Au moins 13 personnes ont été tuées dimanche dans un attentat-suicide dans la localité de Mardan (nord-ouest), a annoncé un ministre pakistanais, revoyant à la hausse un précédent bilan de cinq morts.
"Au moins 13 personnes sont mortes et beaucoup d'autres ont été blessées", a déclaré Bashir Bilour, ministre de la Province du Nord-Ouest.
L'explosion s'est produite devant une boulangerie, près d'une base militaire, dans un secteur qui a subi plusieurs attaques attribuées aux talibans au cours des derniers mois.
Un responsable de la police, Tahir Khan, a indiqué que 19 personnes avaient été blessées dans l'explosion.
"Il semble qu'il s'agisse d'une attaque-suicide. Nous pensons que le porteur de la bombe est venu à pied jusqu'à la boulangerie", a-t-il déclaré à l'AFP.
Quatre membres des forces armées figurent parmi les victimes, selon lui.
Un médecin de l'hôpital, Muh Tasim Khan, a indiqué que six corps avaient été amenés et qu'une vingtaine de personnes avaient été blessées.
Selon M. Bilour, l'attentat pourrait avoir eu pour objectif de compromettre les pourparlers de paix dans les régions tribales frontalières de l'Afghanistan entre les rebelles talibans et le gouvernement pakistanais.
Ces négociations avaient permis une relative accalmie des attaques après une série d'attentats ayant fait quelque 1.000 morts dans le pays l'an passé.
"Il pourrait s'agir d'une tentative de compromettre les pourparlers de paix ou d'une réaction à Damadola", a déclaré le ministre, faisant allusion à l'attaque aux missiles attribuée aux forces de la coalition déployées en Afghanistan qui a fait au moins 12 morts le 14 mai dans ce village des zones tribales du nord-ouest.
L'explosion a eu lieu près du centre des régiments du Penjab, qui abrite les troupes impliquées dans les opérations contre les militants des régions tribales frontalières de l'Afghanistan.
Cette attaque survient en dépit de récents progrès dans les pourparlers entre les rebelles talibans et le nouveau gouvernement de coalition, arrivé au pouvoir en mars après avoir défait les alliés du président Pervez Musharraf.
Le 25 avril dernier, dans cette même ville de Mardan, un attentat à la voiture piégée avait visé un commissariat de police, tuant quatre personnes et en blessant trente. Les talibans avaient revendiqué l'attaque et déclaré qu'il s'agissait de représailles après la mort d'un de leurs dirigeants, tué par la police.
Plus tôt dimanche, un groupe de 40 militants pro-talibans avaient envahi la maison d'un parlementaire, Shaukatullah Khan, dans la zone tribale de Bajaur.
Accusant ce responsable de corruption, ces hommes armés avaient pris en otages des membres de sa famille et ses domestiques, ont rapporté des témoins et des responsables. Le parlementaire n'était pas présent.



















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