23 mai 2008 - 04H53
- Angola - Commerce - France

Sarkozy en Angola pour "tourner la page"
Nicolas Sarkozy s'est rendu en Angola où il devait signer des accords de coopération et commerciaux. Cette visite visait également à "tourner la page" de l'"Angolagate", une affaire de trafic d'armes entre les deux pays. (Récit : H. Drouet)
Par Marie Sophie JOUBERT (texte)

La France et l’Angola ont convenu de "tourner la page des malentendus du passé" et de mettre en œuvre un partenariat économique et politique "d’égal à égal", a annoncé le président français lors d’une visite éclair à Luanda.
 

Premier chef d’Etat français à s’y rendre depuis l’irruption du scandale de "l’Angolagate", Nicolas Sarkozy a réaffirmé sa volonté de renouveler sa politique africaine et de nouer des rapports fondés sur la satisfaction des intérêts réciproques.
 

Une affaire de trafic d'armes, orchestrée entre 1993 et 2000 par l’homme d’affaires français Pierre Falcone, avait mis à mal les relations entre les deux pays. Plusieurs dirigeants angolais, dont le président Eduardo Dos Santos, ont été montrés du doigt, soupçonnés d’avoir touché des commissions de plusieurs dizaines de millions de dollars.
  

Les dirigeants angolais attendaient, depuis longtemps, un geste politique de la part de la France, explique le chroniqueur FRANCE 24 Jean-Bernard Cadier. "Il était nécessaire que Sarkozy lui-même se déplace et non pas un ministre", fait-il remarquer.
 

Pour la France, qui a annoncé sa volonté de revoir sa politique africaine, l’Angola est synonyme d’enjeux politiques importants. Nicolas Sarkozy a, d’ailleurs, souligné l’importance de la deuxième armée d'Afrique subsaharienne pour contribuer à la stabilité du continent.
  

"L'Angola est une puissance majeure de la région et de l'Afrique. Nous avons donc décidé de nous concerter systématiquement sur l'ensemble des grands dossiers africains", a-t-il décalré au cours de sa visite à Luanda.
 

Troisième producteur pétrolier d’Afrique

  
Avec une croissance de 23 % en 2007, l’Angola représente également un marché attractif pour les entreprises françaises. La visite du chef d’Etat français, accompagné de nombreux capitaines d’industrie, a pour objectif affiché de multiplier les contrats commerciaux franco-angolais.
 

Des sociétés comme Thalès, Castel ou la Société générale ont annoncé, à l’occasion, la signature de contrats importants. Des dirigeants d’Air France, du groupe Bolloré et de Total font également partie de la délégation emmenée par Nicolas Sarkozy.

  
Troisième producteur de pétrole en Afrique, l’Angola est, depuis avril 2008, le premier exportateur pétrolier du continent. Son marché gazier est également très prometteur et suscite l’intérêt d’entreprises étrangères.

  
Vingt-sept ans de guerre civile

  
Les possibilités économiques de l’ancienne colonie portugaise ne se limitent pas au pétrole, mais portent sur bien des créneaux d’activités. "La France ne veut pas laisser l’exclusivité aux Chinois, aux Américains ou aux Brésiliensé, explique Roselyne Febvre, envoyée spéciale de FRANCE 24 à Luanda.

  
Dans un pays où tout est à reconstruire après vingt-sept ans de guerre civile, les opportunités d’investissement et de contrat sont nombreuses, entres autres dans les secteurs maritimes, des transports, du bâtiment, des télécommunications, de la santé et de l'agroalimentaire.
 

Le président français s'est déclaré "convaincu" que les deux pays pouvaient "faire encore plus", notamment pour "accompagner l'Angola dans la diversification de son économie au-delà des hydrocarbures."
 

La reprise des activités de l'Agence française de développement (AFD), suspendues depuis 1996, a également été annoncée. L’agence devrait commencer par les dossiers de l’eau potable, de l’électricité et de la formation professionnelle.

Commentaires (5)

interret riciproque

est-ce que rellement c´est un interret reciproque apres les conflits connus entre la FR et L´Angola? je ne suis pas d´accord

un pauvre pays d’Afrique

L’Angola encore un pauvre pays d’Afrique qui préfère acheter des armes que chercher à se développer…… il faut l’aider encore plus pour des malhonnêtes puissent se mettre de l’argent plein les poches……

OH TOI AFRIQUE

Aidez l'Afrique, il a une quarantaine d'années environ des FRANCAIS avaient pour mission d'apprendre à faire de la culture aux Africains mais voilà le problème sur 10 Africains commençants à vouloir faire du "Jardinage" 2 restaient pour apprendre à faire du jardin car les 8 autres arrêtaient car c'était fatiguant la terre trop basse le ciel trop haut.Pour le croire il faut l'avoir vécu mais pourtant plus que VRAI. Il ne faut pas trop rêver parfois.

situation de Cabinda

Aujourd hui nul ne peut le contester france 24 est l'une de meilleur chaine d'infos pour les africain en particulier le l'enclave de cabinda,mais il est etonnant de voire aucune fois vous ne parlez de la situation tragique de peuple Cabindais vis a vis de l'Angola qui a occuper mulitairement l'etat de Cabinda pour mieux vous informez voir www.cabindamonde.info

enfin quelque chose de bien.

vouloir apporter de l'aide pour le developement en angola c'est très positif,surtout d'envoyer des proffessionnels dans tous les corps de metiers,la culture etc...voila qui est inteligent.
effacer les boulettes du passé.

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