Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Fin de règne au Burkina Faso

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Coup d'état au Burkina Faso

En savoir plus

DÉBAT

Violences au Burkina Faso : vers un nouveau coup d'état ? (Partie 2)

En savoir plus

DÉBAT

Crise au Burkina Faso : l’état de siège déclaré (Partie 1)

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Tibéhirine : "Nous voudrions expertiser" les prélèvements, dit Trévidic

En savoir plus

L'INVITÉ DE L'ÉCO

Inès Boujbel, PDG de Deyma

En savoir plus

POLITIQUE

Drame de Sivens : Placé dénonce "l’absence absolue d’empathie" du gouvernement

En savoir plus

POLITIQUE

Bruno Le Roux : il est "indigne" de servir du drame de Sivens

En savoir plus

DÉBAT

Législatives en Tunisie, la désillusion? (partie 2)

En savoir plus

L'AKP contre-attaque sur le voile dans les universités

Dernière modification : 07/06/2008

L'AKP déclare que l'invalidation de la réforme sur le voile dans les universités par la Cour constitutionnelle est une violation de la Constitution. Des éditorialistes turcs estiment que ce jugement préfigure une interdiction de l'AKP.

L'AKP, parti au pouvoir depuis six ans en Turquie, a estimé vendredi soir au terme d'une longue réunion que la Cour constitutionnelle avait violé la Constitution en invalidant la réforme qui levait l'interdiction de porter le foulard islamique dans les universités.
 
Dengir Mir Mehmet Firat, vice-président de l'AKP, a déclaré à la presse à l'issue d'une réunion extraordinaire de six heures
de la direction du parti, présidée par le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan, que la Cour constitutionnelle n'était habilitée qu'à examiner les questions de procédure d'adoption des lois par le parlement et ne pouvait pas se prononcer sur leur contenu.
 
"La décision de la Cour constitutionnelle représente une ingérence directe dans le travail du pouvoir législatif et une
violation flagrante du principe de séparation des pouvoirs", a estimé le vice-président de l'AKP.
 
Firat a refusé d'évoquer les prochaines mesures que prendrait l'AKP, mais a indiqué qu'Erdogan comptait s'exprimer mardi prochain. La possibilité de législatives anticipées n'a pas été évoquée au cours de la réunion, a-t-il assuré.
 
L'invalidation de la loi par la Cour constitutionnelle est un revers majeur infligé à l'AKP, issu de la mouvance islamiste
et menacé de dissolution pour atteinte au principe de laïcité.
 
Pour soutenir le parti au pouvoir, des centaines de femmes voilées ont manifesté après les prières du vendredi à Istanbul
ainsi qu'à Diyarbakir, dans le sud-est du pays.
 
"Maudits soient ceux qui sont derrière les juges (...) Allah est le plus grand", scandaient les manifestantes à Istanbul.
 
Selon de récents sondages, les deux tiers des femmes turques portent d'une façon ou d'une autre une forme de voile et la même proportion est favorable à la levée de son interdiction pour les étudiantes.
 
UNE VICTOIRE DU CAMP LAÏQUE
 
Cette question du voile joue un rôle central dans la tentative de dissoudre l'AKP pour menées antilaïques et de suspendre pour cinq ans de la vie politique 71 de ses membres, dont le chef de l'Etat Abdullah Gül et le Premier ministre.
 
La Cour constitutionnelle doit se prononcer dans les mois qui viennent sur la dissolution de l'AKP. Plusieurs dirigeants
du parti pensent qu'elle décidera effectivement l'interdiction et ils se préparent déjà à créer une nouvelle formation.
 
La Cour constitutionnelle, la plus haute instance judiciaire du pays, a annulé jeudi la réforme autorisant le port du foulard
islamique dans les universités. Elle a jugé que le projet de loi présenté par l'AKP entrait en contradiction avec trois articles
de la constitution turque, dont l'un d'entre eux spécifie que la Turquie est une république laïque.
 
Le désaveu de cette réforme sonne comme une victoire pour l'opposition laïque, qui accuse le parti d'Erdogan de suivre un calendrier secret dans le but d'introduire un système de lois islamiques.
 
L'AKP a toujours réfuté ces allégations et met en avant son bilan en matière de réformes sociales, ainsi que sa volonté
affichée ces dernières années d'adhérer à l'Union européenne.
 
Le camp laïque, avec à sa pointe l'armée, les juges et les recteurs d'université, a salué l'abandon de cette réforme.
 
"Si la Turquie est un Etat démocratique, laïque, nous devons respecter les décisions (de la Cour constitutionnelle)", a
déclaré le général Yasar Buyukanit.

Première publication : 07/06/2008

COMMENTAIRE(S)