- Afrique du Sud - Xénophobie
Le président sud-africain Thabo Mbeki a dénoncé dimanche "les actes honteux de quelques-uns" qui "ont terni le nom" de l'Afrique du Sud, dans son premier message à la nation en deux semaines de violences xénophobes.
"Les actes honteux de quelques-uns ont terni le nom de l'Afrique du Sud, avec des comportements criminels contre nos frères et soeurs africains (...) ainsi que d'autres résidents étrangers, en particulier asiatiques", a déclaré le chef de l'Etat dans un discours diffusé par les radios et télévisions du réseau public SABC.
"Jamais depuis la naissance de notre démocratie (en 1994) nous n'avons vu une telle inhumanité", a-t-il continué, dénonçant des "meurtres commis de sang froid, des attaques brutales, des pillages".
Ces violences "contredisent tout ce que notre libération de l'apartheid représente", "contrecarrent tout ce que nous avons essayé de faire pour créer une société chaleureuse et humaine, basée sur les valeurs de l'ubuntu", la tradition de solidarité africaine.
Les meurtres, viols et incendies criminels qui visent les immigrés depuis le 11 mai dans les townships d'Afrique du Sud ont fait au moins 50 morts, des centaines de blessés et plus de 35.000 déplacés.
Si la xénophobie "prend racine, elle nous ramènera à un passé de violences qu'aucun de nous ne peut se permettre", a lancé Mbeki, très critiqué pour son absence de deux semaines sur le front des violences.
"Dans notre propre pays, nous devons continuer à vivre en bons voisins avec nos frères et soeurs d'autres pays africains", a-t-il continué.
"En tant que Sud-Africains, nous ne devons jamais oublier certaines choses: nous ne devons jamais oublier que notre combat pour la libération a toujours été national autant que pan-africain (...); nous ne devons jamais oublier que beaucoup dans notre région ont été tués dans des représailles du régime d'apartheid parce qu'ils nous soutenaient dans notre lutte".
"La violence et la criminalité que nous avons vues cherchent à salir le nom des meilleurs de nos dirigeants", dont celui du premier président noir de la démocratie multiraciale, Nelson Mandela. "Cela ne peut être autorisé".
"Chers compatriotes, le gouvernement cherche toujours à répondre aux inquiétudes des gens", a-t-il affirmé, citant le logement et l'emploi. "Mais nous ne laisserons personne utiliser ces inquiétudes pour se tourner vers des personnes vulnérables venant d'autres pays", a martelé le deuxième chef d'Etat de l'Afrique du Sud démocratique.
Les problèmes du peuple doivent trouver une réponse "par le biais des structures de notre système démocratique". "Tout sera fait pour traduire les auteurs de ces crimes en justice", a-t-il promis.



























Commentaires (4)
Honte au Sud-Africains coupables des violences!!
Je m'etait toujours efforce de comprendre les guerres tribales sur le continent noir bien que ce soit injustifiable; mais la xenophobie: j'en suis depassee. L'Afrique du Sud etait pour moi un exemple de reussite, fierte et fraternite africaine. Ou etre africain etait mieux qu'etre sous-homme. C'etait bien plus qu'un pays et suppose, prie kil se rendent compte des reves d'unite africaine kils detruisent...
La terre de Nelson MANDELA; et pendant son vivant!!!, je n'avoir pas a y croire!!
j'ai l'impression que tout ca est un mauvais reve, un cauchemar....
Quelle honte pour l'Afrique!
En tout cas l'Afrique du sud constitue déjà une honte pour l'Afrique avec cette sauvagerie. Ailleurs les sud aficains doivent se sentir mal dans leur peau.
courte memoire
Les sud africains ont une courte mémoire; ils ont oublié les biens fait des pays voisins pour leur libération du régime de l' Apartheid. Nous en tant que écolier CONGOLAIS de Brazzaville; au primaire on a cotisé 25frs cfa par élève pendant tous les cycles primaire, secondaire,et universitaire. Nos parents ont cotisé 1000Frs cfa prélevé à la source jusqu'en 1990 pour aider nos frères BUNTUS de l'Afrique du sud. On a compris leur sauvagerie et la haine qu'ils ont en nous.Que DIEU les pardonne. Mais dans tout ça le plus criminel c'est TABOU BEKI, il n'a rien vu comme d'habitude; c'est cette politique qu'il a pratiqué au ZIMBABWE.
Mbeke est un criminel
oui il est un criminel car il a gardé le silence trop longtemp.
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