19 mai 2008 - 02H47
- Attentat du Marriott - Pays basque

Attentat attribué à l'ETA au Pays Basque espagnol
L'attentat, qui a eu lieu à proximité de Bilbao, n'a pas fait de victime. Un appel téléphonique de l'organisation indépendantiste ETA avait précédé l'explosion.

Une camionnette piégée a explosé dans la nuit de dimanche à lundi dans la ville basque de Getxo (nord de l'Espagne), après un appel téléphonique du groupe indépendantiste basque armé ETA, a annoncé la radio publique RNE, qui n'a pas fait état de victimes.
  
La bombe a explosé sur le front de mer de la ville côtière de Getxo, située à proximité de Bilbao, à 00H50 (22H50 GMT), causant des dommages "significatifs" aux immeubles alentour, a précisé la radio.
  
L'explosion a été précédée, près d'une heure avant, par une alerte téléphonique au service d'assistance routière basque (DYA) d'un correspondant anonyme avertissant qu'une camionnette piégée allait exploser, a ajouté RNE citant des responsables locaux.
  
La police a alors bouclé cette zone résidentielle et a fait évacuer les logements situés à proximité du véhicule suspect. Les services de police fouillaient les environs à la recherche d'autres engins explosifs.
  
Selon la télévision publique TVE, l'explosion a été entendue à des kilomètres.
  
Les appels à la DYA sont traditionnellement utilisés par l'ETA pour avertir de l'imminence d'une explosion dans le Pays Basque.
  
Un attentat similaire a eu lieu mercredi tuant un garde civil et blessant quatre autres de ses collègues. Une fourgonnette piégée visant une caserne de Legutiano, au Pays Basque (nord), avait explosé, suscitant une condamnation unanime de la classe politique en Espagne.
  
L'ETA voulait "commettre un massacre", a affirmé le ministre de l'Intérieur Alfredo Perez Rubalcaba, soulignant le caractère "particulièrement ignoble" de cet attentat de "nature indiscriminée", qui visait mercredi une caserne où dormaient 29 personnes, dont cinq enfants.
  
L'attentat, qui n'a pas été revendiqué, est unanimement attribué à l'organisation séparatiste basque armée ETA.
  
La presse espagnole estimait jeudi que l'ETA était parvenue à reconstituer une force de frappe après la trêve qu'elle a observé entre mars et décembre 2006 (formellement rompue en juin 2007), et qu'elle s'appuyait désormais sur une solide infrastructure.
  
L'ETA, dont le symbole est une hache entrelacée d'un serpent, est tenue pour responsable de la mort de plus de 820 personnes (ce chiffre ne prend pas en compte l'attentat de mercredi) en 40 ans de lutte armée contre l'Etat espagnol.
  
L'ETA (Euskadi Ta Askatasuna, Patrie basque et Liberté), figure depuis 2001 sur la liste européenne des organisations terroristes.
 

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