Dimanche 20 juillet 2008

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BIRMANIE - REPORTAGE

L'ONU exhorte la junte birmane à accepter l'aide internationale

Mercredi 14 mai 2008

Ban Ki-moon va envoyer son émissaire John Holmes en Birmanie pour tenter de convaincre la junte d'ouvrir le pays à l'aide internationale. Nos envoyés spéciaux ont rencontré des rescapés. (Reportage : C. Payen, S. Kane)

Mercredi 14 mai 2008

Les Nations unies ont revu mercredi à la hausse le nombre de Birmans "gravement affectés" par le passage du cyclone Nargis, estimant qu'entre 1,6 et 2,5 millions de personnes ont besoin aujourd'hui une assistance. La précédente estimation de l'Onu faisait état d'au moins 1,5 million de Birmans durement touchés par la catastrophe.
 
John Holmes, secrétaire général adjoint de l'Onu chargé des affaires humanitaires, a réitéré son appel à la junte militaire  pour qu'elle lève le plus vite possible l'ensemble des restrictions pensant sur l'acheminement de l'aide internationale.
 
"Nous avons constaté un ou deux petits signes de progrès dans certaines régions", a dit le responsable de l'Onu, ajoutan que l'aide humanitaire n'était "en aucun cas à la hauteur de la tâche". Interrogé sur d'éventuels largages aériens afin de contourner le refus des autorités birmanes de laisser circuler l'aide librement à travers le pays, Holmes a répondu qu'il n'excluait pas cette solution.
 
"C'est quelque chose qui pourrait être envisagé", a-t-il affirmé, ajoutant que si les équipes logistiques étrangères devaient être bloquées à la frontière plus longtemps, il faudrait que "quelqu'un se penche sur cette question.
 
Holmes a par ailleurs mis en garde la communauté internationale contre le risque d'épidémies comme le choléra, le paludisme ou encore la rougeole en raison de la dégradation des conditions sanitaires dans certaines zones sinistrées.

 

L'Onu suspecte la junte birmane de détourner l'aide

 

Les Nations Unies sont préoccupées par le possible détournement de l'aide d'urgence aux sinistrés du cyclone Nargis en Birmanie, a déclaré Michèle Montas, porte-parole du secrétaire général, Ban Ki-moon.
   
"Cette préoccupation existe", a déclaré Mme Montas interrogée mardi soir  sur le fait de savoir si l'ONU craignait que l'aide de la communauté internationale soit  détournée au détriment des victimes du cyclone.
   
"Nous n'avons pas d'informations indépendantes sur l'attribution de certaines portions de l'aide à d'autres secteurs en dehors des victimes", a-t-elle indiqué dans une conférence de presse.
   
"C'est un fait qu'un très petit pourcentage des victimes jusqu'à présent a reçu de l'aide, mais d'hier à aujourd'hui, d'après ce que je lis, on voit que la situation s'est améliorée au niveau de la distribution", a-t-elle ajouté.
   
Des responsables de l'ONU, dont le secrétaire général Ban Ki-moon, ont exprimé leur crainte que la Birmanie affronte "une deuxième catastrophe" après le passage du cyclone, qui a dévasté plusieurs régions méridionales de la Birmanie les 2 et 3 mai, faisant plus de 62.000 morts et disparus, ainsi que quelque deux millions de sinistrés.
   
"Si davantage d'aide n'entre pas dans le pays très rapidement", le risque sera grand de voir surgir des épidémies de maladies infectieuses qui aggraveraient encore la situation, a averti lundi M. Ban.
   
"Nous en sommes à un point critique", a-t-il dit, faisant une allusion voilée au fait que la junte militaire a semblé se soucier davantage de la tenue du référendum constitutionnel qui s'est déroulé samedi dans une partie du pays, que d'organiser les secours à grande échelle exigés par la catastrophe.
   
Pour l'instant, le Programme alimentaire mondial (Pam) n'est parvenu à apporter des vivres qu'à 70.000 personnes  dans les zones affectées.

