Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Ouganda : Dominic Ongwen comparaît devant la CPI

En savoir plus

FOCUS

Auschwitz, symbole d'une entreprise de mort programmée et industrielle

En savoir plus

À L’AFFICHE !

La Shoah racontée dans le cinéma et la littérature

En savoir plus

SUR LE NET

La beauté noire à l'heure du web 2.0

En savoir plus

L'ENTRETIEN

"En arrivant à Auschwitz, les Soviétiques ont trouvé un immense cimetière"

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Conférence de Paris sur le climat : une opportunité pour les entreprises ? (partie 1)

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Conférence de Paris sur le climat : une opportunité pour les entreprises ? (partie 2)

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Colombie : le président convaincu "que les Farc veulent la paix"

En savoir plus

DÉBAT

Victoire de Tsipras en Grèce, la naissance d'une nouvelle Europe ? (partie 2)

En savoir plus

Les Français enlevés au Niger "en bonne santé"

Dernière modification : 23/06/2008

Invité sur FRANCE 24, l'ancien chef de guerre des Touaregs Rhissa Ag Boula confirme que les quatre salariés du groupe Areva enlevés dimanche sont en sécurité. Il explique les revendications des ravisseurs.

Les quatre salariés français du groupe nucléaire Areva enlevés dimanche au Niger "sont en bonne santé", a confirmé lundi sur FRANCE 24 Rhissa Ag Boula, commissaire à la guerre du Front des forces du redressement.


"Il sont dans la zone de conflit, dans l’Aïr, au Niger", a ajouté ce dirigeant touareg, dont le mouvement s’est désolidarisé des auteurs de l’enlèvement.


Le Mouvement des Nigériens pour la justice (MNJ) a revendiqué dimanche sur son site internet l’enlèvement des quatre Français, trois hommes et une femme, âgés de 30 à 50 ans.


Son président, Agali Alambo, a assuré que le MNJ libérerait rapidement les otages sans demander de contrepartie et leur confierait un "message" pour le gouvernement nigérien. Il a lui aussi indiqué qu’ils étaient en bonne santé.


Contacté par FRANCE 24 dimanche, Alambo a déclaré : "Nous avions écrit qu’il serait impossible d’exploiter les richesses du pays tant que le problème du nord ne sera pas réglé. Le gouvernement a fait la sourde oreille."


Ag Boula, ancien chef de la rébellion touareg, a quitté le MNJ pour "crédibiliser la lutte et lui donner une image positive". Lundi, il a désapprouvé l’enlèvement. "Nous pensons que ce ne sont pas des méthodes qui font avancer la lutte", a-t-il déclaré.

 

Sous-sol riche, région pauvre

 

Ag Boula conteste cependant les conditions dans lesquelles le gouvernement nigérien autorise des compagnies étrangères comme Areva à exploiter les ressources minières du nord du pays. "Le sous-sol de la région touareg est très riche et c’est l’une des régions les plus pauvres du Niger", constate-t-il.


"Il y a aujourd’hui une ruée des multinationales de l’uranium et du pétrole sur cette zone pour exploiter les richesses qui sont là au détriment des populations locales, qui ne sont pas prises en compte", a-t-il ajouté. Cinquante ans après l’indépendance du Niger, il estime que "la communauté touareg est en marge du développement économique et politique du pays".


Depuis début 2007, le MNJ a multiplié les actions violentes pour réclamer une plus grande part des revenus miniers pour les populations locales.


Le Niger est le troisième producteur mondial d’uranium. Le groupe public français Areva y exploite depuis quarante ans deux gisements importants.

Première publication : 23/06/2008

COMMENTAIRE(S)