- Autriche - France
Le président français Nicolas Sarkozy a assuré vendredi à Vienne que la page des "malentendus" entre la France et l'Autriche était "définitivement tournée" et a fait état de nombreuses convergences entre les deux capitales sur les dossiers européens.
"J'ai parfaitement conscience que tout au long de ces dernières années, il y a eu des malentendus et des difficultés entre nos deux pays. Et bien cette page, nous avons décidé de définitivement la tourner", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse commune avec le chancelier social-démocrate autrichien Alfred Gusenbauer.
Les liens entre Paris et Vienne s'étaient tendus entre 2000 et 2006, lorsque le chancelier conservateur de l'époque, Wolfgang Schüssel, gouvernait avec le dirigeant d'extrême droite Jörg Haider.
"Je suis venu en Autriche dire à nos amis autrichiens que, durant la présidence française, nous avons besoin d'eux et que la France se sent très proche de l'Autriche et de ses positions", a-t-il ajouté. "L'Autriche peut jouer un rôle essentiel pour que l'Europe, après la ratification, nous l'espérons, du traité simplifié par tout le monde, puisse devenir une Europe qui protège les Européens", a poursuivi le chef de l'Etat français.
Même état d'esprit chez Alfred Gusenbauer, qui, en dépit des désaccords sur le nucléaire ou le déficit public français, jugé par Vienne contraire aux règles de l'Union européenne (UE), a lui aussi insisté sur les convergences de vues: "Après des années d'introspection, il est important de s'attaquer aux questions brûlantes", comme a l'intention de le faire Nicolas Sarkozy lors de son mandat à la tête de l'UE, à partir du 1er juillet et pour six mois.
Comme priorités, Nicolas Sarkozy a insisté sur les convergences franco-autrichiennes sur la réforme de la Politique agricole commune (Pac), le projet de Pacte européen sur l'immigration et même le paquet européen énergie-climat, qui suscite pourtant des réserves en Autriche, hostile au nucléaire.
"Nous avons fait le choix du nucléaire. Depuis 1979, l'Autriche a fait un choix différent. Mais en même temps, nous sommes pour la réduction des gaz à effet de serre. L'Autriche y va par son chemin, la France y va par son chemin, il y a de la complémentarité, il n'y pas d'opposition", a-t-il estimé.
Nicolas Sarkozy a également assuré que la France soutiendrait la position autrichienne sur "l'eurovignette", le péage pour camions sur les grands axes de l'UE: "Je trouve que la position autrichienne est raisonnable. Les poids-lourds qui traversent votre pays, comme le mien, il n'est pas anormal qu'ils soient mis à contribution pour respecter l'environnement", a-t-il jugé.
Le président français a par ailleurs minimisé l'hostilité autrichienne à sa proposition de plafonner, au niveau européen, le prélèvement de la TVA sur les produits pétroliers afin de limiter les effets de la flambée des cours du brut. "Le Premier ministre a parlé de la spéculation sur les produits pétroliers, j'avais moi-même fait des propositions. Même si ces propositions ne sont pas les mêmes, on est tous les deux d'accord sur une chose: c'est qu'il faut en parler et qu'il faut faire quelque chose et qu'il faut trouver des solutions", a estimé Nicolas Sarkozy.
Annoncée mardi, la proposition française a suscité les réserves, voire la franche hostilité de la Commission de Bruxelles et de plusieurs pays de l'UE.
"On peut avoir des différences et être d'accord sur des objectifs communs", a conclu le président français.


























Commentaires (1)
ILS RACONTENT TOUS DES REVES
Alors pourquoi les camions polluent, ils faut en construire des PROPRE et hop plus d'EUROVIGNETTE, encore une magouille de plus pour récupérer de l'argent mais cela prouve bien que le CO2 sera de plus en plus présent et le réchauffement de la Terre se fera malgré tous vos blablas pour rassurer une petite partie de la population Française ou autre.
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