 


  • 15/05/2008 08:26:33

    Esprit prétorien

    Les élements de la nature, décidément, se vengent sur les humains avec de plus en plus de brutalité et d'imprévisibilité. En dépit des dépenses en progrès techniques et technologiques pour prévenir de tel risques. Qu'à cela tienne, personne n'est à l'abri d'une telle démonstration de force, et comme par imprévisibilité ou supertition ce sont les populations les plus démunis qui en subissent les conséquences, vogue la galère.

    Que le déchainement des élements de la nature est sujet à confrontation sur la responsabilité des être humains sur les causes est compréhensible jusqu'à le raisonnable. Mais là où l'incompréhension demeure, c'est tout de même l'impossibilité des aides humanitaires de parvenir et d'être distribuées aux victimes de ces ravages.

    Comment comprendre qu'un pays comme la Birmanie dirigée par une junte militaire à l'esprit prétorien, refusant que les ONG, venant pour la plupart des pays riches, sont interdits de visas. Or cela fait des années que ces mêmes pays riches ferment les yeux et font preuves d'indifférence sur les agissements de la junte militaire qui s'est accaparait du pouvoir de manière sanglante.

    Ceci est un Etat de fait qui in fine se retourne contre cela même qui laissent des Etat, existant ou virtuel, se faire diriger par des pouvoirs dictatorials, militariste et arbitraire. Cela pour dire qu'en toute circonstance et quelle que soit la cause d'un ravage humain, ce sont les peuples qui sont fait prisonniés et exposés aux conséquences.

  • 14/05/2008 18:30:20

    l'aide Birmane

    Je suis complètement écoeurée de la réaction du régime politique birman. Les Chefs birmans doivent avant tout s'occuper de leur population quelquelle soit. Il faut changer de système politique birman et que les aides extérieures soient acceptées par la population et les Chefs pour éviter les épidémies et autres maladies... d'une manière générale une aide ne se refuse pas.

  • 14/05/2008 17:57:12

    je me demande ....

    je me demande souvent pourquoi n'y a eu aucune intervention militaire en Birmanie comme le cas de l'Iraq et de l'Afghanistan, vraiment la junte depasse toutes limites, la grande preuve c'es la tenue du referendum malgré la catastrophe.

  • 14/05/2008 17:19:23

    le gourou du chancre qui pense être le chef de l'état Birman

    Le gourou n'a pas fait son boulot en oubliant de dévoiler à son saigneur et maître qu'il ne lui restait que peu de temps à vivre

    Vidéo

    • SUR LE TERRAIN

      "La gestion désastreuse du cyclone est une catastrophe dans la catastrophe" Cyril Payen, à la frontière entre la Thaïlande et la Birmanie - 15/05 06:00 GMT+2

    • REPORTAGE

      A bord du Mistral, bâtiment de guerre français présent dans le Golfe de Bengale, prêt à intervenir en Birmanie (Reportage C. Henry, 14/05)

    • SUR LE TERRAIN

      "Ce n'est pas une alerte au cyclone, mais bien un avis de tempête", A. Boussat, envoyée spéciale en Birmanie (14/05 à 16H GMT+2)

    • SUR LE TERRAIN

      "Certains birmans pensent que paradoxalement le cyclone et la catastrophe vont peut-être ouvrir une fenêtre humanitaire sur le pays". R. Favre, correspondant RFI/FRANCE 24 (13/05 16H GMT+2)

    • SUR LE TERRAIN

      "On commence à se demander si les militaires birmans n'ont pas quelque chose à cacher", C. Payen, envoyé spécial sur la frontière thaïlando-birmane (14/05 16H00 GMT+2)

    • REACTION

      "L'attitude de la junte birmane conduit à aggraver cette crise." Rama Yade, secrétaire d'Etat au Droits de l'Homme (Paris 13/05 20H GMT+2)

    • SUR LE TERRAIN

      "Il y a beaucoup de rumeurs d'invasions américaines" C. Payen, se trouve sur la frontière entre la Birmanie et la Thaïlande 13/05

    • REPORTAGE

      Exclusif - A Mae Sot, avec les Marines qui se préparent à intervenir (Reportage : C. Payen et S. Kane) 11/05/08

    • SUR LE TERRAIN

      "L'aide paraît essentiellement Birmane" - A. Boussat, envoyée spéciale en Birmanie 13/05


 

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