L’armée tchadienne estime avoir remporté une victoire "décisive" à Am Zoer, une localité dans l'est du Tchad. Les rebelles, eux, nient cette défaite et affirment avoir perdu 27 hommes et non 160 comme le prétend l’armée. Pourtant, la situation tchadienne semble bel et bien tourner en la faveur du gouvernement d’Idriss Déby.
L’armée tchadienne, munie d’hélicoptères de combat, a contré mercredi les rebelles à coups de rafales de kalachnikovs, à Am Zoer, petite localité de quelques centaines d'habitants située sur un terrain de petites collines sablonneuses et de petits arbustes.
En quelques heures, les soldats ont réussi ce que les rebelles semblaient essayer d'éviter à tout prix : affronter de manière organisée avec le gros de ses troupes et de ses moyens les rebelles, plutôt adeptes de la guérilla ou des offensives surprises. Selon Arnaud Zajtman, envoyé spécial de FRANCE 24 à N’Djamena, la capitale tchadienne, les forces rebelles ont pêché par "leur manque de coordination".
L’Alliance nationale, qui regroupe les diverses factions rebelles, "ne fait pas preuve d’unité", explique Roland Marchal, chargé de recherche au CNRS/CERI et spécialiste de la Corne de l'Afrique, avant d’ajouter qu’à l'évidence, "elles n’ont pas encore passé d’accord politique entre elles".
Tous les regards se tournent vers la saison des pluies
Depuis le début de leur offensive lancée le 11 juin dans l’est du pays avec comme but final d’atteindre la capitale, les rebelles ont pris successivement, mais sans y rester longtemps, Goz Beïda, Am-Dam, Biltine et mardi matin Am Zoer.
Dans un premier temps, la progression des rebelles n’a pas semblé rencontrer de véritable opposition de la part des forces gouvernementales qui qualifiaient ces attaques de "coups médiatiques" et d’"intox", pour finalement agir en début de semaine.
Le régime au pouvoir a finalement décidé d’intervenir à Am Zoer, "une fois rassemblées ses troupes d’élites. Ce qui a pris un peu de temps", estime le chercheur.
Le gouvernement a donc remporté une bataille à Am Zoer. Pour autant, à N’Djamena, "ni la population, ni le régime [du président] d’Idriss Déby ne se sentent en sécurité", explique Arnaud Zajtman et ils craignent de nouvelles offensives rebelles "quand la saison des pluies [qui dure de juillet à novembre] sera terminée".















Commentaires
Enough
Seriously, people are getting fed with the selfish interventionism policy of France in african countries.
Why can't France leave those countries alone. And I have noticed that every african country hosting french bases and troops is in turmoil. Such countries as Ivory coast, C.A.R, and Chad are unstable whilst french forces are on the ground. What France don't realise is that the more they intervene in those countries, the more likely african resentment will increase against them. Meanwhile I welcome president sarkosy vow to rethink and reorganise the french forces role across the african continent.
L'armée Tchadienne ou quelqu'un derriere?!
je pense que la France joue là un rôle important, aussi pourquoi considérer l'opposition au régime comme rebellion? peut être qu'ils sont obligé de bouger face à un régime totalitaire et à une dictature instaurée et soutenue par la France.
Réagir à cet article