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Sarkozy plaide pour la création d'un Etat palestinien

Dernière modification : 22/06/2008

En visite d'Etat en Israël, Nicolas Sarkozy s'est affirmé, à son arrivée à Tel-Aviv, "plus que jamais convaincu que la sécurité d'Israël ne sera vraiment assurée qu'avec la naissance du deuxième Etat, l'Etat palestinien".(Récit: France2)

Lire aussi "Les parents de Gilad Shalit saisissent la justice"


JERUSALEM, 22 juin (Reuters) - Nicolas Sarkozy a de nouveau plaidé dimanche en faveur d'un Etat Palestinien aux côtés d'Israël, à son arrivée à Jérusalem pour une visite d'Etat.
 

"Si je suis ici, c'est parce que je suis plus que jamais convaincu que la sécurité d'Israël ne sera vraiment assurée qu'avec la naissance du deuxième Etat, l'Etat palestinien", a déclaré le président français dans une brève allocution à l'aéroport Ben Gourion, en fin d'après-midi.
 

"Et c'est parce que je crois que le chemin de la paix (...) n'est pas bloqué que je suis venu apporter mon soutien, celui de la France et celui de l'Union européenne aux partenaires de la négociation", a-t-il ajouté. "Un accord est possible demain et cet accord permettra aux deux peuples de vivre côte à côte dans la paix et la sécurité."
 

Il a rappelé que la France avait voté le 29 novembre 1947 à l'Onu en faveur du plan de partage de la Palestine et "voulu cet acte majeur du XXe siècle qu'est la création d'Israël".
 

Le président français avait été accueilli en "ami intime d'Israël" par le président israélien Shimon Peres, qui a salué en lui "un homme d'action qui comprend l'importance du moment".
 

Le Premier ministre israélien Ehud Olmert était également à l'aéroport Ben Gourion à l'arrivée du chef de l'Etat français.
 

Nicolas Sarkozy devait ensuite avoir un entretien avec Shimon Peres avant de dîner avec Ehud Olmert.    
 

Il prononcera lundi un discours devant le Parlement israélien, la Knesset. Ce sera la première fois pour un président français depuis François Mitterrand en 1982.
 

Il effectuera mardi une brève visite officielle en territoire palestinien, à Bethléem, où il rencontrera le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas.
 

Ce voyage intervient à huit jours du début de la présidence française de l'Union européenne et à trois semaines du sommet de lancement de l'Union pour la Méditerranée le 13 juillet à Paris.
 

Nicolas Sarkozy est accompagné par sa femme Carla Bruni, par sept ministres et secrétaires d'Etat, des parlementaires, des personnalités de la communauté juive française, dont le chanteur Enrico Macias, des intellectuels et des universitaires, dont l'ancien ministre socialiste de l'Education Claude Allègre.
 
"NOUVELLE ROMANCE"
 
Dans un éditorial, le quotidien israélien Haaretz souligne que "rarement un dirigeant européen a été reçu en Israël avec la chaleur et la fanfare qui attendent le président français".
 

Nicolas Sarkozy, dont le grand-père maternel était un juif grec de Salonique, est considéré en Israël comme le plus pro-israélien des présidents français.
 

L'éditorialiste de Haaretz l'invite cependant à mettre ses actes en accord avec ses déclarations et déplore que "l'amour de Sarkozy pour Israël" ne se soit pas encore concrétisé dans une "politique cohérente" au Proche-Orient - il cite notamment la visite du numéro un libyen Moummar Kadhafi à Paris fin 2007.
 

Il estime que si le président français persiste à mener une politique en "zigzag", la "nouvelle romance" entre Paris et Jérusalem risque de "tourner court" et de finir dans l'amertume, "comme les histoires d'amour que chante sa femme".
 

Selon ce journal de référence, qui cite des sources diplomatiques israéliennes et françaises, deux émissaires d'Ehud Olmert, Yoram Turbowicz et Shalom Turgeman, ont demandé à la France de mettre un frein à son rapprochement avec la Syrie.
 

Ils ont rencontré à Paris le conseiller diplomatique de Nicolas Sarkozy et le secrétaire général de l'Elysée, Jean-David Levitte et Claude Guéant, qui revenaient de Damas.
 

Jean-David Levitte et Claude Guéant y ont rencontré le 15 juin le président syrien Bachar al Assad, qui a accepté de participer au sommet de l'Union pour la Méditerranéee et pourrait assister au défilé du 14 juillet sur les Champs-Elysées.
 

A l'issue d'un entretien avec le président George Bush, le 14 juin, Nicolas Sarkozy a invité la Syrie à se désolidariser de l'Iran dans sa quête de l'arme nucléaire.
 

Il évoquera aussi avec les Israéliens le dossier iranien. Il estime comme eux que le programme d'enrichissement d'uranium de l'Iran n'a pas de justification économique. Mais il veut éviter une option militaire que les Israéliens n'écartent pas.
 

Le processus de paix d'Annapolis, figé dans l'attente d'une nouvelle administration américaine, la contribution que pourrait y apporter l'Europe et les contacts indirects engagés par Israël et la Syrie seront aussi au coeur de ses entretiens.

Première publication : 22/06/2008

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