Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Bioéthique : coup d'envoi de 6 mois de débats

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Sénégal-Casamance, toutes les autorisations de coupe de bois suspendues

En savoir plus

POLITIQUE

Notre-Dame-des-Landes : une décision moins risquée pour l’exécutif ?

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Cinéma : sur le tapis rouge du dernier film de Spielberg, "Pentagon Papers"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

Péninsule coréenne : la diplomatie des Jeux olympiques fait "fondre la glace"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCO

Aux États-Unis, l'ardoise fiscale s’alourdit pour Apple

En savoir plus

FOCUS

Moyen-Orient : enquête sur le phénomène galopant des tempêtes de sable

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

Sommet franco-britannique : la "diplomatie du tapis"

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Notre-Dame-des-Landes : le gouvernement abandonne

En savoir plus

Boeing obtient gain de cause face à EADS

Dernière modification : 18/06/2008

La Cour des comptes américaine a conclu que le Pentagone avait "commis des erreurs significatives" dans l'attribution du marché pour des avions ravitailleurs à EADS et Northrop Grumman, au détriment de Boeing. (Récit : L. Dupont)

La Cour des comptes américaine (GAO) a donné raison mercredi au constructeur aéronautique Boeing qui contestait les conditions dans lesquelles l'armée de l'Air avait attribué un énorme contrat d'avions ravitailleurs à l'européen EADS et l'américain Northrop Grumman.
   
"Notre étude nous a conduit à conclure que l'armée de l'Air a commis nombre d'erreurs significatives qui pourraient avoir affecté le résultat d'une compétition qui était serrée entre Boeing et Northrop Grumman", estime la Cour dans un rapport dont l'AFP a obtenu une copie.
   
Une réaction officielle de l'armée de l'Air était attendue dans l'après-midi. "L'Armée de l'air a été informée du rapport du GAO, nous étudions les conclusions et recommandations", a indiqué son porte-parole, le capitaine Mike Andrews.
   
Mardi, le Pentagone avait jugé qu'un nouveau retard dans le renouvellement de sa flotte d'avions ravitailleurs poserait un "vrai problème". "C'est l'acquisition prioritaire de l'armée de l'Air, nous sommes en retard de dix ans, l'âge moyen de cette flotte est de 47 ans", avait alors fait valoir le porte-parole du Pentagone, Geoff Morrell, lors d'une conférence de presse.
   
Dans son rapport, le GAO, organisme compétent pour étudier les plaintes d'entreprises évincées de marchés publics, note sept points qui ont pu, à son sens, fausser la compétition.
   
La Cour, dont l'avis est pratiquement toujours suivi par les pouvoirs publics, recommande à l'armée de l'Air de "rouvrir les discussions" avec les deux groupes qui étaient candidats à ce contrat de 35 milliards de dollars.
   
Elle lui suggère aussi "d'obtenir des propositions révisées, de réévaluer les propositions réévaluées et de prendre une nouvelle décision sur la sélection de son fournisseur, cohérente avec (sa) décision".
   
Cette compétition - à haute teneur politique -  a opposé pendant des années le KC-45, une version militarisée de l'A330 de l'européen Airbus, et le KC-767, un dérivé du 767 de l'américain Boeing.
   
Le 29 février, l'armée de l'Air américaine avait choisi EADS, maison mère du constructeur aéronautique Airbus, et l'américain Northrop pour fournir 179 avions ravitailleurs. Cette décision avait suscité une levée de boucliers protectionnistes au Congrès.
   
Le Pentagone a récemment reconnu avoir commis des erreurs dans l'évaluation des offres pour cet énorme contrat, mais Northrop et EADS s'étaient montrés confiants dans l'issue de l'étude du GAO, estimant que celles-ci étaient mineures.
   
Mercredi, peu après la publication des conclusions du GAO, l'action de l'avionneur Boeing est montée de près de 2% à la Bourse de New York. Vers 17H45 GMT, l'action Boeing ne prenait plus que 0,93% à 75,11 dollars. L'action Northrop, qui avec l'européen EADS voit ainsi son contrat remis en cause, reculait en revanche de 1,69% à 69,89 dollars.
 

Première publication : 18/06/2008

COMMENTAIRE(S)