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La carence de vitamine D accroît les risques de mortalité

Dernière modification : 24/06/2008

Selon les chercheurs de la faculté de médecine de l'Université de Graz, en Autriche, une carence de vitamine D peut mener à un plus grand risque de mortalité, surtout pour des personnes souffrant de maladies cardio-vasculaires.

Des niveaux insuffisants de vitamine D sont liés à de plus grands risques de mortalité, en particulier pour des personnes souffrant de maladies cardio-vasculaires, selon une étude publiée lundi qui paraît corroborer le rôle important de cette vitamine.
   
Sur les 3.258 patients âgés de 62 ans en moyenne inclus dans cette recherche, ceux dont les taux de vitamine D étaient les plus faibles avaient deux fois plus de risques de décéder que ceux avec les taux les plus élevés durant les 7,7 années de suivi de l'étude, précisent les auteurs.
   
Cette recherche a été conduite de 1997 à 2000 en Autriche et les résultats paraissent dans les Archives of internal medicine, une publication du Journal of the American Medical Association (JAMA).
   
Le lien entre les teneurs en vitamine D et les décès dus à des affections cardio-vasculaires a été particulièrement marqué chez les patients avec des taux bas de vitamine D, soulignent les auteurs de cette recherche.
   
Durant les près de huit années de suivi, 737 patients de l'étude ou 22,6% sont décédés dont 463 (62,8%) de problèmes cardio-vasculaires.
   
Selon cette étude conduite par le Dr Harald Dobnig, de la faculté de médecine de l'Université de Graz en Autriche, 307 des sujets de l'étude qui sont décédés avaient les taux les plus bas de vitamine D, contre 103 décès de patients avec les niveaux les plus élevés.
   
La médecine ignore encore comment un bas niveau de vitamine D peut contribuer à des problèmes cardiaques et à des décès aux causes diverses. Mais cette vitamine s'est révélée jouer un rôle important dans le système immunitaire.
   
Une étude réalisée par des médecins de l'Université d'Harvard (Massachusetts, nord-est) et publiée début juin, montrait une relation entre la fréquence des crises cardiaques et le faible taux sanguin de vitamine D.
   
De précédentes recherches avaient également établi un lien entre un bas niveau de vitamine D et le diabète, l'obésité et l'hypertension artérielle.
   
De faibles taux de vitamine D ont aussi été associés à plusieurs types de cancers.
   
Selon les Archives of internal medicine, au moins 50% des adultes au delà de 50 ans dans le monde souffrent d'un bas niveau de vitamine D et ce problème affecte aussi apparemment une proportion importante de personnes plus jeunes.
   
La diminution des activités extérieures, la pollution atmosphérique et le vieillissement sont des raisons possibles expliquant cette carence de vitamine D dans une large partie de la population.
   
La principale source de vitamine D est une exposition de dix à quinze minutes par jour au soleil, suffisante pour que la peau puisse produire cette vitamine avec les rayons ultraviolets.
   
Les principales sources alimentaires sont les poissons gras. C'est ainsi que 85 grammes de thon en conserve contient 200 unités internationales de vitamine D.
   
L'Institut américain de Medicine recommande actuellement 200 unités de vitamine D quotidiennement pour les enfants et les adultes jusqu'à 50 ans. Au-delà, l'Institut préconise de 400 à 600 unités par jour.
   
Certains médecins estiment que ces quantités sont insuffisantes et recommandent de prendre des compléments mais pas de façon excessive car cela peut-être dangereux.

Première publication : 24/06/2008

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