Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Méditerranée : Deux fois plus de morts que pour le Titanic en un an

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"J'y pense et puis j'oublie "

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Les nouveaux boat people"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

Après Google, Gazprom dans le viseur de Bruxelles

En savoir plus

DÉBAT

Naufrages de migrants, l'Europe face à l'urgence (partie 2)

En savoir plus

DÉBAT

Naufrages de migrants, l'Europe face à l'urgence (partie 1)

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Reprise des manifestations en Guinée

En savoir plus

DEMAIN À LA UNE

Reconnaissance du génocide des Arméniens : quel rôle joue la France ?

En savoir plus

DEMAIN À LA UNE

Centenaire du génocide des Arméniens entre commémoration et provocations turques

En savoir plus

Bachar al-Assad invité au défilé du 14 juillet en France

Dernière modification : 13/06/2008

Le président syrien Bachar al-Assad est officiellement invité à assister au défilé du 14 juillet en France, comme l'ensemble des participants au sommet de l'Union pour la Méditerranée, qui se tient à Paris la veille. (Précisions : G. Auda)

PARIS - Le président syrien Bachar al Assad a été invité à assister au défilé du 14-Juillet, au même titre que l'ensemble des participants au sommet de l'Union pour la Méditerranée qui se tiendra la veille à Paris, a-t-on déclaré jeudi à l'Elysée.
 

Bachar al Assad n'a pas confirmé sa présence aux cérémonies de la fête nationale française mais son invitation a été
critiquée par des responsables socialistes et des défenseurs des droits de l'homme.
 

En marge d'une visite de Nicolas Sarkozy au Liban samedi dernier, Paris a annoncé que son conseiller diplomatique Jean-David Lévitte et le secrétaire général de l'Elysée Claude Guéant, se rendraient prochainement à Damas.
 

Le chef de l'Etat français souhaite renouer le dialogue avec la Syrie, mais il a clairement indiqué lors de sa visite à Beyrouth qu'un rapprochement ne se ferait pas au prix d'un fléchissement de la position de la France en faveur de la souveraineté du Liban.
 

"Je considère que c'est une main tendue parce qu'on voudrait qu'un espoir de paix, de pacification des relations avec les voisins de la Syrie arrive, se produise", a déclaré sur RTL la secrétaire d'Etat aux Droits de l'homme, Rama Yade..
 

"Les contacts ont été rompus lorsque c'était nécessaire. Aujourd'hui il y a des facteurs nouveaux, donc on laisse une chance à la paix", a-t-elle ajouté.
 

Le dialogue franco-syrien avait été suspendu par Jacques Chirac après l'assassinat de l'ancien Premier ministre libanais, Rafic Hariri. Une commission d'enquête internationale a mis en cause des responsables syriens dans l'opération.
 

La secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice, a commenté mercredi l'initiative française avec scepticisme. Ce qui importe n'est pas le "messager" mais le "message" transmis à Damas, a-t-elle déclaré dans l'avion qui la transportait vers Paris où elle a assisté jeudi à la conférence sur l'Afghanistan.
 
"PERSONNALITÉS AMIES"
 
Il faut dire à la Syrie, entre autres, "qu'elle doit saisir toutes les possibilités offertes par les discussions indirectes que la Turquie est en train d'organiser avec les Israéliens", qu'elle doit respecter les résolutions des Nations unies 1559 et 1701 "l'appelant à ne pas interférer dans les affaires libanaises" et "avoir l'assurance" que Damas reconnaisse le tracé de sa frontière avec le Liban et nomme un ambassadeur à Beyrouth.
 

"Si tels sont les messages, je pense que n'importe quel messager fera l'affaire", a-t-elle ajouté.
 

Plusieurs ténors du Parti socialiste français ont protesté contre l'invitation d'Assad aux cérémonies du 14-Juillet.
 

Le 14-Juillet, "c'est le moment où les Français se rassemblent et où l'on marque, à l'occasion, des invitations à des personnalités qui sont amies de la France et reconnues comme telles", a déclaré Pierre Moscovici sur France Info.
 

"Je trouve là-dedans de l'inconstance, de la naïveté à l'occasion, un déficit d'éthique et je ne voudrais pas qu'on se précipite (...) en oubliant ce qu'ont été les responsabilités de la Syrie au Liban", a ajouté le secrétaire national du PS chargé des relations internationales.
 

Le Premier secrétaire du PS, François Hollande, y voit lui aussi "un symbole fâcheux".
 
"On a déjà suffisamment souffert lors de la visite du président (libyen Mouammar) Kadhafi (en décembre, NDLR) pour qu'on n'impose pas à tous nos amis et aux Français la présence du président syrien", a-t-il déclaré sur Europe 1.
 

Quant au maire de Paris Bertrand Delanoë, il avait déclaré dimanche : "Je ne crois pas qu'on en soit au point de l'inviter pour une visite d'Etat. Je ne conseille pas de l'inviter le 14-Juillet".  Reporters sans frontières s'est dit "scandalisée".

"Nicolas Sarkozy va de renoncement en renoncement. Après avoir accueilli à bras ouverts le président libyen Mouammar Kadhafi (...) il s'apprête à commémorer le 14-Juillet, fête de l'indépendance et de la liberté, au côté du président de l'un des régimes les plus répressifs au monde", écrit l'association dans un communiqué.

Première publication : 12/06/2008

COMMENTAIRE(S)