IRLANDE - REFERENDUM
Les Irlandais votent le 12 juin pour le traité de Lisbonne. Leur cahier de doléances (chargé) peut mettre en péril les avancées de la construction européenne : en cas de non, ni plan B, ni plan C.
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Lisez aussi Le traité de Lisbonne est entre les mains des Irlandais


Comme en France en 2005, le non irlandais a fait campagne sur l’idée d’un "better treaty", un meilleur traité. Une renégociation que la coalition hétéroclite des "nonistes" appelle de ses vœux, en précisant qu’elle a acheté des billets d’avion aller-simple pour Bruxelles aux leaders des trois principaux partis partisans du oui, pour qu’ils partent convaincre les Européens de retravailler un texte plus favorable aux intérêts vitaux irlandais.
 
On ne connaît pas le contenu de leur plan B, et le président de la Commission, Jose Manuel Barroso, a indiqué qu’aucun plan B n’existait ni n’était possible. Un non irlandais en 2008 n’aurait probablement pas le même impact que les non français et néerlandais, il y a trois ans.
  
Il n’est pas sûr que les 27 choisissent de s’asseoir à nouveau à la table des négociations pour sortir de la crise : ils pourraient tout bonnement et simplement abandonner toute velléité de produire une réforme institutionnelle, effrayés par le risque de se casser encore les dents sur un non populaire.
 
Pas sûr non plus qu’ils privilégient, comme en 2001, quand l’Irlande avait rejeté le traité de Nice, la piste d’un nouveau vote imposé aux Irlandais. En effet, la classe politique irlandaise, le tout nouveau Premier ministre Brian Cohen en tête, sortirait tellement affaibli d’un non en 2008 qu’elle serait jugée incapable de redresser la barre en 2009.
 
Les perspectives des Européens face à un non sont des plus sombres : chamboulé, l’agenda de Nicolas Sarkozy pour sa présidence française de l’Union européenne, fourmillant d’initiatives et de propositions ! La crise de décision serait patente en Europe, d’autant que les 27 espéraient nommer un président de l’Union européenne permanent - selon les termes du traité de Lisbonne -, dès  janvier 2009. Après la crise, l’Europe craint de voir se rejouer le scénario de la crise, un scénario pour lequel elle ne sait imaginer un happy-end.

Caroline de Camaret
Commentaires (6)

Mais d'abord ou se trouve le siège de l'Europe

La capitale de l'Europe est-elle Bruxelle ou Strasbourg?. L'Europe à cette avantage, c'est que les lobbyistes n'ont plus à faire la tourner des capitales européenes pour faire leurs marchés, ils peuvent acheter tous les députés au même endroit. Mais ils aimeraient bien ne pas se ridiculiser comme les députés qui déménagent d'un siège de l'Europe à l'autre avec armes et bagages au gré des réunions.
Chaque pays se plaint des dysfonctionnements de son administration et bien avec l'Europe ceux ci seront mutipliés par 27.
C'est dommage car l'idée de base de l'Europe était intérréssante.
Pour le NON irlandais évitons les noms de catastrophe comme le Tsunami personne ne sera tué

referendum irlandais

un tsunami pour qui????
pour la mafia industrialo-politico-financiere- surement, mais pour le citoyen européen cela ne va pas changer grand chose .

Et le oui....

Et le oui, un tsunami pour les travailleurs......

Un cadeau pour l'Europe

Je vois que l'Irlande a vite oubliée cette immense l'aide financière de l'UE...

:D

Tanaïs,
belle réaction.

Néanmoins un non mettrai l'Europe dans l'impasse.

Faut pas désespérer Bruxelle

Allons donc, il y a plein de solutions, on les refait voter, ou on passe par leurs députés, ou on refait un référendum du genre: Oui au traité ou sinon vous devenez un département anglais,
ou finalement, on tire la conclusion qui s'impose et on abandone définitivement le suffrage universel direct en Europe pour rester entre gens raisonables:
Ceux qui ont tout compris sur l'intérêt des OGM, sur celui de généraliser les farines animales, sur l'intérêt pour les peuples à consommer du poulet javel, les aliments parfumés à l'huile de moteur.

Ceux qui comprennent les avancées sociales constantes qui nous sont amenées sur un plateau:
En finir avec l'injustice sexiste, qui ne permettait pas aux femmes de faire les 3/8
En finir avec l'injustice qui ne permettait pas à un travailleur de travailler au delà de 47 heures par semaines. maintenant, y plus de marge, possible jusqu'à 60 heures.

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