- Hassan Nasrallah - Liban - Michel Sleimane
Un échange de tirs a éclaté lundi soir dans l'ouest de Beyrouth entre des partisans de l'opposition conduite par le mouvement chiite Hezbollah et des militants de la majorité libanaises, a indiqué à l'AFP une source au sein des services de sécurité.
Cet accrochage, dont les circonstances n'étaient pas claires, a eu lieu juste après un discours du chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, qui s'est engagé à ce que son mouvement n'utilise pas ses armes à des fins politiques, et au lendemain de l'élection d'un président de la République.
"Un accrochage a eu lieu dans le quartier de Corniche Mazraa et des coups de feu ont été tirés", a indiqué la source sous couvert de l'anonymat.
Cette source n'a pas parlé d'éventuelles victimes dans l'accrochage, contrairement à Future Television, chaîne de la famille de Saad Hariri, chef du Courant du Futur, le principal bloc de la majorité.
"Seize personnes ont été blessées dans une attaque du Hezbollah contre des civils", a annoncé la chaîne.
La chaîne panarabe Al-Arabiya, a indiqué pour sa part que des partisans du Hezbollah fêtaient le discours de Nasrallah lorsque des partisans de la majorité les avaient invectivés. En riposte, les pro-Hezbollah ont jeté une grenade assourdissante sur la mosquée sunnite Abdel Nasser, selon la télévision.
La télévision officielle libanaise, Télé Liban, a rapporté, elle, que "l'armée a encerclé le secteur et a maîtrisé la situation", sans donner davantage de détails.
Il s'agit du premier accrochage depuis que l'armée a pris le contrôle de Beyrouth après le retrait des militants du Hezbollah qui s'étaient emparés de l'ouest de la capitale dans des combats qui ont éclaté le 7 mai et qui ont fait 65 morts et 200 blessés à travers le pays.
Retrouvez le blog de Jean-Bernard Cadier, "Le discours de vainqueur de Nasrallah".





























Commentaires (3)
L'équilibre des pouvoirs au Moyen Orient, quelle stabilité ?
A peine les symboles de l'unité du pouvoir politique du Liban restauré que cet incident montre la fragilité de la situation. La volonté de tous les libanais de vivre ensemble est la seule force qui peut les aider à construire une société libanaise tolérante et pacifiée. Mais il y a les voisins, la Syrie, Israel, L'iran, etc. Face à un Iran en voie d'acquisition de l'arme nucléaire, le Liban et la Syrie vont devoir choisir un "camp". C'est à dire un pays détenteur de l'arme atomique qui les prends sous sa protection en matière de politique de sécurité en échange de la possibilité de développer leur relation économique. Compte tenu des deux camps possibles : Israel ou la République Islamique le choix risque d'être difficile pour le Liban et la Syrie. Peut être doivent ils penser, eux aussi, à acquérir leur propre armement nucléaire. A moyen terme est ce que cela est rassurant ?
La Syrie, vers un réel durable?
La rencontre qui a eu lieu, hier, à Téhéran entre Mahmoud Ahmadinejad, président de la République islamique d'Iran, et le ministre de la défense syrien, intervient dans un contexte propice aux avancées multi-latérales. Le président iranien a dit, à la suite de cette rencontre, sa conviction que «la direction syrienne dirigera avec intelligence la situation et n’abandonnera pas la ligne de front, jusqu’à la disparition totale de la menace du régime sioniste».
L'assurance exprimée par le régime iranien suffit-t-elle à lever les ambiguïtés positives qui sont celles de Damas?
Ce n'est pas sûr.
«Ce qui a fait pencher la balance en faveur de telles discussions - pourparlers de paix syro-israéliens - était la question de savoir si nous allions être entraînés à cause d’une erreur d’appréciation dans une conflagration avec la Syrie», a affirmé M. Olmert devant la commission parlementaire des Affaires étrangères et de la Défense.
Il ne fait pas de doute que le régime de Bachar El-Assad est en train d'apprécier la nature de la situation et la nature des évolutions et qu'il se déterminera en fonction du réel durable. L'heure viendra pour Damas, en effet, de choisir entre ce que propose un camp que l'on aurait tort de limiter à l'Occident, avec ce que propose l'Iran en terme de sécurité et d'indépendance nationale.
Jusqu'à quel point la Syrie baasiste et laïque peut-elle s'accorder sur la longueur d'onde de la Révolution Islamique, expansionniste par nature, dont la seule limite à cet expansionnisme se trouve singulièrement, sur cette façade, dans la difficulté à obtenir du Liban qu'il cède de sa souveraineté au profit de l'influence iranienne, via le Hezbollah. Dimanche, le Liban, présidé par M. Sleimane, a affirmé solennellement sa souveraineté, y compris dans la tenue du procès concernant l'assassinat de Rafik Hariri, et sa volonté d'établir des relations diplomatiques avec l'ancien occupant.
Mais un Liban indépendant, délivré en tout ou partie de l'influence de l'Iran, pourrait avoir pour conséquence, à terme, d'exposer directement la Syrie à l'influence iranienne. Si la Syrie accepte le Liban tel qu'il est et d'entretenir avec lui une relation naturelle d'Etat à Etat, si elle acceptait également une normalisation de son rapport avec Israël, en recouvrant son intégrité territoriale, la ligne de front invoquée par le régime iranien s'effacera d'elle-même là où Mahmoud Ahmadinejad la situe pour se transporter à la frontière de la Syrie avec l'Iran.
C'est là, in fine, que se jouera peut-être l'avenir de cet ensemble géopolitique et historique formé d'Israël, de la Palestine, de la Syrie, de la Jordanie et du Liban.
Le «front anti-sioniste», lui, imperceptiblement, devient une fiction.
CES TIRS D4emerveillement !!!
La Violence est à l'agonie au Liban ! Nous Prions pour que le VRAI LIBANAIS nous revienne !
Amine ! VIVE LA LA PAIX AU LIBAN ! VIVE LES LIBANAIS !
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