Découvrez les trois articles de FRANCE 24 sur le référendum en Irlande :
1. Le sort de l’UE est entre les mains des Irlandais
2. L’économie pèse sur le référendum irlandais
3. Les paysans troquent leur oui contre un accord favorable avec l’OMC
Le sort du traité européen simplifié de Lisbonne est aujourd'hui entre les mains des Irlandais, seuls Européens à se prononcer par référendum. Les 27 Etats-membres de l’Union européenne attendent l’issue d’un scrutin serré.
Le camp du "oui", mené par les principaux partis au gouvernement, s’est battu pour convaincre les électeurs de ratifier un texte qui propose notamment de créer un poste de président de l’Union, un véritable poste de ministre des Affaires étrangères et un système de vote plus démocratique.
Le traité de Lisbonne a pour vocation de remplacer la constitution européenne, condamnée par les "non" aux référendums français et néerlandais en 2005. Alors que le Premier ministre irlandais Brian Cowen et d’autres leaders politiques insistent sur le fait qu’il n’y a pas de plan B en cas d’un nouveau rejet, le parti nationaliste Sinn Fein les accuse de vouloir forcer les électeurs à voter "oui".
Les dernières salves de la campagne
Selon Eve Irvine, envoyée spéciale de FRANCE 24 à Dublin, le camp du "oui" a tenté jusqu’au dernier moment de séduire les électeurs irlandais. "Le Premier ministre Brian Cowen décrit ce jeudi comme une journée historique pour le pays. Les électeurs irlandais vont décider s’ils veulent demeurer des membres favorables de l’UE ou bien retourner à une issue incertaine", précise Eve Irvine.
Brian Cowen a lancé une dernière offensive, mercredi, avec une tournée dans ses Midlands natales et a exhorté la population à se rappeler le rôle qu’a joué l’UE dans le boom économique du pays, dans les années 90.
Mais selon les opposants au traité, comme le parti nationaliste Sinn Fein, les électeurs ne doivent pas être "forcés" à accepter le texte. Ils demandent aussi à l’UE une renégociation du traité de Lisbonne sur la protection de la souveraineté de l’Irlande et sa neutralité militaire.
Selon les sondages, le résultat sera très serré. Le camp du "non" a été encouragé par un texte très complexe et donc peu compréhensible. Même Brian Cowen, qui a remplacé Bertie Ahern au poste de Premier ministre il y a un mois, a avoué n’avoir pas lu le traité dans son intégralité.
Les points de désaccords du traité
De Dublin, la spécialiste des questions européennes, Caroline de Camaret, explique que les Irlandais ont peur de perdre leur commissaire européen, "leur lien direct avec Bruxelles", puisque selon le traité de Lisbonne, la Commission européenne deviendrait rotative.
La veille du scrutin, Declan Ganley, homme d’affaires et fondateur de l’organisation Libertas, a quant à lui pressé encore une fois les électeurs à voter "non", pour que l’Irlande continue à être entendue en Europe. Selon lui, ce traité effacerait la voix irlandaise.
De plus, selon Caroline de Camaret, la création d’un ministre des Affaires étrangères européen inquiète les Irlandais, particulièrement attachés à leur neutralité diplomatique. "En 2001, les Irlandais avaient obtenu des concessions de la part de l’UE sur ce point, après le rejet du traité de Nice", explique-t-elle.
Quant à l’issue du scrutin, le taux de participation est un critère "particulièrement important" pour les défenseurs du "oui" car plus il est faible, plus le "non" risque de l’emporter. En 2001, l’Irlande avait failli mettre en échec le traité de Nice dans un référendum où le taux de participation n’atteignait que 35 %.
















Commentaires
Pourquoi populiste ?
Pourquoi populiste, un referedum est ce qu'il y a de plus democratique (demos en grec = peuple et cratie = pouvoir).
Si le peuple vote non, on doit respecter la decision, et un referendum, devrait etre defait que un autre referendum.
Un cadeau pour l'Europe
Je vois que l'Irlande a vite oubliée cette immense l'aide financière de l'UE...
L'Europe aux mains des peuples
Quelle est donc cette Europe qui serait menacée par le vote d'un peuple souverain à qui l'on demande de valider une organisation politique. Ajoutons qu'elle fut lâchement conçu par des leaders européens afin de pouvoir user et abuser du pouvoir que leur confère leur élection nationale pour régler leurs affaires au plus grand bénéfice de quelques uns sans se soucier de l'intérêt de la grande majorité des Européens.
Les partisans du "OUI" devrait comprendre, qu'en politique, dans un régime démocratique, en dernière instance, c'est toujours le peuple souverain qui décide. Donc quelque soit le résultat, c'est une élection et l'issue sera la meilleure décision possible.
LE GRAND JEU ?
Je voudrais avoir le choix de dire: NI OUI NI NON - arrachage de cheveux cette Europe;))
Français et Hollandais, à quoi ont-ils dit non?
Ils n'ont pas lu le traité ! Sans doute même pas le préambule !
Un avis non éclairé ne sert à rien et ne veut rien dire. Sans effort, sans vertu, sans réflexion personnelle, pas de démocratie.
Il n'y a donc pas comme certains le disent, de déni de démocratie puisque dès le départ, les chances d'expression des citoyens sont ignorées d'eux-mêmes ! Tous agissent comme des moutons suivant l'humeur du moment et l'opinion politiquement correcte que leur balancent les médias.
Le pouvoir de dire non ?
C'est toujours aussi délirant, cette histoire de référendum sur l'Europe. TOUS les pouvoirs en place affichent publiquement leur crainte de voir leurs peuples désavouer leurs choix. Si on écoute les politiques, les médias de tous les pays, il n'y a qu'un choix : voter oui. POURQUOI ALORS PROPOSER des référendums ??? A t-on le droit de voter NON ? Peut-on voter non sans se faire accuser de populisme, xénophobie et autres injures ? Si le choix est de ne voter que oui, pourquoi alors proposer des référendums ???? Pourquoi les Irlandais votent et pas les autres ? Encore une incohérence.
Rappel : les peuples français et hollandais ont voté NON il y a 3 ans. Les gouvernements français et hollandais les ont magistralement zappé en enterrant ce vote démocratique.
Les Irlandais vont peut-être voter non. N'en déplaisent à leur gouvernement et leurs médias. la vraie vie n'existe pas dans les bureaux de Bruxelles....
Un référendum? Mais pour quoi faire?
Si même le premier ministre n'a pas lu tout le texte, comment demander au peuple de se faire une idée sur le sujet?
REFERENDUM
Je pense que vous avez compris quand j'ai écris un non,je serais surpris, j'aurai dû ajouter surpris que ce ne soit pas le non qui passe. D'ailleurs dans un autre REAGIR je le dsais clairement. Merci.
REFERENDUM
UN NON ! JE SERAIS SURPRIS CAR SE SONT LES FRANCAIS QUI ONT DIT NON LES PREMIERS.
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