Lundi 01 décembre 2008

Ban Ki-moon appelle au report du second tour au Zimbabwe

Lundi 23 juin 2008

Le secrétaire général de l'ONU exhorte le Zimbabwe à reporter le second tour de sa présidentielle, alors que le chef de l'opposition Morgan Tsvangirai a retiré sa candidature et s'est réfugié dans l'ambassade des Pays-Bas. (Récit J. Knock)

Lundi 23 juin 2008

 

 

Alors que l'opposant Morgan Tsvangirai a trouvé refuge dans l’ambassade des Pays-Bas à Harare, le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a fortement déconseillé aux autorités zimbabwéennes de maintenir le second tour de la présidentielle prévu le 27 juin.

S’adressant à des journalistes à New York après s’être entretenu avec les membres du Conseil de sécurité, Ban Ki-moon a déclaré que l’élection "ne ferait qu'approfondir les divisions dans le pays et cela produirait des résultats qui ne seraient pas crédibles".

Les déclarations du secrétaire général de l’ONU font suite à la décision de Morgan Tsvangirai de se réfugier dans l’ambassade des Pays-Bas. Dans la journée de diamanche, il avait retiré sa candidature à la présidentielle.
 
"Il s’agit d’une décision réfléchie [de la part des Pays-Bas]", explique Alex Duval Smith, correspondante de FRANCE 24 au Cap, en Afrique du Sud. "Cette proposition lui avait été faite,  et il l’a acceptée."
 

Selon Alex Duval Smith, peu de temps après son retour au Zimbabwe pour poursuivre sa campagne présidentielle, Tsvangirai a fait une demande pour obtenir un nouveau passeport, le précédent ne disposant plus de place pour de nouveaux visas. Mais le nouveau passeport ne lui ayant pas encore été délivré, Tsvangirai est dans l’impossibilité de quitter le pays.

 
"Il pense probablement être plus en sécurité dans l’enceinte de l’ambassade néerlandaise", explique la journaliste, "mais nous n’avons pas de précision sur une demande éventuelle d’asile politique. Il ne l’a, pour l’heure, pas encore formulée. Je pense qu’il se tient à l’abri et s’offre un peu de temps pour réfléchir dans un lieu sûr."

 
Raid de police au QG de Tsvangirai

 
A quatre jours seulement du second tour controversé de l’élection présidentielle, la police zimbabwéenne est descendue au siège du Mouvement pour le changement démocratique (MDC), le parti de Morgan Tsvangirai. Selon le porte-parole du parti, Nelson Chamisa, plus de 60 personnes auraient été arrêtées. La police, elle, nie avoir procédé à ces arrestations, affirmant avoir seulement transféré 39 personnes jusqu'à "un centre de réhabilitation" pour des raisons d'hygiène.

 
"Nous avions entendu dire que la situation sanitaire était catastrophique" dans les locaux du MDC, a ainsi affirmé à l'AFP le porte-parole de la police.

 
Au lendemain du premier tour de la présidentielle le 29 mars, la violence s’est répandue à travers le pays et les actions de la police se sont durcies, suscitant une condamnation de l’ensemble de la communauté internationale. Les membres du MDC accusent Mugabe et son parti, le Zanu-PF, d’être responsables de la mort de plus de 80 partisans de l'opposition et d’avoir entraîné le déplacement d’environ 200 000 personnes.

 
Mobilisation internationale

 
Face à cette montée de violence, Morgan Tsvangirai a annoncé dimanche sa décision de ne plus se présenter au second tour de la présidentielle, prévu le 27 juin. Le leader de l’opposition a justifié cette décision en expliquant ne pas pouvoir "demander aux électeurs de risquer leur vie".

 
Malgré le retrait de Tsvangirai, le gouvernement assure que le second tour aura bien lieu comme prévu.

 
L’abandon du candidat du MDC n’a fait qu’accroître l’isolement de Robert Mugabe sur la scène internationale ainsi que les critiques de plusieurs pays, notamment parmi les voisins africains du Zimbabwe.

 
Lundi, la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC) s’est d’ailleurs rassemblée pour discuter de la situation politique au Zimbabwe.

