler un abus
Tous les parties possedent des armes au Liban !
Par Anonyme -
cette "petite" guerre civile a bien montre que tous les parties politiques possedent des armes au Liban et non seulement le Hezbollah. Bien sur, ils n'ont pas les memes armes que les hezbollah mais les combats qui se sont deroules surtout dans la montagne ont revele l'existence de depots d'armes ... et d'apres ce que j'ai entendu a la tele, l'armee est au courant de ces depots !
La je pose un tres grand point d'interrogation !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
15/05/2008 11:15:17 Signaler un abus
mensonge !
Par Anonyme -
par rapport à la video de saad harriri, vous aurez quand meme pu mettre la partie ou il a osé dire qu ils n ont pas d armes et que ce qui prenne les armes sont des voyous ! heureusement qu il y a eu des preuves televisé sur la possesion d armes par son partie et des actes de vandalismes, brutailté et criminalité fait de un par la milice de son partie et de deux par des hommes entrainés, armés et payé ( salaire) par lui meme comme a nahr el bared. que se soit lui ou walid joumblat, menteur et en plus sans scrupule !!
15/05/2008 10:16:54 Signaler un abus
Les serrures
Par Daniel Ciccia -
Selon toute apparence, la Ligue arabe, par sa médiation, est parvenue à établir les conditions d'un accord qui se traduirait, dès aujourd'hui, par la levée des barrages routiers et la réouverture de l'aéroport de Beyrouth. Le gouvernement Siniora, pour sa part, a annulé ses deux décisions, considérées par l'opposition, comme un casus belli - enquête sur le réseau de télécommunications du Hezbollah et sur le contrôle de l'aéroport par un officier chiite - dans un souci d'apaisement.
La situation qui ressort de la médiation a été célébrée par les militants du Hezbollah comme une victoire, hier soir, saluée par des tirs d'armes automatiques qui, selon ce qui en est relaté, ont effrayé la population, ramène-t-elle pour autant au statu quo qui prévalait avant la poussée de fièvre?
Rien n'est moins sûr.
Les militants du Hezbollah ont beau jeu d'y voir une victoire. Elle est loin de leur être acquise. En effet, à la différence de la "divine victoire" de l'été 2006, la tentative de coup d'Etat du Hezbollah a buté, plus qu'on n'est généralement enclin le croire, sur la réalité libanaise, au point que désormais, « du côté de la majorité, on a plaidé pour un élargissement du dialogue à la question des armes du Hezbollah, sinon à l’ensemble des rapports entre ce parti et l’État ».
Les clefs qui, dans le trousseau iranien et syrien, permettaient jusque là de bloquer tout processus, d'attenter en toute impunité à la souveraineté du Liban, se sont révélées moins efficientes que prévu sur les fondements de la Nation, qui sortent fragiles certes mais renforcées, en dépit des violences, des dégâts et des morts.
Bien sûr, les avertissements très explicites de l'Arabie Saoudite en direction de l'Iran, et dans une moindre mesure à l'adresse de la Syrie, le déploiement au large du Liban de l'USS Cole, constituent des arguments suffisamment solides pour manifester la ligne rouge à ne pas - plus -franchir. Mais, plus encore, c'est la réaction des Libanais de la rue, eux-mêmes, qui se sont refusés dans leur grande majorité à céder au coup d'Etat.
La nation libanaise a peut-être changé, en quelques années, les serrures comme le font, généralement, tous ceux qui ont eu un jour à subir cambriolage et intrusions intempestives.
Bien sûr, l'Iran et la Syrie sont à même de considérer que le serrurier est « étranger » et, pour reprendre la formulation du ministre des Affaires Etrangères Iranien, pour qui « l'Iran est le seul pays qui ne s'ingère pas dans les affaires libanaises », mais de tels arguments dialectiques ne trompent pas les personnes lucides.
Le mouvement d'Hassan Nasrallah a rencontré ici sa limite. En dépit de sa faiblesse, le gouvernement régulier n'a pas été renversé. Il a enregistré un certain nombre de soutiens et de solidarités internes et externes, et n'a pas subi de nouvelles défections, particulièrement celle de l'armée qui a su préserver, d'une certaine manière, l'essentiel, ce qui est à mettre au crédit du général Sleimane.
Il est à noter que la capacité militaire de l'armée est en cours de renforcement « accéléré », conformément indique-t-on du côté du département d'Etat, au calendrier prévu, « afin que l'armée libanaise puisse préserver la paix et la stabilité, et protéger la population », selon un communiqué de l’ambassade américaine.
Les clés qui étaient toujours à rechercher à l'extérieur du Liban et qui jusqu'à présent fonctionnaient ne fonctionnent pas tout à fait aussi bien.
C'est, déjà, une première satisfaction.
Les Libanais qui s'étaient préparés au pire en engrangeant dans leurs placards quantité de denrées non périssable, au point que les autorités ont réalisé une communication en déclarant que les stocks étaient suffisants pour assurer la continuité alimentaire, vont peut-être l'éviter.
C'est la première justice qui leur est due, même si personne – et sans doute pas le Hezbollah – ne tirera des rafales pour la célébrer.
A l'issue de la médiation arabe, l'ONU délibèrera sur ce qui vient de se produire.
14/05/2008 00:09:30 Signaler un abus
La fin du Liban
Par Anonyme -
Et voila ,plus aucun gouvernement n'osera prendre et ou meme oser poser une question au hizbollah
Juste une question pour les pro hizbollah,A quoi sert une resistance si il ny a plus de pays ?