14 mai 2008 - 02H23
- Barack Obama - États-Unis - Hillary Clinton

Pour Clinton, "la course n'est pas encore finie"
L'ex-First Lady, victorieuse en Virginie occidentale, refuse de concéder la victoire à son rival Barack Obama, qui possède toujours une confortable avance dans la course à l'investiture démocrate. (Correspondance : G. Meyer)

Retrouvez aussi notre dossier spécial sur la course à la Maison Blanche.

Hillary Clinton, fidèle à sa réputation de femme qui ne renonce jamais, est sortie requinquée mardi après sa victoire en Virginie-Occidentale, réaffirmant vouloir rester dans la course à la présidentielle américaine, même si mathématiquement Barack Obama est favori.
   
Les résultats partiels de la primaire dans cet Etat rural de l'est en vue de l'investiture démocrate donnaient en début de soirée la victoire à Mme Clinton par 59% des voix contre 34% pour M. Obama.
   
"La course n'est pas encore finie", a-t-elle lancé à l'annonce des premiers résultats. "Il y en avait qui voulaient que la course se termine là. Ils disaient "abandonne", "c'est trop dur", "la montagne est trop haute" (...) Mais dans la Bible, nous savons que la foi déplace des montagnes", a ajouté la sénatrice de 60 ans.
   
Les médias ont pourtant déjà décrété sa défaite et la victoire écrasante de mardi ne change guère la donne mathématique qui laisse Obama favori. Des élus démocrates se sont mis à parler de son rival comme du "candidat présumé" pour la présidentielle américaine de novembre.
   
Mais mardi soir, Hillary Clinton a balayé les critiques: "après la formidable victoire de ce soir (...), il est clair que les experts avaient tout faux en déclarant que la course était terminée", a-t-elle estimé dans un message électronique diffusé par sa campagne.
   
"Je ne vais pas vous laisser tomber", a-t-elle continué.
   
Aujourd'hui, elle joue sa survie politique et fait de son mieux pour faire bonne figure avant les six dernières primaires démocrates.
   
Cette sénatrice accomplie, qui est aussi l'épouse humiliée de l'ex-président Bill Clinton et une figure honnie de la droite conservatrice, a axé sa campagne sur ses compétences et son expérience pour battre son rival.
   
La campagne présidentielle avait longtemps eu l'allure d'un sacre annoncé pour l'ex-Première dame (1993-2001), venue à la politique avec la contestation de la guerre du Vietnam. Ses campagnes sénatoriales dans l'Etat de New York en 2000 et 2006 étaient apparues comme des rodages.
   
C'était sans compter avec la vague Obama.
   
D'une ténacité qui suscite l'admiration jusque parmi ses adversaires, elle a réitéré sa promesse de se battre jusqu'à la fin du processus des primaires le 3 juin. Mais la bataille sera difficile et la candidate est endettée à hauteur de 20 millions de dollars.
   
En janvier, certains avaient prédit son abandon prématuré, à la suite de sa lourde défaite lors de la première consultation démocrate, en Iowa (centre), où elle s'était placée 3e, loin derrière Barack Obama.
   
Cinq jours plus tard, elle avait fait mentir tous les sondages en s'imposant sur le fil au New Hampshire (nord-est).
   
En mars, après avoir essuyé onze défaites successives, Mme Clinton a trouvé l'énergie et le message qui lui ont permis de s'imposer en Ohio et au Texas.
   
Après sa défaite cinglante en Caroline du Nord et sa victoire étriquée dans l'Indiana, le retard accumulé semble impossible à rattraper, mais mardi la large victoire de l'Etat rural et blanc de Virginie-Occidentale lui redonne de l'énergie, alors qu'il reste cinq primaires.
   
Mardi soir, Mme Clinton s'est en tout cas gardée de critiquer son rival, affirmant même qu'elle "l'admirait profondément".
   
Née dans une famille de protestants méthodistes le 26 octobre 1947 à Chicago (Illinois, nord), Hillary Rodham Clinton est une avocate brillante, mère d'une femme d'affaires de 27 ans, Chelsea.
   
En 2002, elle avait voté au Sénat en faveur de la guerre en Irak, une "erreur de jugement" que Barack Obama lui reproche inlassablement. Mais son mandat de sénatrice en a aussi fait une des principales porte-parole de l'opposition à l'administration Bush.

Commentaires

Les jeux sont faits ...

Et malgre cela, le Senateur de l'Illinois Barack Obama a ete endorse par 5 autres super-delegues aujourd'hui-meme, dont 3 membres eminents de la SEC. A quelque jours de la fin de cette campagne primaire, il bat Hillary sur tous les plans et toute mesures: Nombre d'etats gagnes (2 fois plus), nombre de delegues elus (+ 167), nombre de super-delegues (+34), nombre de vote populaire (+750,000), sans compter le fait que ces coffre-forts continue d'etre bourres par ses supporters a pres de $ 1million par jour.

Game - Set - Match.

Clinton wins, but does anybody (democrat) care?

Franchement j'apprécie le caractère pugnace d'une personne et particulièrement en ce qui concerne la Senatrice Clinton. D'après les analyses les plus optimistes en sa faveur (NY times,....), elle ne pourrait combler son avance en termes du vote populaire et de pledged delegates (délégués assermentés) sur Barack OBAMA, lequel d'ailleurs a pris l'ascendant sur elle pour ce qui concerne les superdelegates. Alors je me pose la question: pourquoi est-elle toujours en course quand on sait que toute opportunité de gagner est exclue pour elle? Egalement pourquoi continuer lorsque à raison cela fait les affaires du camp républicain qui savoure tout simplement.
Alors pour peu qu'elle souhaite une victoire démocrate aux élections de Novembre prochain elle devrait se retirer de la course et endorser Barack OBAMA.
Les êtres humains sont dits intelligents parce qu'ils savent utiliser cette intelligence là

l'avenir ne se limite pas à aujourd'hui

Hillary devrait se retirer de la course au lieu de s'endetter d'avantage. La victoire est d'ore et déjà assurée pour Obama. Elle est certes une bonne candidate, mais joue sur la psychologie des américains.

Les jeux sont fait malgré la victoire de Clintion

Hillary à gagné en virginie ce n'est qu'une bataille elle a dejà perdu la guerre.

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