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Le président Nicolas Sarkozy et son homologue syrien Bachar al-Assad ont eu jeudi un entretien téléphonique, à l’initiative de la France, sur la situation au Proche-Orient et l'Union pour la Méditerranée, selon un communiqué de l'Elysée.
L'entretien a porté "sur la situation régionale, sur les évolutions au Liban, ainsi que sur la reprise du dialogue indirect entre la Syrie et Israël. La relation bilatérale et le projet d’Union Pour la Méditerranée ont également été évoqués", a indiqué la présidence.
"Le chef de l’État a rappelé que cet entretien intervenait conformément à l’engagement pris par la France de reprendre contact au plus haut niveau avec la Syrie, dès lors que des progrès tangibles seraient enregistrés en vue du règlement de la crise libanaise", a-t-on ajouté.
L’accord de Doha (ndlr: signé le 21 mai, au terme d'un bras de fer de 18 mois entre majorité et opposition au Liban et permettant l'élection de Michel Sleimane à la présidence) "constitue à cet égard un développement positif", estime la France.
"Le Président Sarkozy compte sur l’appui de tous pour la mise en oeuvre effective de cet accord, dans le strict respect de l'indépendance, de la souveraineté et de la démocratie au Liban", ajoute le communiqué.
M. Sarkozy s’est également "félicité des évolutions récentes du volet syro-israélien du processus de paix". Il "a précisé que la France apportait tout son soutien aux efforts actuellement déployés sous l'égide de la Turquie".
Enfin, toujours selon l'Elysée, "les deux chefs de l’Etat ont souligné leur souhait commun de développer la relation bilatérale, sur le plan politique, économique et culturel. Ils ont également évoqué l’importance du sommet de l’Union pour la Méditerranée, qui se tiendra le 13 juillet à Paris".

























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De la France, de la Syrie et ... de l'Iran
La reprise de contact entre la France et la Syrie, ainsi que la négociation entre la Syrie et Israel sur le Gollan, semblent montrer que la Syrie joue la carte de l'appaisement et de l'intégration dans un Moyen Orient plus calme. Quel sera sa position en cas de durcissement de la communauté international contre son allié Iranien ? c'est sans doute une question importante pour le prochain sommet de l'Union Européenne.