19 juin 2008 - 10H36
- France

La commission Copé préconise l'indexation de la redevance
Pour compenser l'arrêt de la publicité à la télévision publique, la commission Copé a remis ses conclusions à Nicolas Sarkozy. Elle propose un scénario unique composé de taxes et une indexation de la redevance. (K. Chabour)

La commission Copé a proposé mercredi à Nicolas Sarkozy plusieurs taxes pour compenser l'arrêt de la publicité sur la télévision publique, ainsi qu'une indexation de la redevance, sur fond de grève et de manifestations des salariés inquiets pour leur avenir.

La commission Copé, chargée de réfléchir à l'avenir de la télévision publique sans publicité, a tenu mercredi son ultime réunion, une semaine avant de remettre ses conclusions au président de la République.

Elle proposera finalement un seul scénario de financement, alors que son rapport d'étape en évoquait trois.

La commission propose ainsi une taxe de 0,5% sur le chiffre d'affaires des opérateurs internet et de téléphonie mobile (soit 210 millions d'euros), une taxe sur les fréquences radio-électriques (100 millions), une taxe sur les recettes publicitaires supplémentaires des télévisions privées (pour 80 millions), a précisé Jean-François Copé.

La commission recommande par ailleurs d'indexer sur l'inflation la redevance, actuellement à 116 euros. Elle propose d'assujettir à la redevance les propriétaires d'un ordinateur ou d'un téléphone portable permettant de voir la télévision, étant entendu qu'un foyer ne paierait qu'une seule fois quel que soit le nombre de récepteurs dont il dispose.

Concernant France 3, la commission maintient sa proposition de réorganiser la chaîne autour de sept pôles régionaux, au lieu de treize actuellement, pour "regrouper les moyens, sans suppression de postes". En revanche, M. Copé repousse à plus tard une évolution vers un réseau de chaînes régionales avec un décrochage national.

Les salariés de France 3 ont été les plus mobilisés dans la grève de 24 heures qui a perturbé l'audiovisuel public, la deuxième depuis l'annonce par M. Sarkozy, le 8 janvier, de la suppression de la publicité sur l'audiovisuel public.

Dans l'après-midi, le pourcentage de grévistes a atteint 50%, selon la direction de France 3, contre "un peu plus de 40%" pour l'ensemble de France Télévisions, selon la direction.

Les salariés de France 3 étaient très présents dans la manifestation qui a réuni à Paris plusieurs milliers de salariés de l'audiovisuel public (4.000 selon les organisateurs, 2.000 selon la police), notamment ceux de France Télévisions, Radio France, RFI, l'INA et TV5Monde.

"On ne veut pas écoper", annonçait une pancarte en référence à Jean-François Copé. Pour la plupart des orateurs, qui s'exprimaient au nom des syndicats appelant à la manifestation, M. Sarkozy n'a qu'un but: "sacrifier le service public au profit des chaînes privées".

En régions, des salariés de France 3 Alsace ont symboliquement "enterré" leur antenne à Strasbourg. A Toulouse, des banderoles ("France 3, ma télé assassinée", "France 3, Sarkozy m'a tuer") ont été déployées. A Brest, des salariés ont organisé "un tour de France... 3", une dizaine de cyclistes ayant revêtu des maillots aux couleurs des chaînes de télévision. TF1 et M6 ont couru en tête et les télévisions publiques en queue, selon un syndicaliste.

Les programmes ont été perturbés par la grève. Sur France 3, les rendez-vous d'information du soir devaient être remplacés par des "tout images".

A Radio France, il y avait de 19% de grévistes, selon la direction. L'ensemble des antennes étaient perturbées. De même pour RFI, avec 30% de grévistes, selon la direction. L'INA comptait de 10 à 15% de grévistes.

 

Commentaires

M. COPE

M. Copé : Tante Victorine va se fâcher si vous et vos collaborateurs vous ne mettez pas de l’eau dans votre vin. Car si vous faites encore des taxes+taxes+++++ Vous êtes aussi atteint d'une maladie grave et bien Française la TAXOCOMANIE, faites moi confiance cette maladie est grave, son incubation va vite pour des dégâts importants dans l’avenir. Pauvre Tante Victorine ta santé est chancelante.

Service public

Quant on parle "service public", on parle bien de la chaîne ou sévissent Ruquier, Miller entre autres, non seulement caricaturistes au quotidien du Président de La République mais adeptes à toutes les sauces du prosélytisme de gauche,... non ?
Est ce bien là le rôle du "service public"
Vendre de la pub, est ce bien le rôle de ce "service public qui se trouve de fait obligé de rentrer en concurrence donc de diffuser des programmes collant à l'Audimat, donc de sacrifier création et culture au profit des feuilletons, des vieux films et soaps en tous genres.
Bien sûr, si on veut vendre de la pub, il faut de l'Audimat...pour l'Audimat Théâtre, Opéra, culture en général, ça ne marche pas, donc allons y pour le people.
Quelle ineptie qui consiste au final à financer des émissions people au profit de gens qui s'enrichissent un max.
Selon certains articles, la quotidienne de Ruquier ce serait 15000 € pour Ruquier, 1500 pour ses acolytes...par émission donc 5 fois par semaine, sns compter la grosse émission du samedi soir.
Bravo le service public, je comprends qu'ils tiennent à leur place plutôt que de laisser quoi que ce soit à de jeunes créateurs.
Et dire qu'il y en a qui poussent de hauts cris devant le salaire de Sarko...de quoi mourir de rire.

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