Lundi 01 décembre 2008

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Rencontre à Djeddah pour calmer le marché pétrolier

Vendredi 20 juin 2008

A quelques heures de la rencontre entre pays producteurs et consommateurs de pétrole à Djeddah, l'Opep prévient qu'elle n'augmentera pas sa production dans l'immédiat. (Récit : C. Molle-Laurençon)

Dossier   Le pétrole, bientôt un luxe ?

Vendredi 20 juin 2008

A l’initiative de l’Arabie saoudite, les pays producteurs et consommateurs de pétrole se retrouvent le 22 juin à Djeddah. Une grande première. La rencontre sera consacrée à l’examen des causes de la hausse vertigineuse des prix du pétrole. 38 pays, dont les Etats-Unis, 4 organisations et 30 compagnies pétrolières ont répondu à l’invitation.

Arabie saoudite : la cheville ouvrière d'une Opep maudite

Alors, pourquoi l’Arabie saoudite propose-t-elle d’organiser une telle rencontre ? Les Saoudiens sont les premiers producteurs de l’or noir au monde, avec 9 millions de barils de pétrole par jour. Riyad bénéficie logiquement d’un poids important au sein de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), à tel point que, "pour certains, l’Arabie saoudite et l’Opep ne font qu’un", relève l’économiste saoudien Abdullah Alalami.


Si l’Arabie est le premier producteur de pétrole, les Etats-Unis en sont parmi les premiers consommateurs. La facture américaine s’alourdit avec l’envolée des prix. Pour mettre fin à cette crise, le congrès américain a voté récemment une loi permettant de poursuivre les membres de l’Opep pour manipulation de marché, comme s’il s’agissait d’entreprises. "C’est une loi contre l’Opep, mais c’est l’Arabie qui est visée en premier lieu", précise Alalami. Une guerre qui ne dit pas son nom. "Pour riposter, l’Arabie invite toutes les parties pour trouver ensemble des solutions", ajoute-t-il.

A travers cette réunion, l’Arabie saoudite veut rassurer les consommateurs. Son message pourrait se résumer à : "Nous ne sommes pas indifférents à votre problème", juge Francis Perrin, directeur de la rédaction du magazine "Pétrole et gaz arabes" basé à Paris. "C’est une bonne chose de dialoguer surtout au moment où chacun cherche un responsable à cette hausse des prix du pétrole", ajoute le spécialiste.

Les spécialistes sceptiques

Les spécialistes n’attendent pas de résultats concrets de la rencontre. L’économiste Abdullah Alalami se montre pessimiste : "Il n’y a rien à attendre de cette rencontre, au mieux l’Arabie annoncerait une augmentation de 300 000 barils par jour." Mais une telle augmentation ne peut changer la donne : l’ordre international est de 86 millions de barils de pétrole par jour alors que la production saoudienne est d’environ 9 millions de barils.

Francis Perrin estime de son côté que la rencontre ne peut déboucher sur un résultat concret. Pour une raison simple : "Très peu de pays peuvent augmenter leur production immédiatement". Mais il concède que cette rencontre pourrait influencer les prix à condition que "les participants proposent de nouvelles mesures".


Les prix vont-ils baisser ?

Pour Pierre Terzian, directeur de l’hebdomadaire "Pétrostratégie", "le roi Abdallah n’aurait jamais pris le risque (d’organiser une telle rencontre) s’il n’avait pas une idée derrière la tête". Une baisse des prix de pétrole pourrait survenir à l’issue de la réunion de Djeddah. "Les Saoudiens vont certainement prendre des initiatives avant même la réunion, car en cas d’échec (de la rencontre) les prix vont s’envoler encore davantage", note Terzian. Entre temps, l’Arabie saoudite a confirmé une augmentation de sa production quotidienne de 200 000 barils/jour à partir de juillet.

"Le cours des prix a baissé deux jours après l’annonce de la rencontre saoudienne", relève Francis Perrin. Si les marchés semblent avoir été influencés par cette rencontre, "cela ne constitue qu’un résultat temporaire", conclut Abdullah Alalami.


 

  • 22/06/2008 15:11:51 Signaler un abus

    La solidarite l´un de 1 recommandation de l´islam

    Cette augmentation de production de petrole par l´Arabie saudite c´est la solidarite recommander par l´islam.Il doit reaugmenter encore de+ car c´est le Dieu qui donne.Les americains doivent s´aucuper aux prix de leur cote.Bon vent pour l´Arabie Saudite car elle a fait son devoir que prophete recommande paix et salut sur lui.

