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Les touristes se font désirer au Tibet

Dernière modification : 23/06/2008

Source de recettes substantielles, le tourisme est en recul au Tibet, victime des effets des émeutes de mars dernier. Faute de touristes étrangers, l'activité est quasiment au point mort.

Les commerçants de Lhassa, désoeuvrés depuis les émeutes de mars qui ont provoqué la fermeture du Tibet, attendent avec anxiété le retour des touristes étrangers, vaguement évoqué par les autorités, pour sortir du rouge.
  
"Il y a très peu de clients en ce moment, surtout des gens du coin et quasiment pas de touristes", glisse à l'AFP un employé du Tibet International Grand Hotel, inquiet du ralentissement brutal des affaires depuis trois mois.
  
"Tous les sites ont rouvert, mais personne ne vient. Il va sans doute falloir attendre que la stabilité soit complètement rétablie", estime-t-il.
  
Pékin a interdit l'accès des touristes au Tibet, arguant de leur sécurité, après les violences déclenchées le 14 mars à Lhassa puis dans d'autres régions de l'ouest de la Chine à forte population tibétaine.
  
Des touristes chinois ont depuis été autorisés à se rendre dans la région autonome. Mais les étrangers restent persona non grata, même si le vice-président du Tibet, Palma Trily, a assuré que cette situation pourrait bientôt changer.
  
"Je crois que la réouverture complète du tourisme au Tibet n'est pas loin", a-t-il indiqué vendredi, selon Chine Nouvelle, sans avancer de date.
  
Les restrictions sur le tourisme ont déjà terriblement affecté le commerce.
  
Le Lhassa Hotel, l'un des établissements cotés de la ville, a ainsi licencié les trois quarts de son personnel après les émeutes de mars, selon le quotidien officiel Tibet Daily.
  
Les recettes du tourisme ont représenté 14% du PIB de la région himalayenne en 2007, en augmentation de 75% par rapport à l'année précédente, selon les chiffres officiels.
  
Confiant, le président de l'administration régionale du tourisme, Wang Songping, avait prédit en début d'année que le nombre de visiteurs au Tibet atteindrait les 5 millions en 2008, avec des recettes en hausse de 24%.
  
Mais depuis fin avril, et le retour autorisé des touristes chinois, seules 120.000 personnes ont visité la région.
  
Selon un employé d'une des échoppes devant le temple de Jokhang -- premier temple bouddhiste du Tibet et lieu de ralliement pendant les violences, les affaires sont loin d'avoir retrouvé leur niveau d'avant les émeutes.
  
"Avant les violences, il y aurait eu une foule de touristes ici, mais là ils ne sont qu'une poignée, et surtout des locaux", note-t-il.
  
Des entreprises situées dans d'autres régions de Chine sont aussi affectés.
  
Robin Irvine, directeur opérationnel d'Electric Pagoda, tour-operator en Chine qui organise notamment des voyages au Tibet, est sceptique sur la réouverture de la région avant septembre.
  
"Alors que la planète aura les yeux rivés sur la Chine pendant les jeux Olympiques, je ne vois pas quelle serait la logique de laisser les étrangers revenir au Tibet", dit-il, estimant que cela risquerait de recentrer l'opinion internationale sur la situation sensible dans cette région.
  
Sa société a été doublement pénalisée par la fermeture du Tibet et le séisme meurtrier au Sichuan le 12 mai. "Financièrement, on arrive tout juste à joindre les deux bouts. Mais on attendait beaucoup de cette période, en raison de l'affluence attendue autour des JO".

Première publication : 23/06/2008

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