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L’Italie se qualifie pour les quarts et renvoie les Bleus à la maison

Dernière modification : 18/06/2008

Blessure de Ribéry en début de match, penalty et carton rouge pour Abidal : au terme d'un match catastrophe, les Bleus sont éliminés de l'Euro par l'Italie, qui accompagne les Pays-Bas en quarts de finale. (Récit : N. Germain)

Pour voir tous les résultats de l'Euro 2008 et les commentaires de nos Observateurs, cliquez ici.

 

 

L'équipe de France a été éliminée au premier tour de l'Euro-2008, au terme d'un cauchemar absolu, avec la sortie sur blessure de Ribéry, l'exclusion d'Abidal et la victoire de l'Italie (2-0), ce frère ennemi qualifié, lui, pour les quarts, après ce match mardi à Zurich (gr. C). L'heure du bilan, désastreux (un nul, deux défaites), a donc sonné pour le sélectionneur Raymond Domenech. Le grand ménage est pour bientôt chez les Bleus.


Domenech ne pourra sans doute pas garder sa place. Il ne lui sera rien pardonné. Ni sa confiance accordée à des cadres vieillissants, ni ses choix (Mexès aurait fait du bien dans la liste des 23 quand on décide de se passer de Thuram, comme mardi à Zurich), ni sa gestion d'une équipe de France repliée sur elle-même. Les murs de la "Maison Bleue" se sont déjà sérieusement effrités, quand Vieira a insinué lundi soir devant la presse une erreur de diagnostic concernant sa blessure.
Il faut aussi s'attendre à un turn-over des générations en vue des qualifications pour le Mondial-2010 qui commenceront cet automne. Thuram et Makelele vont sans doute partir. Quid de Coupet et Vieira?

 

Donadoni sauve sa tête


De l'autre côté des Alpes, Roberto Donadoni a sauvé sa tête et peut dire merci aux Pays-Bas d'avoir joué le jeu en battant les Roumains (2-0) dans l'autre match du groupe. Les Bleus étaient donnés favoris, ils repartent de Suisse après un Euro indigne de leur statut.


En aurait-il été autrement si le ciel n'était pas tombé sur la tête des Français en première période mardi? Faux problème, les Bleus auraient dû assurer avant ce dernier match dans ce "groupe de la mort".


Domenech avait tranché au moment de composer son équipe: exit Thuram et Sagnol, deux des grognards de la défense. Dur pour Thuram, 36 ans, 142 sélections, record en France, pour qui c'était sans doute son dernier match avec les Bleus, et qui reste donc sur une cinglante défaite 4-1 contre les Pays-Bas. Une triste sortie peu en rapport avec son immense carrière.

 

Mais Domenech n'avait pas prévu que Ribéry sortirait sur blessure (au niveau de la cheville gauche) dès la 8e minute après un contact avec Zambrotta, sur une pelouse glissante. Comme si la perte du stratège bleu ne suffisait pas, Abidal, choisi pour remplacer Thuram dans l'axe, a accroché Toni dans la surface. La sanction fut immédiate: exclusion et penalty réussi par Pirlo (0-1, 25e). Dur pour Coupet, qui réalisa un bon match. Et que dire de ce coup franc de De Rossi malheureusement dévié dans ses buts par Henry (0-2, 62e)?

 

"A la maison!"


Difficile à avaler plus généralement pour une équipe de France, qui, sans être géniale, avait bien démarré (sans Malouda, chassé de son côté gauche par Ribéry, tandis que Govou était placé à droite au milieu) avec deux corners en trois minutes. Mais il aurait fallu faire ça dès les premiers matches...

 

Dommage aussi pour les vice-champions du monde, qui ont continué à produire du jeu avec leur paire d'attaque Henry-Benzema, même en infériorité numérique. Le jeune lyonnais de 20 ans était cette fois autrement plus en jambes et moins timide que lors du match contre la Roumanie le 9 juin (0-0) mais il s'est heurté à un grand Buffon (74e).
Les Italiens peuvent toutefois se faire du souci, étant longtemps incapables de faire la différence à 11 contre 10, durcissant leur jeu en guise de réponse aux éclairs offensifs français.

 

Les partenaires de Toni ont manqué trop d'occasions, un mal qu'il leur faudra corriger pour la suite de la compétition, le 22 juin face à l'Espagne, en quart de finale à Vienne. Les spectateurs italiens ont scandé "A la maison!" en fin de match... Pour l'équipe de France, la suite s'écrit remise en question.

 

La Roumanie bute sur le mur néerlandais

 

L'attaquant néerlandais Klaas-Jan Huntelaar est sorti de l'ombre de son compatriote Ruud van Nistelrooy en inscrivant mardi soir à Berne le premier des deux buts condamnant la Roumanie (2-0), offrant ainsi indirectement une place en quarts de finale à l'Italie.

 

L'attaquant des Pays-Bas, titularisé à la place de "Van Gol" au sein d'une équipe B -le sélectionneur Marco van Basten avait effectué neuf changements par rapport à l'équipe de départ qui avait battu la France (4-1) vendredi- a saisi sa chance à pleines mains.

 

A la 54e minute, il s'est trouvé à la réception d'un centre d'Ibrahim Afellay, subtilement dévié par Orlando Engelaar, pour tromper Bogdan Lobont d'un efficace intérieur pied droit.

 

Un geste typique pour ce véritable "renard des surfaces", auteur de 33 buts (en 34 matches) cette saison en Championnat des Pays-Bas pour le compte de l'Ajax Amsterdam.


Un but qui a sapé le moral de Roumains finalement battus 2 à 0 après un autre but inscrit par Robin van Persie à la 87e minute.

 

Mardi soir à Berne, Huntelaar a inscrit son huitième but en treize sélections. Beau rendement.

 

Juventus, Real, Manchester

 

Son nom était apparu une première fois dans les médias internationaux en 2006, quand il avait permis aux Pays-Bas de remporter le Championnat d'Europe espoirs, marquant notamment un but en demi-finales contre l'équipe de France des moins de 21 ans et deux en finale contre l'Ukraine.

 

Grand (1,86m), bon des deux pieds, excellent de la tête, rapide: Huntelaar est à bien des égards comparable à Van Nistelrooy, à qui il conteste avec de plus en plus d'insistance la place d'attaquant à la pointe du 4-3-2-1 mis en place par Van Basten.

 

Suivi par plusieurs grands clubs étrangers (en particulier le Real Madrid, Manchester United et la Juventus Turin, selon les médias néerlandais), ce jeune (24 ans) rouquin formé au PSV Eindhoven avant d'être révélé à Heerenveen puis d'exploser définitivement à Amsterdam, ne devrait pas tarder à être reconnu en Europe.

 

Marco van Basten, qui deviendra entraîneur de l'Ajax au terme de cet Euro, voudrait conserver "encore un an" le buteur dans l'effectif amstellodamois.

 

Mais le but inscrit mardi face à la Roumanie risque bien d'aiguiser encore un peu plus l'appétit des recruteurs. Et le service rendu à l'Italie pourrait bien valoir à Klaas-Jan Huntelaar un prochain appel du pied de la Juventus.

 

 

Première publication : 17/06/2008

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