Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

Le groupe Total frappé au coeur par le décès de son PDG

En savoir plus

SUR LE NET

États-Unis : des costumes "Ebola" pour Halloween critiqués en ligne

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Ce que veut la Turquie"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Les yeux doux d'Angela Merkel"

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Ebola : Jim Yong Kim, président de la Banque mondiale, appelle à la mobilisation

En savoir plus

DÉBAT

La capitale française fait-elle le pari des arts ?

En savoir plus

DÉBAT

L'Allemagne à la rescousse du budget français ?

En savoir plus

LES OBSERVATEURS

Drame du "cercueil volant" en Côte d'Ivoire et un riche couple sauve des migrants en mer

En savoir plus

ICI L'EUROPE

Traité transatlantique : les consommateurs lésés ?

En savoir plus

  • Quand les virus mortels fascinent Hollywood

    En savoir plus

  • Justice : Oscar Pistorius condamné à cinq ans de prison

    En savoir plus

  • Confusion autour de la tenue du procès de Simone Gbagbo mercredi

    En savoir plus

  • Un présumé terroriste canadien abattu après avoir fauché deux militaires

    En savoir plus

  • Mort du PDG de Total Christophe de Margerie

    En savoir plus

  • Kobané résiste à l'EI, le Premier ministre irakien se rend à Téhéran

    En savoir plus

  • Le Mondial-2022 au Qatar se jouera en hiver, tranche Blatter

    En savoir plus

  • Ebola : Jim Yong Kim, président de la Banque mondiale, appelle à la mobilisation

    En savoir plus

  • Yémen : l’irrémédiable ascension des Houthis, nouveaux maîtres de Sanaa

    En savoir plus

  • Ligue des Champions : à Nicosie, le PSG veut consolider sa première place

    En savoir plus

  • Oscar de la Renta, le célèbre styliste des Premières dames, est mort

    En savoir plus

  • Ankara va faciliter le passage des peshmerga vers Kobané

    En savoir plus

  • Ebola : le transport aérien, dossier épineux de la gestion de l’épidémie

    En savoir plus

  • Procès des journalistes en Papouasie : "Ils n’ont pas commis de faute très grave"

    En savoir plus

  • Tout ce que vous pensez savoir sur Ebola... et qui est faux !

    En savoir plus

L'indemnisation des victimes d'attentats libyens discutée

Dernière modification : 31/05/2008

Les Etats-Unis et la Libye ont entamé des négociations concernant l'indemnisation des victimes américaines de l'attentat, en 1988, contre un vol de la PanAm et de celui contre une discothèque de Berlin en 1986.(Récit : E. Allain)

Les Etats-Unis ont confirmé vendredi avoir entamé à Londres des négociations avec la Libye pour créer un "mécanisme d'indemnisation" des familles de victimes américaines d'attentats libyens.

Dans un communiqué commun publié par le département d'Etat, les deux pays ont précisé avoir mené jeudi et vendredi à Londres des négociations pour parvenir à un accord sur les demandes d'indemnisation" des familles de victimes.

"Les deux parties ont exprimé leur désir de coopérer pour régler toutes les plaintes en suspens de bonne foi et rapidement par la création d'un juste mécanisme d'indemnisation", précise le communiqué.

Ces négociations menées côté américain par David Welch, secrétaire d'Etat adjoint chargé du Proche-Orient et côté libyen par Abdelaati Laabidi, vice-ministre libyen des Affaires étrangères chargé des affaires européennes, avaient été annoncées jeudi par le journal libyen Oya.

Le communiqué ne précise pas si ce mécanisme concerne aussi bien les victimes des attentats libyens que celles des opérations de représailles américaines, comme l'avait affirmé jeudi Oya, quotidien proche de Seif al-Islam, fils du dirigeant libyen, Mouammar Kadhafi.

Mais un haut responsable du département d'Etat ayant requis l'anonymat a laissé entendre que non.

"Oui, c'est une préoccupation qu'ils ont soulevée", a reconnu ce haut responsable.

Mais "nous voudrions que ces plaintes soient retirées", a-t-il ajouté, assurant qu'"aucun financement public américain ne sera utilisé pour satisfaire les demandes" libyennes.

Il a laissé entendre que le règlement pourrait passer par l'intervention d'une tierce partie, comme cela avait été soupçonné à propos du Qatar dans l'affaire des infirmières bulgares libérées après un accord secret négocié par la France.

"Il pourrait y avoir d'autres moyens. D'autres pourraient fournir une réponse humanitaire", a-t-il déclaré sans plus de précision.

Selon le journal Oya, les Etats-Unis auraient accepté de dédommager les victimes des raids américains lancés sur les villes de Tripoli et de Benghazi le 16 avril 1986, tuant 41 personnes et blessant 226, comme le réclamait la Libye.

A l'issue des ces pourparlers, les deux pays devraient signer un accord global garantissant le règlement de toutes les demandes d'indemnisations et "l'arrêt de toutes les poursuites engagées par les deux pays ou leurs citoyens", selon le journal libyen.

L'accord prévoit également la création d'un "fonds humanitaire" qui aura pour mission de régler les demandes d'indemnisation des citoyens des deux pays, précisait Oya.

Tripoli doit encore terminer de régler la totalité des compensations financières aux familles des victimes de l'attentat de Lockerbie, en 1988, qui avait fait 270 morts, ainsi que celui visant la discothèque berlinoise "La Belle", fréquentée par des soldats américains, en 1986 (3 morts et 260 blessés).

En janvier, un juge fédéral américain a également condamné la Libye à verser plus de six milliards de dollars de dommages et intérêts aux familles de sept Américains tués dans l'attentat contre le DC-10 d'UTA au-dessus du Niger en 1989.

Tripoli n'a jamais admis sa responsabilité dans cet attentat qui a fait 170 morts le 19 septembre 1989. Mais en 2004, elle a accepté de verser 170 millions de dollars, en compensation, aux familles des victimes.

En revanche, ce pays a reconnu sa responsabilité dans l'attentat de Lockerbie et signé avec Londres et Washington un accord d'indemnisation des victimes portant sur 2,7 milliards de dollars, soit 10 millions de dollars par famille.

L'accord d'indemnisation a permis la levée des sanctions imposées par l'ONU et les Etats-Unis à la Libye, un premier pas vers la normalisation des relations entre Washington et Tripoli annoncée en 2006.
 

Première publication : 31/05/2008

COMMENTAIRE(S)