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LIBAN
Le Parlement convoqué dimanche pour la présidentielle
Jeudi 22 mai 2008
Les députés libanais ont été convoqués pour élire dimanche le général Michel Sleimane à la tête de l'Etat au lendemain de l'accord de sortie de crise conclu à Doha. (Récit : S. Sitbon)
Jeudi 22 mai 2008
Par AFP"Tout est prêt, même les lits sont faits". Les préparatifs vont bon train au palais de Baabda, sans locataire depuis six mois, pour accueillir dimanche le nouveau président du Liban.
"L'aile présidentielle était fermée, ses lumières éteintes, il faisait sombre. Maintenant, il fait jour à nouveau, la vie est revenue", confie Rafic Chlala, le porte-parole de la présidence.
"Le drapeau national flottera à nouveau sur le palais avec l'arrivée du président et la fontaine recommencera à jaillir", ajoute-t-il.
Le commandant en chef de l'armée, le général Michel Sleimane, doit être élu dimanche nouveau chef de l'Etat, lors d'une séance parlementaire, après six mois de vide du pouvoir.
L'aile présidentielle du palais, un bâtiment moderne situé sur une colline avec vue imprenable sur Beyrouth, était fermée depuis le départ sans successeur du pro-syrien Emile Lahoud, le 23 novembre 2007.
A l'image du Liban, le palais revit à l'approche de l'élection.
Les jardiniers tondent la pelouse verte où tous les chefs d'Etat étrangers en visite à Baabda plantent traditionnellement un cèdre, l'emblème national, à l'issue de leur rencontre avec le président libanais.
Des employés lavent les vitres frappées elles aussi du cèdre, et les lustres de cristal immaculés brillent de mille feux.
Des équipes de télévision profitent des dernières heures avant l'arrivée du maître de maison pour filmer à leur aise, ou s'asseoir sur les fauteuils des invités de marque. Nul ne s'asseoit sur le fauteuil du président.
Les téléphones portables des 84 employés du palais ne cessent de résonner dans les salles de marbre blanc luisant où se tiennent des statues gréco-romaines en marbre et où de superbes mosaïques byzantines, excavées dans les jardins du palais, ornent les murs.
"Les appartements privés attendent le président et sa famille. Ils comptent vingt chambres, cuisines et salles de bains. Le tout a été décoré à nouveau du temps de M. Lahoud par des architectes libanais en un style simple, élégant et accueillant", indique un responsable du bureau de presse présidentiel, Naji Kozaïly.
"Dans le jardin privé, le président Amine Gemayel avait aménagé une petite piscine où M. Lahoud s'adonnait à son sport préféré. Je ne sais si le général Sleimane aime la natation", ajoute M. Kozaïly, en service au palais depuis 2002.
Le palais est resté sans locataire plusieurs fois.
"La construction de Baabda a été lancée sous le président Camille Chamoun (1952-1958) mais il n'a été habité que durant la dernière année de la présidence de Charles Helou (1964-1970), qui lui préférait un palais dans le quartier de Sin el-Fil, plus proche du centre-ville", raconte M. Chlala.
En 1976, Suleymane Franjié est obligé de fuir Baabda, lourdement bombardé par les Palestiniens lors de la guerre civile libanaise (1975-1990), et en 1990, il est abandonné par le général Michel Aoun, alors chef du gouvernement intérimaire, qui a requis l'asile politique en France.
"Le général Sleimane sera le quatrième (bien: quatrième) président à ne pas être accueilli par son prédécesseur, après Camille Chamoune, Elias Hraoui et René Mouawad", souligne M. Kozaïly.
Cette fois, une crise profonde entre la majorité, soutenue par l'occident, et l'opposition, appuyée par la Syrie et l'Iran, empêchait l'élection d'un président et avait dégénéré en combats meurtriers le 7 mai.
L'élection du général Sleimane a été rendue possible par un accord conclu au forceps à Doha entre la majorité et l'opposition.
