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Le calendrier bien pensé des négociations entre Israël et la Syrie

Dernière modification : 22/05/2008

Israël et la Syrie se disputent depuis des années sur l’épineuse question du plateau du Golan. Alors quand les deux pays ont annoncé qu’ils avaient engagé des négociations de paix, le monde entier s’en est étonné. (Récit : H. Drouet)

Techniquement, Israël et la Syrie sont encore en guerre. Les deux pays n’arrivent pas à résoudre un différend qui dure depuis des années au sujet du plateau du Golan, cette chaîne montagneuse stratégique qui entrave tout processus de paix.
 
Alors quand Israël et la Syrie ont annoncé qu’ils engageaient des négociations de paix indirectes sous les auspices de la Turquie, les journaux du monde entier ont décidé, sans hésitation, d’en faire leur une.
 

Les deux pays ont indiqué dans une déclaration commune qu’ils avaient engagé le dialogue “pour parvenir à une paix globale” et que les négociateurs étaient déjà à Istanbul, en Turquie.
 

Officiellement, la Syrie est “en guerre” avec Israël depuis 1948, date de la création de l’Etat hébreu. Les tensions entre les deux pays se sont aggravées lorsqu’Israël a occupé le plateau du Golan en 1967. Cet emplacement stratégique offre un point de vue unique sur les territoires israéliens et la Syrie.
  

Le fait que les deux pays soient en négociations n‘est pourtant pas si surprenant. Le mois dernier, le président syrien Bachar al-Assad révélait que la Turquie lui avait transmis un message d‘Israël. L’Etat hébreu se disait prêt à restituer le plateau du Golan en échange de la paix.
   

Selon les experts de la région, l’annonce est importante car elle a été formulée sur la base de déclarations communes des deux pays.

   
“C’est un grand pas”, estime Yossi Mekelberg, directeur du département de relations internationales au Regents College et chercheur associé au think-tank Chatham House. “Il y a toujours un problème pour savoir à quel moment il faut rendre ce type de négociations publiques. Il s’agit soit d’un moyen de susciter un soutien international, soit d’un moment où un accord est proche”.
 

Deux jours avant l’interrogatoire d’Olmert
 

Pourtant, l’annonce n’aurait pas pu intervenir à un pire moment, en ce qui concerne de potentiels soutiens internationaux - notamment pour les Israéliens et pour le monde arabe.
 

Annette Young, correspondante de FRANCE 24 à Jérusalem, remarque que l’annonce a été faite deux jours avant que le Premier ministre israélien Ehoud Olmert, soupçonné de corruption, soit interrogé par la police une seconde fois.
 

“Le timing en a surpris plus d’un”, analyse Annette Young. “Pour beaucoup de gens, le fait que ces deux événements se produisent à quelques jours d’écart est sans doute plus qu’une simple coïncidence.”
 

"Une perte de prestige pour les Etats-Unis"
 

L’annonce de pourparlers entre Israël et la Syrie, intervenue quelques jours seulement après la visite du président George W. Bush dans la région, a reçu une réponse timide de Washington.
 

“Nous saluerons toute avancée susceptible de conduire à une paix globale au Proche-Orient,” a déclaré jeudi la secrétaire d’Etat américaine, Condoleezza Rice. Mais elle a aussi pris soin de souligner que les pourparlers israélo-palestiniens, engagés à la conférence d’Annapolis en novembre dernier, étaient "les négociations le plus avancées".

  
L’administration Bush est habituellement réticente à tendre les mains à Damas. Les diplomates occidentaux disent que l’intégration de la Syrie à Annapolis a eu lieu grâce à une pression internationale concertée.

  
“Je pense que c’est une perte de prestige pour les Etats-Unis”, remarque Yossi Mekelberg, qui fait référence au rôle de la Turquie dans les discussions israélo-syriennes. “S’il y a un accord à l’issue des négociations, ce serait une paix au Moyen-Orient sous l’égide du Moyen-Orient”.
 

Le Liban, le Hezbollah et le Hamas dans le même sac
  

Au moment de l’annonce des négociations, la Ligue arabe met la touche finale à un accord de paix entre les factions libanaises rivales alors que le pays du Cèdre est à deux doigts de la guerre civile.

  
Un accord entre les deux pays repose sur la bonne volonté des partenaires régionaux et les différents groupes militants qu’ils soutiennent.
 

Mais, récemment, la Syrie est tombée du piédestal qu’elle occupait aux yeux des nations sunnites comme l’Arabie saoudite et l’Egypte. Son soutien au Hezbollah, également soutenu par l’Iran chiite, a fini par agacer ses alliés. Ces derniers pourraient donc être moins disposés à l’appuyer.
 

Les experts préviennent qu’une paix globale pourrait contraindre à des compromis de tous les côtés. Et, les négociateurs le reconnaissent, jusqu’à maintenant l’absence de compromis a constitué un obstacle majeur sur la route conduisant à un accord de paix durable au Moyen-Orient.

Première publication : 21/05/2008

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