- Ehoud Olmert - Fouad Siniora - Liban
Le Liban a rejeté mercredi l'appel lancé la veille par le Premier ministre israélien Ehud Olmert en faveur de négociations de paix bilatérales avec l'Etat hébreu, estimant que les questions en suspens entre les deux pays faisaient l'objet de résolutions internationales.
"Les questions bilatérales en suspens entre le Liban et Israël sont régies par des résolutions internationales qu'Israël doit obligatoirement respecter, notamment la 425 et la 1701" du Conseil de sécurité et "ne peuvent faire l'objet de négociations politiques", a déclaré le gouvernement libanais dans un communiqué.
"Israël doit se retirer des territoires qu'il occupe encore. Il doit également respecter la souveraineté du Liban sur son territoire et son eau, libérer ses détenus et fournir les cartes des mines et des sous-munitions (...) pour que l'accord d'armistice entre en vigueur à nouveau", ajoute le communiqué.
La résolution 425 appelle au retrait d'Israël des territoire libanais occupés. L'Etat hébreu avait retiré son armée du sud du Liban après 22 ans d'occupation, mais occupe toujours le secteur des fermes de Chebaa, situé aux confins du Liban, de la Syrie et d'Israël, et dont la souveraineté est revendiquée par Beyrouth.
Israël estime que ce secteur fait partie du Golan syrien conquis en 1967 puis annexé.
La résolution 1701, qui avait mis fin à la guerre de l'été 2006 entre Israël et le Hezbollah, appelle au retrait de ce territoire et propose que l'ONU l'administre dans l'attente d'un règlement de la question entre les trois pays.
M. Olmert a appelé le Liban à engager des négociations avec son pays dans la foulée des pourparlers indirects menés actuellement avec la Syrie.
"Je serais content si après l'annonce des discussions avec la Syrie, le gouvernement libanais annonçait être prêt à ouvrir des discussions bilatérales directes avec Israël", a-t-il déclaré, cité par un haut responsable de son bureau.
Israël et la Syrie ont annoncé le 21 mai avoir engagé ces négociations indirectes sous les auspices de la Turquie, portant sur un retrait israélien du plateau du Golan en échange de la paix.


























Commentaires (3)
Pieds et mains liees
La nouvelle donne au Liban a donné au Hezbollah un droit de veto, donc quoi que dise Fraid,
JAMAIS LE Liban poura dans ces conditions entammer quoi que ce soit avec Israel meme so Israel dit oui à tout
respect des résolutions...
il ne s'agit pas d'amitié avec israel mais de respecter les résolutions de l'onu point-barre
Le liban n'est pas devenu un "ami d'Israel"
Ce n'est pas parce que le Liban a retrouvé une unité politique qu'il a renoncé à sa souveraineté face à Israël. Hormis Olmert, peu de gouvernant imagine le Hezbollah commencer des négociations avec Israel. Le conflit Israelo Palestinien ne sera pas résolu par des pourparlers bilatéraux entre Israel et chaque pays de la région. Il est trop "profond" pour être résolu de cette façon. La diplomatie va devoir trouver une approche plus "innovante" donc plus risqué comme un projet d'intégration régionale. Il faudrait pour cela que les grandes puissances réduisent leurs capacités de nuisance dans la région.
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