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La Syrie dans le collimateur de l'AIEA

Dernière modification : 20/06/2008

Le site syrien Al-Kibar, détruit par un raid israélien en septembre 2007, est de nouveau sous le feu des projecteurs. Le quotidien Le Monde publie des révélations sur une filière nucléaire secrète nord-coréenne en Syrie. (Récit : C. Bruneau)

Le site syrien d’Al-Kibar est de nouveau dans le collimateur de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), selon une information publiée par le quotidien français Le Monde.

Selon les agences américaines, le site au milieu du désert, dans l’est de la Syrie, abriterait un réacteur nucléaire secret similaire à celui de Yongbyon, en Corée du Nord. L’AIEA détiendrait des données de plusieurs sources non américaines, qui corroborent cette hypothèse.

Al-Kibar, détruit par un raid israélien le 6 septembre dernier, doit être visité pour la première fois les 22 et 24 juin prochain par des inspecteurs de l’AIEA.

Selon le quotidien français, on compte parmi les informations détenues par l’agence de l’ONU, des photos satellites fournies par différents pays, mais également des données provenant de ses propres recherches sur les réseaux clandestins nucléaires.

L'AIEA ne confirme cependant pour l’instant aucune de ces informations. Son directeur Mohammed El Baradei affirme au contraire que l'agence ne détient pas de preuves selon lesquelles la Syrie mène un programme nucléaire d'envergure. "Nous ne croyons pas que la Syrie possède du combustible nucléaire",  a déclaré le diplomate égyptien dans un entretien diffusé mardi par la chaîne de télévision Al-Arabiya.

Ces propos n’étonnent pas les spécialistes, qui parlent de déclarations "prudentes" de l’agence. L'AIEA est dans une position délicate. L'affaire Al-Kibar pourrait être une nouvelle illustration de son impuissance face aux programmes nucléaires clandestins, après les épisodes libyens et iraniens.

Première publication : 18/06/2008

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