Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Le Malien Birama Sidibé candidat à la présidence de la Banque africaine de développement

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Loi santé : ce qui va changer

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Serge Atlaoui condamné à mort : La France peut-elle faire pression ?

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Migrants en Méditerranée, sans stratégie face au drame l'Europe mise en cause

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Émission spéciale : Marseille, le renouveau ?

En savoir plus

FOCUS

Vidéo : sur les traces du réalisateur Henri Verneuil, réfugié arménien

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Génocide arménien, cent ans après déni et mémoire continuent de se côtoyer

En savoir plus

LE PARIS DES ARTS

Le Paris des Arts de Léa Drucker

En savoir plus

TECH 24

Numérique : tout pour la musique

En savoir plus

Le cinéaste Jean Delannoy décède à 100 ans

Dernière modification : 19/06/2008

Jean Delannoy est décédé à l'âge de 100 ans mercredi. Ce cinéaste français avait remporté le premier Grand prix du Festival de Cannes en 1946 avec "La symphonie pastorale". Son dernier film, "Marie de Nazareth", remonte à 1995.

Le réalisateur Jean Delannoy, décédé mercredi à l'âge de 100 ans, était un solide artisan du cinéma français d'après-guerre, réputé pour ses adaptations littéraires et ses films historiques.

Né le 12 janvier 1908 à Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis), Jean Delannoy exerce plusieurs professions avant de se lancer dans le cinéma, en 1930. Décorateur, acteur, monteur et finalement réalisateur, il acquiert une remarquable maîtrise technique, repérable dès son premier film, "Paris-Deauville" (1933).

Amateur de littérature, il accède à une large notoriété en collaborant avec le poète Jean Cocteau pour la réalisation de "L'éternel retour" (1943), adaptation du mythe de Tristan et Yseult incarnée par Jean Marais et Madeleine Sologne.

Jean Delannoy adapte également André Gide ("La symphonie pastorale", qui lui vaut un Grand prix au tout premier festival de Cannes, en 1946), Jean-Paul Sartre ("Les jeux sont faits", 1947), ou encore Madame de La Fayette ("La Princesse de Clèves", 1961). Ses acteurs fétiches sont alors Michèle Morgan, Jean Marais, Jean Gabin ou Gina Lollobridgida.

Jean Delannoy occupe dès cette époque des postes stratégiques, honorifiques ou officiels du cinéma français, notamment la présidence de l'Association des auteurs de films (1965-67), de l'IDHEC (école de cinéma) en 1973 ou du syndicat national des auteurs et des compositeurs (1976-81).

Primé à Cannes, Venise et Berlin, le cinéaste est passé des personnages historiques, genre "Marie-Antoinette", à "Maigret tend un piège", pour terminer sur des films d'inspiration religieuse, dont "Marie de Nazareth" en 1995.

Auteur méticuleux de plus d'un trentaine de films, il est chahuté dans les années 1950 par les cinéastes de la Nouvelle Vague (Godard, Truffaut...) qui lui reprochent son académisme d'habile technicien.

Jean Delannoy, qui avait intitulé ses mémoires "Aux Yeux du souvenir", titre de l'un de ses films, était commandeur des Arts et lettres, grand officier de la Légion d'honneur et grand croix de l'ordre national du mérite.

Première publication : 19/06/2008

COMMENTAIRE(S)