L'islamiste Abou Qatada, un temps considéré comme le chef spirituel d'Al-Qaïda en Europe, a été remis en liberté mais s'est vu interdire de se rendre dans une mosquée, a-t-on appris mardi de source officielle.
Cette mesure décrétée début mai par la Commission d'appel spéciale des affaires d'immigration (Siac) avait été condamnée par le gouvernement britannique qui cherche à obtenir son extradition vers la Jordanie.
Omar Mahmoud Mohammed Othman, alias Abou Qatada, fera l'objet d'un contrôle judiciaire strict, ne pouvant sortir de chez lui que deux heures par jour. Il devra porter un bracelet électronique et ne pourra pas se rendre dans une mosquée, a précisé la SIAC. Il lui est également interdit de rentrer en contact avec plusieurs personnes, dont Oussama ben Laden.
Dans un premier temps, un porte-parole de la SIAC avait indiqué qu'il serait "remis en liberté aujourd'hui (mardi) ou demain". Il a finalement quitté la prison de Long Martin dans l'ouest de l'Angleterre aux environs de 20H20 (19H20 GMT) dans une Peugeot de couleur argent dissimulé derrière une couverture, assis sur le siège arrière.
Le porte-parole du ministère de la Justice contacté par l'AFP s'est refusé à tout commentaire.
Abou Qatada, figure de proue de la mouvance islamiste à Londres, était arrivé au Royaume-Uni en 1993. Il avait été arrêté en 2002 et a passé trois ans en prison. Il avait été renvoyé derrière les barreaux en août 2005 dans le cadre des mesures de répression de terroristes présumés après les attentats survenus à Londres cet été là.
La ministre britannique de l'Intérieur, Jacqui Smith, s'était déclarée "extrêmement déçue" en mai, lors de la décision de remise en liberté, promettant "toutes les mesures nécessaires afin de protéger le public".
La justice avait accordé en avril à Abou Qatada le droit de faire appel de son extradition vers la Jordanie, une décision que conteste à son tour devant la justice le gouvernement britannique.
L'islamiste invoque les risques qu'il soit torturé ou victime de mauvais traitements en cas d'expulsion vers la Jordanie, où il a été condamné à deux reprises, en 1998 et 2000, à 15 ans de travaux forcés par la Cour jordanienne de sûreté de l'Etat.




















Commentaires (1)
abou quatada en liberte o
quand la démocratie met en danger la démocratie;
mr abou quatada ne veut pas etre expulsé par peur d'etre maltraité et torturé par las autorités de son pays d'origine.Se pose- t-il les memes questions lorsqu'il organise et soutient avec ses comparses d'el quaîda les actes terroristes et que des innocents pour ceux qui en rechappent restent a jamais meurtris et torturés par les effets physiques et psychologiques de ces actes....l'erreur des grandes nations modernes est de vouloir considéré que la démocratie peut etre pratiqué et appliqué à tous les individus et a toutes les sociétés comme en Occident;tous les peuples ne sont pas encore près a une démocratie comme celle qui existent en Europe...Le constrate est trop brutal pour ce pauvre abou Qatada qui ne pouvait meme pas ouvrir sa bouche ou meme ,avoir une mauvaise pensée sur le régime de son pays et qui maintenant faisant fi de l'hospitalité ,menace ceux qui l'ont sauvé d'une mort certaine...
Pauvre démocratie tu vis tes derniers instant....
En ouvrant les portes de leurs pays a tous les opprimés des dictatures