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Quatre cadres français d'Areva enlevés au Niger

Dernière modification : 23/06/2008

Des rebelles touaregs détiennent des salariés du groupe français Areva, enlevés dans une mine d'uranium du nord du Niger. Selon les rebelles, les otages vont être libérés avec "un message" au gouvernement. (Récit: France 2)

Les quatre Français enlevés au Niger où ils travaillent pour le groupe nucléaire français Areva seront libérés "avec un message" pour Areva afin de "faire pression" sur Niamey, a déclaré dimanche à l'AFP la rébellion touareg du Mouvement des Nigériens pour la justice (MNJ).
   
"Nous voulons faire passer le message au gouvernement (nigérien) qu'il est impossible de faire quoi ce soit en matière de prospection et d'exploitation avant la résolution des problèmes dans le nord du pays", a expliqué le chef du MNJ, Agali Alambo, joint de Lagos.
   
"Nous ne sommes pas contre Areva, ni contre aucune autre compagnie étrangère, mais nous voulons adresser un message à Areva et au gouvernement français pour qu'ils fassent pression sur le gouvernement" nigérien afin de résoudre la crise touareg, a-t-il ajouté.
   
Depuis début 2007, les autorités nigériennes sont confrontées aux actions du MNJ qui réclame une plus grande part pour les populations locales et le développement de leur région des bénéfices tirés de l'uranium, extrait dans le nord du pays et dont le Niger est troisième producteur mondial.
   
Areva, numéro un mondial du nucléaire civil et premier employeur privé du Niger, exploite depuis quarante ans deux gisements au Niger, l'un à ciel ouvert à Arlit (nord) et l'autre souterrain à Akokan, près d'Arlit, qui ont produit en 2006 près de 2.260 tonnes d'uranium.
   
Selon le chef du MNJ, les quatre employés d'Areva, dont les identités n'ont pas été révélées, ont été enlevés "sans un coup de feu et en pleine ville d'Arlit (la "capitale" de l'uranium) alors qu'ils faisaient un jogging".
   
"Ils sont en bonne santé et sont arrivés à notre camp. Nous ne demandons rien pour leur libération, il n'y aura pas de négociation", a-t-il précisé.
   
Agali Alambo, qui devait rencontrer les quatre otages, n'exclut pas qu'ils  soient libérés rapidement, "peut-être ce soir", soit dimanche soir, via des contacts avec le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) ou l'ambassade de France à Niamey.
   
"Ils rentreront chez eux sans aucun problème avec notre message", a-t-il assuré.
   
A la mi-janvier 2008, le Niger et Areva avaient scellé à Niamey un partenariat sur l'exploitation et l'achat de l'uranium, mettant un terme à près de huit mois de crise engendrée par un présumé soutien du numéro un mondial du nucléaire civil à une rébellion touareg. Areva avait affirmé fin janvier "n'être l'ennemi de personne".

Première publication : 22/06/2008

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