Dernière modification : 20/05/2008 

- France - Union européenne - Union pour la Méditerranée


Bruxelles présente sa version de l'Union pour la Méditerranée
La Commission européenne a présenté une série de projets afin de contribuer au lancement de l'Union pour la Méditerranée le 13 juillet. La France, à l'origine du projet, a dû revoir ses ambitions à la baisse. (Récit : K. Chabour)

Dépollution de la Méditerranée, autoroutes de la mer, énergie solaire: la Commission européenne a proposé mardi pour le lancement de l'Union pour la Méditerranée en juillet quelques projets-pilote, qui ont déjà le soutien de Paris.
   
Mis en avant par la France depuis le lancement de l'idée d'Union méditerranéenne par le président Nicolas Sarkozy l'an dernier, le projet de dépollution de la Méditerranée a bien été retenu par Bruxelles.
   
Sans attendre le lancement de cette Union le 13 juillet, la Commission avait déjà présenté en avril une série de projets dans sept pays du sud de la Méditerranée, visant à éliminer 80% des sources de pollution d'ici 2020.
   
Mais le nouvel élan politique attendu de la nouvelle Union devrait permettre de lever plus facilement les 2 milliards d'euros nécessaires à leur réalisation.
   
La Commission insiste également sur la création d'"autoroutes de la mer" qui, en combinant divers services de transport de marchandises, amélioreraient la fluidité du commerce entre les deux rives.
   
Toujours dans le domaine des transports, routiers cette fois, la Commission prône l'interconnexion entre les autoroutes de Mauritanie, du Maroc, d'Algérie, de Tunisie et de Libye pour créer l'"autoroute du Maghreb arabe".
   
Bruxelles soutient également le renforcement de la coopération euro-méditerranéenne en matière de protection civile, d'autant plus importante que le bassin méditerranéen est exposé à un risque grandissant de catastrophes naturelles, lié au réchauffement climatique.
   
Enfin, la Commission aimerait pouvoir développer rapidement un "plan solaire méditerranéen", notant que l'Union européenne, qui dispose de technologies de pointe en la matière, pourrait à terme importer de l'électricité solaire.
   
Le secrétaire d'Etat français aux Affaires européennes Jean-Pierre Jouyet a souligné mardi à Strasbourg que la France était "d'accord" avec ces projets.
 

Commentaires (1)

Des projets mais pas de politique !

Les projets évoqués dans cet article sont très prometteur pour améliorer le bien être des populations autour de la Méditérannée, mais sont ils "vraissemblables" en dehors de tout contexte politique. Quels traités, quelles institutions internationales vont garantir les maîtres d'oeuvres et les investisseurs de ces projets qu'ils seront à terme rentable ? L'économie de marché sans la politique dans une région, la Méditérannée, où les risques sont tellement nombreux ressemble un peu à une utopie !

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