Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

DÉBAT

Hollande face à la presse : le chef de l'État a tenu sa conférence semestrielle

En savoir plus

CAP AMÉRIQUES

La stratégie des États-Unis face à l'organisation de l'EI

En savoir plus

FOCUS

Thaïlande : le business lucratif des mères porteuses

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Niki de Saint-Phalle, une "nana" militante et engagée

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

Les incertitudes économiques d'une Écosse indépendante

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"DDay"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Kilt ou double"

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Ebola : une volontaire française de MSF contaminée

En savoir plus

SUR LE NET

Iran : les jeunes internautes contournent la censure

En savoir plus

  • Frappes en Irak, croissance, Europe : les principales annonces de Hollande

    En savoir plus

  • Alex Salmond, le visage d'une Écosse qui rêve d'indépendance

    En savoir plus

  • L'Australie, une cible de choix pour l'organisation de l'EI ?

    En savoir plus

  • Yacine Brahimi, la pépite algérienne révélée par Porto

    En savoir plus

  • Thaïlande : le business lucratif des mères porteuses

    En savoir plus

  • Belgique : l'euthanasie d'un violeur inquiète les partisans de la mort assistée

    En savoir plus

  • Livraison d'armes aux rebelles syriens : le Congrès américain doit se prononcer

    En savoir plus

  • Vladimir Evtouchenkov, le nouvel oligarque dans le viseur du Kremlin

    En savoir plus

  • Parcours sans-faute des Bleues vers le Mondial-2015

    En savoir plus

  • Une star de la Silicon Valley rachète le château de Pommard

    En savoir plus

  • Peu importe l’issue du référendum, "l’Écosse ne sera plus jamais la même"

    En savoir plus

  • Le sulfureux maire de Toronto atteint d'un cancer rare et agressif

    En savoir plus

  • "Hollande renvoie l’image de quelqu’un de trop optimiste"

    En savoir plus

  • L'Australie déjoue des meurtres projetés par l'État islamique

    En savoir plus

  • Ebola : la Française contaminée bientôt rapatriée à Paris

    En savoir plus

Commémorations de la "Nakba" dans le monde arabe

Dernière modification : 16/05/2008

Alors que les Israéliens célèbrent le 60e anniversaire de leur Etat, des commémorations ont lieu à Gaza, Damas ou Beyrouth, en souvenir de la "Nakba", la "catastrophe" que fut pour les Palestiniens la création d'Israël. (Récit : M. Amellal)

Les Palestiniens des territoires ont commémoré jeudi le 60e anniversaire de la "Nakba" – littéralement "catastrophe" –, un évènement qui marque, à leurs yeux, l’expulsion de milliers des leurs de Palestine lors de la création de l’Etat d’Israël.

Selon un rituel vieux de plusieurs décennies, des marches ont été organisées en Cisjordanie et dans la bande de Gaza. Quasiment au même moment à Jérusalem, des personnalités étrangères, dont le président américain George W. Bush, se joignaient aux Israéliens pour célébrer le 60e anniversaire la création de l’Etat hébreu.

Au fil des années, la Nakba est devenue l’une des références du calendrier commémoratif des Palestiniens. Datée du lendemain de la proclamation de l’Etat d’Israël par David Ben Gourion le 14 mai 1948, elle signifie la perte de la "Palestine historique".

 

5 millions de réfugiés

Quelque 760 000 palestiniens ont été poussés à l’exode au lendemain de la création de l’Etat d’Israël, selon les historiens. Par vagues successives, ils se sont installés dans les pays arabes voisins : Jordanie, Egypte, Liban et Syrie. Sous l’effet d’une démographie galopante – un des taux de natalité les plus élevés au monde –, cette diaspora atteint aujourd’hui les 5 millions de personnes.

Des milliers de Palestiniens se sont donnés rendez-vous en Cisjordanie et à Gaza pour revisiter une page  d'histoire aux allures de "catastrophe". La plus grande manifestation s’est déroulée à Ramallah, la principale ville de Cisjordanie, qui abrite le siège de l’Autorité palestinienne.

Les manifestants se sont d’abord recueillis sur la tombe de Yasser Arafat, le fondateur de l'Organisation de Libération de la Palestine (OLP), décédé en décembre 2004. Ils ont rallié par la suite Al Manara, la principale place de la ville, pour un meeting animé par le président de l’Autorité palestinienne.

Abbas : la solution passe par un Etat palestinien


Mahmoud Abbas a rappelé le contexte de cette date, devenue, à force de commémoration, un évènement constitutif de l’imaginaire palestinien. "Soixante ans ont passé depuis la Nakba de notre peuple, lorsque des centaines de milliers de Palestiniens ont été déracinés de leur patrie, leurs maisons et leurs terres, et poussés à l’exode. Aujourd’hui, ils sont des millions", a-t-il dit.

S’en tenant à sa ligne de conduite antérieure, le chef de l’Autorité palestinienne a confirmé son intention de poursuivre les négociations avec Israël en vue d’aboutir à un accord sur la création d’un Etat palestinien. Longtemps bloqués, les pourparlers israélo-palestiniens ont repris en novembre dernier aux Etats-Unis sous les auspices du président américain George W. Bush.

Sans faire allusion au problème des refugiés palestiniens – Israël refuse d’entendre parler de leur retour –, Mahmoud Abbas a répété que la solution du problème israélo-palestinien passait par la mise sur pied d’un Etat palestinien : "La sécurité d’Israël est tributaire de notre indépendance et de notre sécurité. Seule la fin de l’occupation est susceptible d’apporter la sécurité."

Bush et "l'ennemi sioniste" conspués à Gaza

Moins nombreux qu’en Cisjordanie, les manifestants de la bande de Gaza – sous domination du Hamas – ont défilé sous la bannière du mouvement islamiste. Enflammé, à l’instar des précédents, le meeting a été marqué par des attaques contre Israël et les Etats-Unis.

"Nous disons à Bush : retourne chez toi car ni toi ni l’ennemi sioniste n’avez votre place chez nous", a déclaré le chef du Hamas, Fathi Hammad. Au même moment, depuis Jérusalem, George W. Bush prônait "fermeté" et force face aux auteurs de violences.

L'année 2008 voit la première commémoration depuis la crise de l’été dernier dans la bande de Gaza entre l’Autorité palestinienne et le mouvement islamiste Hamas.

Qualifiés de "guerre civile" par la presse et les observateurs étrangers, des affrontements sanglants avaient opposé les partisans du Hamas à ceux de l’Autorité palestinienne. Cette crise inter-palestinienne sans précédent s’est traduite par le limogeage du gouvernement de Ismaël Haniyeh et une rupture de fait entre la bande de Gaza – dominé par le Hamas – et la Cisjordanie.

Première publication : 15/05/2008

COMMENTAIRE(S)