Rafael Nadal, le spécialiste
"Roger [Federer] est le meilleur joueur de tous les temps et moi, je suis le meilleur numéro deux mondial." Interrogé par le quotidien allemand Die Welt sur la domination du Federer sur le tennis mondial, Rafael Nadal n’est pourtant pas l’éternel second qu’il décrit.
Vainqueur des trois dernières éditions de Roland Garros, l’Espagnol Rafael Nadal fait figure de favori du tournoi 2008. Maître incontesté sur terre battue depuis le début de l’année, avec des victoires dans les tournois de Monte-Carlo, Barcelone et Hambourg, il n’a défailli qu’une fois, à Rome face à son compatriote Ferrero : sa seconde défaite sur terre battue depuis Avril 2005.
Roger Federer, le maudit de Roland Garros
Roger Federer pointe en tête du classement de l’ATP depuis le 2 février 2004. Malgré cette domination, Roland Garros est le seul titre du Grand Chelem qui échappe encore à son impressionnant palmarès. Handicapé par une mononucléose au début de l’année, le Suisse n’a remporté qu’un seul tournoi en 2008, à Estoril sur terre battue… Nadal était absent.
En finale à Hambourg début mai, tournoi que Federer a remporté quatre fois, il n’a tenu que deux sets avant de s’écrouler dans le troisième, face à sa bête noire espagnole. Le Bâlois confiait au cours d'une interview qu’il comptait sur le stress subi par Nadal lors de ses matchs récents, de très haut niveau, pour le surprendre.
Novak Djokovic, le "Djoker"
Le Serbe Novak Djokovic aborde Roland Garros avec le statut de leader à l’ATP Race, classement des joueurs selon leurs performances en 2008. L’homme en forme du moment a profité du faux pas de Nadal face à Ferrero à Rome pour s’emparer du titre. Âgé de 21 ans seulement, il n’a cessé de progresser à Roland Garros.
En 2007, il n’a rien pu faire contre Rafael Nadal en demi-finales. Mais le Serbe a progressé depuis. Dans le tournoi d’Hambourg, il a poussé Nadal dans ses retranchements, le contraignant à disputer un dernier set décisif.
Décontracté sur le court, un masque de Zorro ou un maillot de l’équipe de France de football sur les épaules, le Serbe sait faire preuve d’un sens du spectacle qui ne déplaît pas au public de la porte d’Auteuil. En dehors des courts, il a également participé à des manifestations de soutien à ses compatriotes lors de la proclamation d’indépendance du Kosovo.
Nikolaï Davydenko, le stakhanoviste
Les internationaux de France portent généralement bonheur au discret numéro 4 mondial, le Russe Nicolaï Davydenko. Roland Garros l’a révélé en 2005 lorsqu’il en atteint le dernier carré pour la première fois. Il a réitéré cette performance l’an passé.
Mis en difficulté après des soupçons de matchs truqués fin 2007, le Russe a néanmoins réussi un beau début de saison, qui témoigne de son mental en acier trempé. Il est surnommé le "stakhanoviste" pour sa capacité à enchaîner les tournois.
Ses capacités à attaquer alors qu’il est en position défensive sur le court en font un homme dangereux quelle que soit la surface. Mais il n’a jamais atteint de finale majeure, et ses prestations dans les tournois précédant Roland Garros se sont avérées décevantes.














Commentaires
Réagir à cet article