Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

"Ville morte en RDC" : une mobilisation inégale dans le pays

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Syrie: la Turquie sur tous les fronts

En savoir plus

FOCUS

Vidéo : au Niger, les enfants de plus en plus touchés par la malnutrition

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Tonino Benacquista, roi du romanesque

En savoir plus

LE DUEL DE L’ÉCO

Montebourg, Sarkozy : leurs propositions pour redresser l'économie française

En savoir plus

LE DÉBAT

Destruction des mausolées de Tombouctou : un procès historique devant la CPI

En savoir plus

LE DÉBAT

Destruction des mausolées de Tombouctou : un procès historique devant la CPI (partie 1)

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCO

L'État français a-t-il volontairement omis des détails dans un rapport sur Renault ?

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Renzi, Merkel et Hollande sont sur un bateau"

En savoir plus

Bob Dylan, le peintre, expose à Londres

Dernière modification : 10/06/2008

L'icône américaine de la musique pop, Bob Dylan, n'est pas seulement un musicien hors pair, vénéré par toute une génération, il peint aussi. Ses toiles sont exposées à partir du 14 juin dans une galerie d'art prestigieuse de Londres.

Et, en plus, il dessine et il peint... Bob Dylan est à l’affiche à partir du 14 juin d’une exposition d’art qui fait écho à sa poésie, sa prose et sa musique, dans l’une des galeries les plus prestigieuses de Londres.

Récemment distingué par un prix Pulitzer reconnaissant "sa profonde influence sur la musique populaire et la culture américaines, marquée par des compositions lyriques d’une exceptionnelle puissance poétique", Dylan, le barde de générations successives, expose à partir du 14 juin 80 peintures réalisées récemment à partir d’épures, de dessins et de croquis faits à chaud, "sur la route", d’une tournée à l’autre de 1989 à 1992.

Ces "Drawn Blank Series" représentent la plus importante collection d’oeuvres de Dylan jamais assemblée.

L’homme aux 110 millions d’albums musicaux vendus et détenteur d'un Oscar d'Hollywood, donne accès dans un foisonnement de couleurs aux arrières scènes, rappelle les décors répétitifs des chambres d’hôtel et livre quelques coups d’oeils furtifs aux villes et paysages entrevus lors de ses cent jours en moyenne de tournées par an, depuis plus de quatre décennies.

Il y a des natures mortes - ces trois chaises ou cette corbeille de pêches-, une série de vases de tournesols à la Van Gogh, une piscine de motel, ou encore, ce relais-routier pour chauffeurs de poids-lourds.

Au fil des tableaux on retrouve cette vision de l’Amérique des chansons et de la poésie de Dylan entrelacée dans un jeu de couleurs aux cieux jaunes, bleus ou verts au-dessus de rails de chemins de fer qui filent vers l’infini comme sur la pochette de l’un de ses albums mythiques.

Il y a même un clin d’oeil à la Statue de la liberté que côtoie un personnage avec un tee-shirt à l’inscription "cowboys", avec pour slogan sur le dessin: "le viol n’est pas du sexe".

De peinture en peinture s’assemblent les ingrédients et le quotidien de l’errance de l’artiste en tournée faits parfois de solitude et d’anonymat. Cela débouche sur une galerie de portraits saisis sur le vif.

Et il y a une évidence: Dylan ne fait pas mystère de son amour pour les femmes avec leurs silhouettes gracieuses et leurs robes de couleurs. Les "deux soeurs" - une des oeuvres maîtresse exposées- l’une habillée, l’autre en soutien-gorge sont allongées sur un lit, complices et envoûtantes.

Le peintre Bob Dylan viendra-t-il voir cette exposition inaugurée à Londres quelques jours après son 67ème anniversaire ? Il aimerait bien, a-t-il confié au Times, mais ne sait pas encore s’il pourra se détourner en temps voulu de son actuelle tournée de concerts.

Il se moque des admirateurs et critiques qui croient pouvoir faire une lecture psycho-analytique de ses peintures :"ces soi-disant connaisseurs de Dylan n’ont pas la moindre idée de qui je suis", a-t-il expliqué au Times depuis le Danemark où il se produit actuellement. "Chaque peinture me transmet un message différent selon les couleurs que j’y applique", explique-t-il.

Mais il ne pourra pas nier qu'au-delà de ce paysage du Dakota du Sud, ou de la rivière de Chicago entrevue d'un coin de fenêtre, ces peintures ne nous restituent pas simultanément sa voix éraillée avec ses aigus qui se perdent dans une note d'harmonica.
 

Première publication : 10/06/2008

COMMENTAIRE(S)