Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

DÉBAT

Faut-il s'inquiéter de la chute du prix du baril ?

En savoir plus

EXPRESS ORIENT

En Israël, les ventes d'armes à feu en forte hausse

En savoir plus

FOCUS

Ukraine : que reste-t-il de la révolution du Maïdan?

En savoir plus

À L’AFFICHE !

"The Search", Bérénice Bejo sur le champ de bataille

En savoir plus

FOCUS

Violences conjugales : la France s'attaque à la source du fléau

En savoir plus

SUR LE NET

Ferguson : le web réagit à l'annonce du grand jury

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Burkina Faso : le ministre de la Culture contraint à la démission

En savoir plus

DÉBAT

L’affaire Ferguson, triste miroir de la société américaine?

En savoir plus

DÉBAT

Nucléaire iranien : l'impossible accord ?

En savoir plus

Saakachvili proclame la victoire de son parti

Dernière modification : 22/05/2008

Le président Mikhaïl Saakachvili a annoncé la victoire de son parti aux élections législatives. Les premiers résultats officiels le créditent de 58 % des voix. L'opposition conteste ce résultat et dénonce des fraudes. (Récit : A. Dupuis)

 

Le président géorgien, Mikhaïl Saakachvili, a proclamé la victoire de son parti aux élections législatives, que l'opposition, appelant ses partisans à manifester, juge truquées par les autorités.

 

Publiés jeudi matin par la Commission centrale des élections, les premiers résultats officiels, portant sur 10% environ des bureaux de vote, créditent le Mouvement national uni (MNU) de Saakachvili de 58,24% des suffrages exprimés mercredi.

 

Le Conseil uni, coalition regroupant des partis de l'opposition, obtient lui 16,28%. Suivent le Mouvement chrétien-démocrate (8,81%) et le Parti travailliste (7,36%).

 

D'après un sondage sortie des urnes, le parti présidentiel pourrait obtenir 63% des suffrages.

 

Les chancelleries occidentales considéraient ce scrutin comme un test de l'engagement démocratique de Saakachvili, qui plaide pour l'entrée de l'ancienne république soviétique du Caucase au sein de l'Otan.

 

"Même moi j'ai été stupéfait par le haut niveau de soutien que nous avons obtenu lors de ces élections parlementaires", a-t-il dit dans une déclaration enregistrée.

Saakachvili a ajouté que le Mouvement national pourrait obtenir un nombre de sièges proche de la majorité constitutionnelle, soit les deux tiers des 150 sièges du Parlement.

Mais l'opposition, qui a proclamé sa victoire mercredi dix minutes avant la fermeture des bureaux de vote, a dénoncé des fraudes massives dans tout le pays.

 

Levan Gachechiladze, chef de file de l'opposition, a annoncé qu'il mobiliserait 100.000 partisans dans les rues pour défendre sa victoire. Mais seuls 4.000 d'entre eux se sont rassemblés mercredi soir dans le centre de Tbilissi, dont une partie suivant sur un écran géant la finale de la Ligue des champions remportée par Manchester United face à Chelsea.

 
 

 Scrutin « magnifique » ou «  falsification totale » ?

 
 

Saakachvili, qui veut pouvoir compter sur le soutien occidental dans le conflit qui l'oppose à la Russie sur les deux régions séparatistes d'Abkhazie et d'Ossétie du Sud, avait dit mercredi espérer un scrutin "magnifique".

 

"C'était une falsification totale", a dénoncé Irakly Iachvili, autre figure de l'opposition. "Nous n'avions jamais rien vu de tel lors d'élections en Géorgie. Mais en dépit de toutes ces violations, la coalition de l'opposition l'a tout de même emporté", a-t-il ajouté.

 

La Commission centrale des élections a déclaré que le scrutin s'était déroulé d'une manière libre et équitable.

 

Dans un rapport intermédiaire diffusé avant le scrutin, les observateurs occidentaux relevaient eux plusieurs cas avérés d'intimidation par des fonctionnaires cherchant à faire appuyer le parti de Saakachvili et soulignaient que la couverture de la campagne par les chaînes de télévision penchait en faveur du parti au pouvoir.

Porté au pouvoir à la faveur de la "Révolution de la rose" de 2003, Saakachvili a fait de l'ouverture vers l'Ouest sa principale priorité en déposant la candidature de la Géorgie à l'Union européenne et à l'Otan.

 

Mais la violente répression, en novembre, d'une manifestation antigouvernementale, a terni son image. L'opposition l'accuse aussi de fraudes lors de l'élection présidentielle du 5 janvier dernier, ce dont il se défend.

 

La Géorgie et ses 4,5 millions d'habitants vivant au coeur du Caucase sont en première ligne de la lutte d'influence que se livrent la Russie et les Etats-Unis dans une région cruciale pour l'acheminement vers l'Europe du pétrole de la mer Caspienne.

Première publication : 22/05/2008

COMMENTAIRE(S)