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Vent de panique à Tel-Aviv pour le départ de Nicolas Sarkozy

Dernière modification : 25/06/2008

Un soldat israélien se serait suicidé près de l'aéroport de Tel-Aviv, semant la panique pendant au moment du départ du président français et de son épouse. Ils achevaient une visite en Israël et en Cisjordanie. (Récit : B. Perrochais)

La radio publique israélienne rapporte qu’un soldat israélien, en faction à l'aéroport Ben-Gourion de Tel Aviv, s’est donné la mort par balle au moment où la délégation française, menée par le président Sarkozy, regagnait son avion.

 

Le président français et son épouse Carla, qui achevaient une visite de trois jours en Israël et Cisjordanie, ont été immédiatement évacués par leurs gardes du corps, tandis que le Premier ministre israélien Ehoud Olmert et le président Shimon Peres ont été emmenés à l’abri dans leurs voitures blindées. Aucun  blessé n'est à déplorer. 


Auparavant, le président français Nicolas Sarkozy, en visite à Bethléem, avait affirmé que la création d’un Etat palestinien était une "priorité" pour la France. A l’issue d’un entretien avec le président palestinien Mahmoud Abbas, le chef d’Etat français a réitéré son appel à l'arrêt de la colonisation juive et s’est déclaré en faveur du partage de Jérusalem.

 

Le chef d'Etat français a par ailleurs réaffirmé son soutien à Mahmoud Abbas, un "homme de paix, un interlocuteur en qui nous avons confiance", et a fustigé le mouvement palestinien Hamas, qualifié de "terroriste". "Le Hamas a grand tort d'agir comme il agit. On ne fait pas la paix avec le terrorisme, on ne discute pas avec le terrorisme", a-t-il ajouté.

 

"Des déclarations biaisées", pour le Hamas

 

"Ce sont des déclarations biaisées et partiales, en faveur de l'occupation [israélienne], sans égard pour la démocratie palestinienne", a aussitôt réagit le Hamas par l’intermédiaire du porte-parole Sami Abou Zouhri. Mais le mouvement islamiste, qui contrôle la bande de Gaza depuis juin 2007, ne ferme cependant pas la porte au dialogue.

 

Lundi, le président Sarkozy a déclaré devant le Parlement israélien (Knesset) qu'il était un "ami" d'Israël et a réaffirmé que, "comme tous les peuples, le peuple israélien a le droit de vivre en sécurité". Une sécurité qui passe, selon lui, par la création d’un Etat palestinien.

 

Les déclarations de M. Sarkozy devant le parlement israélien ont été reçues positivement par Israël et les Palestiniens. Al-Quds, le principal journal palestinien, note que "le président français n'est pas entré dans les détails (...), mais sur les principes généraux il a été clair, alors qu'il parlait, qui plus est, devant la Knesset et en présence de tous les dirigeants israéliens".

  

Nicolas Sarkozy a également profité de cette tournée au Proche-Orient pour vanter les mérites de son projet d'Union pour la Méditerranée, qui selon lui pourrait faire en sorte "qu'un jour les enfants de la Méditerranée cesseront de se haïr (...) et de vouloir dès la naissance venger les malheurs de leur père".

 

 

Première publication : 25/06/2008

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