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A la Knesset, Sarkozy évoque le "droit à un Etat" palestinien

Dernière modification : 24/06/2008

Dans un discours devant le Parlement israélien, Nicolas Sarkozy a appelé à l'arrêt de la colonisation et à la fermeté face à l'Iran. Ecoutez ci-dessous le président et l'analyse de J. B. Cadier. (Récit : S. Bärh)

Lire aussi "Les parents de Gilad Shalit saisissent la justice"

 

 

Nicolas Sarkozy s’est posé, lundi, au second jour de sa visite d’Etat en Israël, en faiseur de paix. Le président français a ainsi préconisé l'arrêt de la colonisation israélienne dans les Territoires palestiniens, la lutte des Palestiniens contre le terrorisme et la libre circulation à l’intérieur des territoires.

 

Du haut de la tribune de la Knesset, le parlement israélien, Sarkozy a notamment repris des propos qu’il avait tenus la veille à son arrivée à Tel-Aviv. "Il ne peut y avoir de paix sans l'arrêt de la colonisation", a-t-il déclaré. Il s’est aussi prononcé en faveur de la création de "conditions" favorables à une telle évolution.

 

Cette première visite d’un président français en Israël depuis douze ans se singularise par rapport aux précédentes par la nature des rapports revendiqués par Sarkozy à l’égard de l’Etat hébreu. "Contrairement à ses prédécesseurs, c’est un président qui a affiché clairement son amitié pour Israël", note Gauthier Rybinski, spécialiste des questions internationales à FRANCE 24 et envoyé spécial de la chaîne en Israël.  

 

Dimanche, sitôt arrivé en Israël, le chef de l’Elysée avait plaidé à nouveau pour la création d’un Etat palestinien, y voyant la meilleure garantie pour la "sécurité" de l’Etat hébreu. Sarkozy a été accueilli sur fond de décor protocolaire sans précédent. La présidence et le gouvernement israélien ont déroulé le tapis rouge pour un "ami intime d’Israël".

 

Sarkozy, à la fois ami d’Israël et médiateur

 

Illustration forte du caractère chaleureux de cette visite : contrairement à son prédécesseur, Nicolas Sarkozy s’est adressé au parlement israélien. La dernière apparition  d’un chef d’Etat français sur le "perchoir" local remonte à la visite de François Mitterrand en 1982.

 

Interrogé sur FRANCE 24 sur la double étiquette d’"ami d’Israël" et de "médiateur" de Sarkozy dans le conflit israélo-palestinien, Bara Mikhail, spécialiste de la région à l’Institut français des relations internationales stratégiques (Iris), répond que rien n’empêche le président français d’être l’ami d’Israël et, en même temps, de discuter avec les différentes parties. 

 

Programmée à la veille de la présidence française de l’Union européenne (du 1er juillet au 31 décembre 2008), cette visite – combinée à un bref séjour dans les Territoires palestiniens – n’est pas dénuée de portée. Nicolas Sarkozy y débarque avec un discours à l’allure de véritable "feuille de route" pour le conflit proche-oriental.

 

Avant même de s’envoler pour la région, le chef de l’Elysée avait multiplié les plaidoyers en faveur de la paix, dans une série d’interviews accordées aux presses israélienne (Yedioth et Maariv) et palestinienne (Al Qods).

 

Première publication : 23/06/2008

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