 
Le Royaume-Uni, ancienne puissance coloniale au Zimbabwe, est prêt à prendre en main la crise lors du Conseil de sécurité de l'ONU qui se tient ce lundi, alors que la communauté internationale réfléchit à des sanctions plus fermes contre le régime de Mugabe.

 


 

  • 24/06/2008 01:03:51 Signaler un abus

    jusque à quand ?

    jusque à quand prendra fin les crises politiques sur le continent Africain ? Très souvent nous accusons les pays occidentaux de faire de la manipulation au travers de l'opposition pour protéger leur interêt. Cepandant, chers politiciens(opposant et pourvoir) quand ces crises débutent,les ressortissants de ces pays sont évacués. chers Mugabe ceux qui sont tués,violés, mutilés, séparés de leurs familles et même sans famille, ce sont les africains, les zimbabwéens. une élection équitable ne peut que consolider la paix et l'harmonie entre ceux pour qui tu t'aies rendu disponible toute ta vie. Aussi voudrais je dire au sécrétaire des nations unies de ne pas attendre que des milliers de zimbabwéens meurent ou se réfugient dans des pays ou ils seront pouchassé pour réagir vigouresement. Car au moment où il demande le repport, des zimbabwéens fuient leurs pays par crainte d'être linché. merci

  • 23/06/2008 21:07:14 Signaler un abus

    Marxiste tendance Kroucho

    Mugabe est un rigolo qui ne fait pas rire. Une fois de plus le marxisme-léninisme mène à la dictature, le PC n'a jamais été l'école de la démocratie.
    On devrait interdire le communisme, comme on a interdit le nazisme et pour les même raisons. Aucun pays communiste à travers le monde n'est une démocratie.
    Cuba, Corée du nord, Zimbabwé que des paradis sur terre aurait dit Simone et les anti-communistes sont des chiens lui aurait répondu Jean-Paul et ils auraient continué de faire la révolution au "Café de Flore". Mugabé me donne la nausée et en plus il a les mains sales comme tous les dictateurs.

  • 23/06/2008 19:53:56 Signaler un abus

    la malédiction de l'afrique

    A la vérité, la grande malédiction de l'Afrique c'est l'ensemble des dictateurs qui pillulent ce beau continent, a soir Mr robert Mugabé. Vivement que la réaction des dirigeants du monde entier fasse tâche d'huile. La légitimité doit être inéluctablement le fondement du pouvoir en Afrique.

  • 23/06/2008 17:50:10 Signaler un abus

    Révolté

    Quelle est cette nouvelle folie qui s'empare des hommes?Comment rester insensible à tant de violences?Les pays de la région,l'U.A.,l'O.N.U. attendent-ils tous que Mr Morgan Tsvangirai soit tué avant de mesurer la réalité des menaces qui pèsent sur lui,ses partisans et sur la démocatie au Zimbabwé?Ils ont bien su comment faire partir Mr Mobutu;qu'attendent-ils pour en faire de même avec Mr Mugabé?L'Afrique est vraiment le continent aux pays à démocratie variable selon les intérêts.

  • 23/06/2008 17:17:52 Signaler un abus

    Hypocrisie de Kouchner

    Qu'il est hypocrite ce Kouchner. Le peuple tchadien aurait aussi aime qu'il regisse de la meme facon par rapport a la dictature de Deby. Et dire que la France le soutien a 100%. Mugabe n'est pas plus dictateur que Deby, et pourtant vous souteenez ce dernier.

    Vidéo

    • SUR LE TERRAIN

      "Tsvangirai pose ses conditions à une négociation" - Nicolas Champeaux, correspondant FRANCE 24 et RFI en Afrique du Sud (23/06)

    • SUR LE TERRAIN

      "Mugabe n'a jamais été aussi isolé" - Caroline Dumay, correspondante en Afrique du Sud (23/06)

    • BAN KI MOON

      "Un vote dans ces conditions manquerait de légitimité" - Ban Ki-moon, secrétaire général des Nations Unies

    • ANALYSE

      "Les pays voisins commencent à lâcher Mugabe" J.-B. Cadier, spécialiste politique internationale 23/06 10h (GMT+2)

    • REPORTAGE

      Une femme témoigne sur les violences subies par les partisans du MDC - Reportage de Caroline Dumay et Enos Jongwe - 21/06/2008


 

 

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