LIBAN - QATAR
Majorité et opposition libanaises réunies à Doha
Samedi 17 mai 2008
Les différents leaders politiques libanais ont entamé samedi une réunion à huis clos à Doha, au Qatar, pour tenter de désamorcer la crise qui ronge le Liban depuis novembre 2007. (Correspondance J.-M. Quemener)
Dossier Vers une sortie de crise au LibanSamedi 17 mai 2008
Par France 24 avec agencesAprès des jours d’affrontements violents qui ont causé la mort d’au moins 65 personnes, les principaux leaders politiques libanais ont entamé samedi dans la capitale du Qatar, Doha, des négociations en vue d’aboutir à un accord qui puisse sortir le pays de sa crise actuelle.
Ces négociations sont le fruit de la médiation d’une délégation ministérielle de la Ligue arabe.
A l’arrivée des différents protagonistes représentant les divers groupes ethniques - chiites prosyriens comme le Hezbollah ou leurs rivaux sunnites et druzes – à Doha, l’espoir de parvenir à un accord était grand.
"La rencontre d’avant-hier (jeudi) a été un énorme pas en avant, analyse le journaliste Samir Tueni, du quotidian libanais Al Nahar (Le jour). Il ne reste plus qu’à espérer d’autres avancées à Doha."
Menée par le Premier ministre qatari, le cheikh Hamad ben Jassim ben Jabr al-Thani, la délégation de la Ligue arabe a obtenu du gouvernement libanais d’annuler les décisions prises à l’encontre des militants du Hezbollah, occupant des postes importants à l’aéroport international de Beyrouth, et qui sont à l’origine des derniers événements sanglants.
Le gouvernement concède, le Hezbollah applaudit
Le gouvernement a donc dû fermer les yeux sur le réseau de télécommunications installé par le Hezbollah dans Beyrouth. Il a aussi rétabli les deux militants du parti islamiste dans leurs fonctions.
Mais, si l’accord trouvé sous l’égide la Ligue arabe a mis fin aux violences – les pires que le Liban ait connues depuis la guerre civile entre 1975 et 1900 – il n’a pas pu régler l’ensemble des différends générés par la fin de mandat du président Lahoud en novembre 2007.
Déjà en octobre 2006, les ministres du Hezbollah du gouvernement d’union nationale avaient démissionné, réclamant davantage de pouvoir.
La grave crise politique que vit le Liban, ce pays multiconfessionnel coincé entre la Syrie et Israël, suscite de larges inquiétudes de la communauté internationale.
Washington accuse, Ryad menace
Washington a accusé la Syrie et l’Iran, les deux parrains du Hezbollah, d’être derrière les violences. De son côté, l’Arabie saoudite, solide soutien de la coalition antisyrienne, a mis en garde contre les effets que pourraient produire la campagne du Hezbollah sur les relations entre l’Iran et les Etats arabes.
“Nous n’avons jamais été si près ces sept derniers mois, d’élire d’un nouveau président, note Tueni, mais cela ne veut pas dire que nous aurons vraiment un président. "
Les deux parties, anti et prosyriens, ont donné leur accord pour l’élection au poste de président du chef des armées, le général Michel Sleiman, un maronite chrétien et une des rares figures consensuelles du Liban.
Mais, à y voir de plus près, cette convergence peut buter sur une autre question, non moins problématique : l’élection du président doit-elle ou non précéder les discussions sur le nouveau gouvernement et les élections parlementaires.
-
SUR LE TERRAIN
"L'accord représente la liberté ici avec la réouverture de l'aéroport" - J.-M. Quémener, correspondant à Beyrouth (16/05 00H GMT+2)

17/05/2008 13:38:31 Signaler un abus
profiter de l opportunite
Par sergio
l opposition doit comprendre que les temps on change il faut se conformer a la loi du pays ,elle ne peut plus se comporter comme ainsi,le liban est un pays souverain, il y a toutes les confessions religieuses et le hezbollah ne doit pas avoir un reseau parallele de communication ce sont des libanais comme les autres et la loi c est pour tout le monde.