24/05/2008 10:24:20
A quand le retour à la sérénité
Par KADI
Comme vous le dite accord conclue avec des fort ceps,impliquant un gouvernement d'union ou le chef de l'etat n'aura aucun pouvoir puisque les ministre s, et qu'il n'aura le droit d'en choisir que 3 sur les 30 que comportera le gouvernement et encore il lui faudra l'accord de la majorité et de l'opposition, bon courage à lui, mais bon le fauteuil présidentiel sera rempli et le général SLEIMAN pourra très bien finir sa carrière après 10 ans à la tête de l'armée a ne rien faire (unique solution pour durer au liban, ne rien faire et aller dans le sens du vent) ça fait vraiment mal au coeur de savoir que ce n'est encore pas demain que le Liban redeviendra la suisse du moyen orient.
23/05/2008 04:25:30
À Kadi
Par Julien
Je suis d'accord avec Kadi que rien n'est fait MAIS il y a un changement qui se profile et qui pourrait forcer le Hezbollah à changer complètement de stratégie: la paix possible entre la Syrie et Israel. Il y a un froid entre le Hezbollah et la Syrie depuis un bout de temps et donc les apports d'armes et le soutien logistique et financier ne transitera plus facilement. Le Hezbollah se jugeait au pied du mur et voulait causer un émoi pour défaire les décisions contre lui et finir par arracher la minorité de blocage - un droit de veto direct - dans un gouvernement d'union national (qui existait aussi de 2005 à fin 2006 avec des membres du Hezbollah-Amal au gouvernement même) qui lui était aussi cher..
Il a réussi.
Au Liban, résoudre les problèmes est très simple si le controle des armes se fait à la frontière Syrienne si l'armée Libanaise commence à etre équipée de facon convenable (ce qui a toujours été son problème car personne ne voulait lui vendre ou la soutenir comme il faut!!!) et si, soit le Liban et le Hezbollah décident de confier le territoire des fermes de Chebaa à la Syrie, soit une pression ferme et claire est exercée par la ligue Arabe sur la Syrie pour déclarer la libanité des fermes de Chebaa (evidemment qu'ils ne veulent pas la declarer puisqu'ils considerent que tous le Liban est à eux). Ce qui séparerait entierement les volets Libanais et Syriens de paix avec Israel avec l'avantage de permettre des négociations véritables car séparées.
De fait et de facon claire et nette, le Liban sera militairement entierement souverain et le terrain sera déblayé pour une possible paix future bien qu'il resterait de nombreux épineux problèmes.
Mais le problème de base est de défaire l'appartenance communautaire a l'appartenance politique car cela a toujours été un problème inventé de toutes pièces au Liban par des seigneurs locaux qui voulaient asseoir leur pouvoir. Et tant que la population croit toujours a ces balivernes l'histoire se repetera (en mal).
22/05/2008 16:00:49
RECULER POUR MIEUX SAUTER
Par KADI
On se rejoui que l'accord du quatar est réduit les tenssions et a ramener tout le monde sur la table des négociations pour aboutir à un accord.Mais cela ne resoud pas les problèmes de fond au liban, les luttes de pouvoir et les luttes confetionnelles.Tant que les libanais feront passé leur religions avant leur pays la guerre menacerat toujours le pays du cèdre. Quand au futur président il n'aura malheuresement pas beaucoup de pouvoir, il sera la simplement pour remplir le fauteuil vacant.Sa présence à la tête de l'armée depuis 10 ans a démontrer son incapacité d'action preuve en est le manquement du respect de l'ordre civil c'est dernière semaine ou l'armée a démontrer sa faiblesse.
22/05/2008 16:00:19
Sarkozy la semaine prochaine à Beyrouth?
Par Daniel Ciccia
Selon "L'Orient-Le Jour", qui cite "une source proche de la présidence", Nicolas Sarkozy pourrait se rendre à Beyrouth "dès la semaine prochaine", sitôt le président Sleimane élu. "Le président Sarkozy a déclaré plus d’une fois qu’il se rendrait au Liban dès l’élection du nouveau chef de l’État et qu’il pourrait tenir ainsi sa promesse et être le premier dirigeant étranger à se rendre à Baabda pour féliciter le général Michel Sleimane", indique le quotidien.