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Les parents de Gilad Shalit saisissent la justice

Dernière modification : 24/06/2008

Les parents du soldat franco-israélien Gilad Shalit, enlevé en 2006, ont saisi la Haute cour israélienne pour retarder la réouverture des points de passage avec la bande de Gaza. Une rencontre est prévue avec Sarkozy. (Récit : P. Godart)

Lire aussi "Sarkozy plaide pour la création d'un Etat palestinien"

TEL AVIV, 22 juin (Reuters) - Nicolas Sarkozy est attendu dimanche en fin d'après-midi à Jérusalem, en pleine polémique sur le sort du soldat franco-israélien Gilad Shalit, détenu dans la bande de Gaza sous le contrôle du mouvement islamiste Hamas.
 
Le président français doit rencontrer lundi les parents du soldat, Noam et Aviva Shalit, qui ont saisi la Haute cour de justice israélienne. Ils demandent le report de la réouverture des points de passage avec la bande de Gaza jusqu'à la libération de leur fils, enlevé le 25 juin 2006
 
Israël et le Hamas ont conclu sous l'égide de l'Egypte une trêve aux termes de laquelle le blocus de la bande de Gaza doit
être progressivement levé en échange de l'arrêt des tirs de roquettes à partir de ce territoire palestinien.
 
Noam et Aviva Shalit et leurs avocats accusent le Premier ministre israélien Ehud Olmert de ne pas avoir tenu sa promesse de lier une trêve avec le Hamas à la libération de leur fils.
 
Dans une interview publiée vendredi par les quotidiens israéliens Maariv et Yedioth Aharonoth, Nicolas Sarkozy fait de la libération du soldat une condition de la normalisation des relations entre le Hamas et la communauté internationale.
 
Cette libération "ne peut être obtenue que par la voie de la médiation", ajoute-t-il cependant. "Ces négociations sont par essence délicates, la priorité étant de n'engager aucune action qui mette la vie de notre compatriole en péril."
 
Un dirigeant du Hamas en exil, Khaled Méchaal, a pour sa part déclaré que la libération du soldat était subordonnée à celle de Palestiniens détenus par Israël.
 
Paradoxalement, Nicolas Sarkozy prolongera mardi sa visite d'Etat en Israël par une brève visite officielle dans la ville palestinienne de Bethléem, où le Hamas détient la majorité des sièges réservés aux musulmans au conseil municipal.
 
Dans son interview à Maariv et Yedioth Aharonoth, le président français rappelle quelles sont pour lui les conditions d'un dialogue avec le Hamas, inscrit par l'UE sur sa liste des organisations terroristes : reconnaissance d'Israël, fin des violences et respect des accords passés.
 
Exercice d'équilibre
 
Sa visite en Israël et en territoire palestinien intervient à huit jours du début de la présidence française de l'Union européenne et à trois semaines avant le sommet de lancement de l'Union pour la Méditerranée (UPM), le 13 juillet à Paris.
 
Elle s'inscrit dans une "montée en puissance" des efforts de la France pour renforcer sa présence au Proche-Orient, souligne la présidence française, selon laquelle "la France veut mettre tout son poids dans la balance au moment où le processus de paix (israélo-palestinien) ne va pas bien".

Nicolas Sarkozy est allé le 7 juin à Beyrouth apporter son soutien au nouveau président libanais, Michel Souleïman. Après son élection, il a renoué avec le président syrien.
 
Le 15 juin, son conseiller diplomatique, Jean-David Levitte, et le secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant, sont allés voir à Damas Bachar al Assad, qui a fait savoir qu'il viendrait à Paris le 13 juillet pour le sommet de l'UPM.
 
François Fillon achève pour sa part ce dimanche une visite officielle en Algérie, alors que la venue du président algérien Abdelaziz Bouteflika au sommet de l'UMP est encore incertaine.
 
L'Algérie demande des "clarifications" sur un projet qu'elle juge flou : "Si l'Algérie est favorable à une union de projets à géométrie variable, il ne faut pas que ces projets soient une couverture pour une normalisation rampante avec Israël", expliquait récemment au Monde le Premier ministre algérien, Abdelaziz Belkhadem, fidèle d'Abdelaziz Bouteflika.
 
Un délicat exercice d'équilibre diplomatique attend Nicolas Sarkozy, considéré en Israël comme le président français à ce jour le plus pro-israélien : réaffirmer l'amitié de la France pour Israël sans braquer le monde arabe.
 
Le principal temps fort de sa visite à Jérusalem sera le discours qu'il prononcera lundi devant le Parlement israélien. Il sera le premier président français à s'exprimer devant la Knesset depuis François Mitterrand en 1982.
 
A Jérusalem comme à Bethléem, le processus de paix d'Annapolis, figé dans l'attente d'une nouvelle administration américaine, la contribution que pourrait y apporter l'Europe, la situation au Liban et les contacts indirects engagés par Israël et la Syrie seront au coeur des entretiens de Nicolas Sarkozy.
 
Il évoquera aussi avec les Israéliens le dossier iranien. Il estime comme eux que le programme d'enrichissement d'uranium de l'Iran n'a pas de justification économique et révèle une volonté inacceptable de se doter de l'arme atomique. Mais il veut éviter une option militaire que les Israéliens n'écartent pas.
 

Première publication : 22/06/2008

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