Dernière modification : 11/06/2008 

- Cinéma - Culture - Festival de Cannes


Les acteurs d'"Entre les murs" de retour au collège
Les collégiens du film de Laurent Cantet "Entre les murs", Palme d'or du Festival de Cannes, ont retrouvé le collège Françoise Dolto, à Paris. (Reportage N. Ransom)
Le 61ème Festival de Cannes s’est clôturé par une surprise : l’attribution de la Palme d’or au film français "Entre les murs" de Laurent Cantet. Le Prix du meilleur acteur est revenu à Benicio Del Toro pour son interprétation de Che Guevara, dans le film de Steven Soderbergh. "Gomorra", de Matteo Garrone, a été couronné du Grand prix du festival, tandis qu’un autre film italien, "Il Divo", de Paulo Sorrentino, s’est vu récompensé par le Prix du jury. Enfin, la Française Catherine Deneuve et l'Américain Clint Eastwood ont reçu, chacun, un Prix spécial pour l'ensemble de leur carrière.

Le dernier jour du Festival de Cannes est toujours difficile. La plupart des convives ont déserté les projections de film qui se déroulent dans des salles quasiment vides.

 
Voilà à peu près l’ambiance cannoise lorsque "Entre les murs", du réalisateur français Laurent Cantet, a été programmé. Relativement déçus par les deux premiers films français – "Un conte de Noël" d’Arnaud Desplechin et "La Frontière de l'aube" de Philippe Garrel –, beaucoup de festivaliers ont boudé le troisième film français en compétition.

 
Toutefois, à l’issue de la projection, samedi, les cinéphiles ont commencé à chanter les louanges de Cantet. Et lorsque "Entre les murs" a reçu la Palme d’or, ce fut la confusion générale. Très peu de personnes [ni même votre serviteur] n’avaient vu le film. Du coup, toute critique était superflue.


Heureusement, une seconde projection d’"Entre les murs" a été programmée, juste après la cérémonie de clôture, et les festivaliers se sont précipités pour voir cette mystérieuse œuvre qui a chamboulé les pronostics.

  
"Entre les murs" est un drame réaliste au sein d’un collège. L’action se déroule dans une classe, où un professeur de français renonce aux méthodes traditionnelles d’enseignement. Les dialogues qui fusent entre les élèves et le professeur traitent de questions éminemment politiques en France : la religion, la race, la pauvreté, l’immigration  et le service public.

 
Lorsqu’il sortira sur les écrans en France, "Entre les murs" va très certainement susciter le débat. Les questions soulevées par le film sont brûlantes et les éventuelles répercussions politiques seront intéressantes à observer.

 
La solitude dans une société moderne 

 
Le jour où la sélection cannoise était révélée, FRANCE 24 avait demandé au directeur du festival, Thierry Frémeaux, s’il y avait une thématique commune à tous ces films. "A ce jour, je n’ai pas de thématique particulière en tête", avait répondu Frémeaux. "Mais chaque année, une fois le festival terminé, plusieurs thèmes émergent." 

 
Effectivement, alors que le festival touche à sa fin et que le tapis rouge est remisé jusqu’à l’année prochaine, la sélection 2008 apparaît comme une série de portraits d’individus incompatibles avec leur environnement. 

 
Qu’il s’agisse du personnage Ari Folman, dans le film d’animation "Waltz with Bashir", de l’héroïne du film des frères Dardenne "Le Silence de Lorna", de l’entraînement absurde d’adolescents mafieux dans "Gomorra", de la solitude extrême du personnage joué par Angelina Jolie dans le film de Clint Eastwood "The Exchange", de la métaphore sur l’aveuglement dans "Blindness" de Fernando Mereilles, ou encore du destin tragique de Benicio Del Toro dans "Che", la solitude et la répression silencieuse ont dominé la sélection de cette année. 

 
La cuvée cannoise 2008 reflète un monde tiraillé où les aspirations individuelles sont dépossédées par les exigences de la société. Un monde où l’être humain ne comprend pas l’environnement dans lequel il vit et où toute morale est abolie.

  
  
Suivez le video blog de notre correspondant web Arnab Banerjee.

 


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Commentaires (3)

DU TRAITEMENT DE L'ACTUALITÉ PAR LES MÉDIAS...

Prenez un film primé à Cannes au contenu encore flou et qui ne sortira qu'en octobre... Le seul traitement que réussissent à en faire les médias c'est d'aller se poster en meute (comme d'hab') devant le collège où il a été tourné pour interviewer le premier collégien qui passe...

Au niveau contenu, c'est p'tête un peu léger non?!... Quant à ce qui nous intéresse VRAIMENT en tant que cinéphiles, à savoir le contenu, ben... On attendra octobre...

n'importe quoi!!!!

Déja Sean Penn ne choisit pas seul pour commencer, c' est le jury et en plus si on veut voir des documentaires sur les jeunes issus de l'immigration on regarde sagacités sur la 3.
C'est n'importe quoi ce choix mais de toute façon ce festival merdique et intello-gauchiste à deux balles n'a de cinéma que le nom.Un festival d'arrogance, d'élitisme, de nombrilisme ridicule de gens du cinéma fils de. qui veulent transformer cet art qui est à la fois une industrie et de l'entertainement en opéra classique.
Chaque année, on a le droit à la même mascarade et fumisterie de la part de ces "artistes" snobles et décérébrés à la coke.

Longue vie à Laurent Cantet

Le choix de ce film est un réel plasir pour moi. Je crois que s'il a été choisi, c'est parce qu'il le méritait vraiment. Laurent Cantet et tous les élèves ont tout à fait raison de manifester leur joie. Cependant, je remarque que les journalistes français sèment le doute chez tout le monde maintenant. Il font comme si ce film, spécifiquement un film français ne méritait pas la Palme d'or. Les français ne cessent de se dévaloriser. On a l'impression qu'ils remettent même en cause le jugement de Sean Penn. Qui a donc obligé ce spécialiste du cinéma à choisir un film français?

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