HARARE - La principale formation de l'opposition, le MDC, s'est prononcée jeudi contre un report du second tour de l'élection présidentielle décidé par le gouvernement du président Robert Mugabe et a demandé une réunion d'urgence des pays d'Afrique australe pour évoquer la crise au Zimbabwe.
Mercredi, la commission électorale (Zec) avait annoncé un retard, peut-être jusqu'à la fin juillet, dans la tenue du scrutin censé départager le vainqueur du premier tour disputé le 29 mars, Morgan Tsvangirai, candidat du Mouvement pour le changement démocratique, et le chef de l'Etat sortant, 84 ans dont 28 au pouvoir.
"Nous sommes révoltés devant tant de mépris à l'égard des lois du Zimbabwe et de la volonté de son peuple", a déclaré en Afrique du Sud le secrétaire général du MDC, Tendai Biti.
Pour ce dernier, le report du second tour est illégal et constitue un stratagème de la part de la Zanu-PF au pouvoir pour gagner du temps.
Le MDC insiste pour que la consultation ait lieu, conformément à la loi, d'ici le 23 mai, soit dans les 21 jours suivant la publication, le 2 mai, des résultats du scrutin du 29 mars.
Selon les résultats officiels, Tsvangirai est arrivé en tête, sans toutefois atteindre la majorité absolue.
Jeudi soir, la télévision publique a annoncé que la Zec ferait connaître d'ici vendredi en fin de journée la date du second tour.
Cette semaine, la Communauté pour le développement de l'Afrique australe (SADC), qui enverra des observateurs lors des élections, a estimé que le climat politique prévalant au Zimbawbe ne permettait toujours pas la tenue d'un second tour dans des conditions de liberté et de sécurité.
D'autre part, le MDC a annoncé que la police avait interdit la première réunion électorale que devait tenir dimanche Tsvangirai.
"On nous a écrit pour nous prévenir que la réunion ne pouvait pas avoir lieu. Aucune raison n'est abancée", a déclaré Nelson Chamisa, porte-parole du MDC, qui a précisé que les avocats du parti tentaient d'obtenir en référé que la police revienne sur son interdiction.















Commentaires
Réagir à cet article