Dernière modification : 29/05/2008 

- Fouad Siniora - Liban


Siniora chargé de former un nouveau gouvernement
Fouad Siniora, reconduit dans ses fonctions de Premier ministre par le président Michel Sleimane, a été chargé de former un gouvernement d'union nationale. (Récit : M. Amellal)

Fouad Siniora repart pour un nouveau mandat. La majorité au Parlement libanais, menée par le Courant du futur, avait décidé, mardi soir, de le soutenir comme candidat au poste de Premier ministre, lui qui occupe ce poste depuis 2005. Un choix entériné par le président fraîchement élu, Michel Sleimane.
  
Une décision guère surprenante pour Gauthier Rybinski, spécialiste de politique internationale à FRANCE 24 : "Tout comme Michel Sleimane, désormais à la tête de l’Etat, Fouad Siniora est un candidat de compromis et de transition."
     

Selon un accord de partage traditionnel au Liban, le président doit être un chrétien maronite, le Premier ministre un musulman sunnite et le chef du Parlement un musulman chiite.

   
L’ancien bras droit du Premier ministre assassiné Rafic Hariri va donc mener les négociations avec le président Sleimane pour former un nouveau gouvernement. En vertu des accords de Doha, signés le 21 mai sous l’égide de la Ligue arabe, la majorité et l’opposition chiite devront se partager le pouvoir : seize portefeuilles ministériels reviennent à la majorité, onze à l’opposition et trois sont à la discrétion du président de la République. L’opposition détiendra donc une minorité de blocage.
 

Négociations compliquées en vue

   
"C’est un équilibre qui va être très difficile à trouver ", note Jean-Marie Quéméner, correspondant de FRANCE 24 à Beyrouth. "Notamment la distribution des postes importants – le ministère de l’Intérieur, des Affaires étrangères, de la Sécurité… Il va falloir à nouveau se mettre à la table des négociations, et celles-ci risquent d’être très compliquées."

  
"Je crois que les négociations ne vont pas être faciles avec la tension et le manque de confiance qu’il y a entre Libanais et surtout entre leaders politiques de la majorité et de l’opposition", estime Nabil de Freije, député de la majorité du Mouvement du futur interrogé par FRANCE 24. "Mais vu l’aide surtout arabe, notamment du Qatar, de l’Arabie saoudite et de l’Egypte, qui ont mis beaucoup de poids à Doha pour aboutir à un accord, je crois qu’on pourra y arriver. J’espère qu’on aura un gouvernement d’ici deux semaines."

 
Un mandat forcément court

  
Autre défi qui attend Fouad Siniora : préparer les élections législatives de 2009, et pour cela, faire voter une loi de découpage électoral. "Siniora va devoir jouer entre le clientélisme local, les dix-huit confessions, et protéger tel ou tel ‘zaïm’, comme on dit ici, les ‘chefs de clan’", explique Jean-Marie Quéméner. "Et Siniora devra faire preuve de tout son talent de diplomate pour circuler entre tous ces écueils."

   
Fouad Siniora devra aussi surmonter une évidente usure du pouvoir. Il a traversé, notamment, la guerre avec Israël et le difficile bras de fer avec le Hezbollah qui a mené à de graves affrontements intercommunautaires et des dizaines de morts. Depuis 18 mois, le gouvernement de Siniora s’était trouvé amputé de six ministres d’opposition, démissionnaires. "Il est un peu fatigué, mais déterminé à finir sa mission commencée en 2005", affirme Nabil de Freije. "Il connaît les difficultés qui sont devant lui, surtout après le discours prononcé par le leader du Hezbollah Hassan Nasrallah, qui n’était pas très modéré." Le discours de Nasrallah a provoqué un accrochage, lundi soir, entre partisans de la majorité antisyrienne et des militants de l'opposition, faisant plusieurs blessés.

 
Mais le mandat de Siniora sera, de fait, court. Cet intérim durera un an et il sera particulièrement compliqué. C’est pour ces raisons que Saad Hariri, le chef de file de la majorité, n’aurait pas été choisi comme Premier ministre. "C’est un grand serviteur de l’Etat, ministre des Finances, professeur d’économie, haut fonctionnaire respecté", rappelle Jean-Marie Quéméner. "Hariri, et notamment sa famille, souhaitent qu’il puisse sortir la tête haute, et pas sous les quolibets de l’opposition, ce qui avait été le cas ces dernières semaines." Saad Hariri aurait donc du temps pour se préparer à un éventuel mandat en 2009.

Commentaires (5)

Dommage

Siniora etait accuse d avoir voler le pays il y a 5 ans... Ou est rendu cette enquete ????
Je suis sur que les USA l ont dit vient de notre part et devient Franc Masson et personne ne va plus parler de cette affaire. Dommage ! C est ca la grosse faute des Arabes : un grand nombre est un traitre pour l Occident.

combien sa coute

Combien ça coûte de se faire laver par France24? Combien ça coûte de faire des louanges à Siniora qui a vue plus d'un quart de la population libanaise dans la rue pour demander sa démission (Soit plus de la moitié de l'oppinion contre lui). Aucun journaliste n'est capable de remarquer que choisir Siniora est une provocation contre l'opposition... Non vous êtes trop occupé à chercher les syriens dans les discours de Nasrallah.

les memes, les memes, les memes et toujours les memes !

Comment voulez-vous que ce pays avance si ce sont toujours les memes qui le gouvernent!!!!!!!!!! on veut de nouveaux hommes politiques, on veut du changement...

vive la paix

Libanais de la diaspora, que de pincements au coeur quand nous voyons sans pouvoir reagir ce qui se passe au pays du cedre , notre pays . Qu'on nous mette Pierre ou Paul pourvu qu'ils ne détruisent pas le peu qui nous reste et surtout, qu'ils pensent a laisser a nos enfants ce que nous n'avons pas eu : un pays.

Et Bien Voila, Les choses ont commence a bouger tres positivemen

Felicitation to Monisuer Seniora et au peuple lebanaises et tous les gens qui aident a regler les vieux problem d'une region qui a besoin la Paix.

Bonne chance

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