  • 22/06/2008 13:22:26 Signaler un abus

    Le pèlrin du pétrole

    Comme les pèlerins qui vont a lourde pour ramener de l'eau bénite, les pèlerins qui seront en Arabie saoudite ramèneront une petite bouteille de pétrole hors de prix bénite par dieu.

  • 22/06/2008 10:13:12 Signaler un abus

    Quelle avenir pour l'Arabie Saoudite ?

    La hausse du prix provient des anticipations des acteurs du marché. Elle a pour conséquence de mettre l'Arabie Saoudite sous la pression politique des pays consommateurs dont le niveau de vie n'est pas négociable. C'est donc une période fort dangereuse qui s'ouvre pour l'Arabie Saoudite qui va devenir le point de focalisation du mécontentement. Des millions de consommateurs vont devoir choisir entre le budget pour leur voiture et leur prochain achat d'un écran plat. Est ce que les dirigeants Saoudien sauront gérer cette nouvelle pression, surtout de la part d'anciens alliés aux mains desquels ils ont remis leur sécurité ? Si le régime Saoudien est mis en danger, l'issue pourrait être une émergence politique d'Al Qaeda, et là c'est vraiment une nouvelle époque qui commence avec la fin du pétrole !

  • 21/06/2008 00:06:32 Signaler un abus

    Réponse à jawed

    En partie d'accord avec vous, mais n'oublions pas que Saudi Aramco représente 30% de la production saoudienne, environ. Comme le nom le dit, derrière Saudi Aramco, c'est l'état saoudien qui est derrière, donc en fin de compte Abdallah et ses disciples déterminent en partie le prix du baril.

  • 21/06/2008 21:45:41 Signaler un abus

    Discernement, discernement leimotiv chez moi mais chez certains!

    Devant l'inanité de certaines remarques je ne peux me contenir ; je m'explique, je ne vois pas pourquoi vous mélangez l'Islam et les marchés (pétroliers, financiers etc...) où est le rapport ?! Il faudrait penser à arrêter le mélange des genres... Ensuite pour en revenir au sujet, il n'incombe pas aux pays membres de l'OPEP de changer les cours actuels du pétrole,mais aux pays consommateurs. Ce sont les grandes compagnies pétrolières (j'entends TOTAL,ELF, SHELL...) qui sont maîtresses des prix de l"or noir et bien sûr il ne faut surtout pas omettre l'influence des spéculateurs dans cette affaire.

  • 21/06/2008 19:44:00 Signaler un abus

    C'est bien pour l'Arabie !

    Je travaille a Riyadh la capitale du KSA, et actuellement ce pays s'enrichit de manière considérable...c'est au moins une très bonne chose pour eux et un retournement de l'histoire ! Si la demande explose c'est aussi parce que l'offre ne suit pas notamment en Irak...Les USA et KSA sont ensembles dans ce processus haussier...bon en tout cas ici je fais le plein de mon Rav4 pour...4€ !!!

  • 21/06/2008 15:01:38 Signaler un abus

    energie alternative

    Il est temps que l'Arabie et les autres pays se concentrent sur le développement d'énergies alternatives et propres, au lieu de se battre pour produire plus de pétrole pour satisfaire la demande des pays émergents. Avec les grands déserts qu'ils ont ils pourraient avoir des champs de panneaux solaires et mettre des éoliennes sur les côtes est et ouest.

  • 21/06/2008 13:08:26 Signaler un abus

    Que dit l'Islam ?

    Le comportement saoudien ,face à cette situiation ,est contraire à l'Esprit Musulman !! Cette retention du petrole !....c'est pas tellement catholique!...ou plutot Musulman !!!!!!

  • 21/06/2008 01:18:11 Signaler un abus

    Rien va changer

    L'Arabie Saoudite ne peut rien faire pour mettre fin à cette crise pétrolière, car c'est pas elle qui fixe les prix. Il faut aussi demander aux américains de produire un peu plus de pétrole car ils en ont pas mal, ils le gardednt pour eux seuls.

    Vidéo

    • SUR LE TERRAIN

      "Les producteurs et les consommateurs se rejettent la balle" - Clarisse Rodriguez, correspondante France Info pour France24 21/06 (H GMT+2)


 

 

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