28 juin 2008 - 01H14
- Morgan Tsvangirai - Robert Mugabe - Zimbabwe

L'ONU peine à condamner l'élection au Zimbabwe
Le Conseil de sécurité de l'ONU a estimé que "les conditions d'une élection libre et équitable - au Zimbabwe - n'étaient pas réunies". Un texte plus fort, jugeant la présidentielle illégitime, a été rejeté.







Regardez le reportage de Caroline Dumay et Alex Duval-Smith réalisé à la frontière entre le Zimbabwe et l'Afrique du Sud, "Fuir le Zimbabwe à tout prix"

Consultez aussi notre dossier consacré à l'élection présidentielle au Zimbabwe

 

Le Conseil de sécurité de l'ONU n'a pu s'entendre vendredi sur un texte qui aurait déclaré illégitime le résultat de la présidentielle au Zimbabwe et les Etats-Unis ont évoqué un recours à des sanctions contre Harare.
   
Les quinze membres ont estimé que "les conditions d'une élection libre et équitable n'étaient pas réunies" à l'occasion du second tour de l'élection présidentielle au Zimbabwe et ont "regretté profondément qu'il ait eu lieu dans ces circonstances", a dit l'ambassadeur américain Zalmay Khalilzad.
   
M. Khalilzad s'adressait à la presse à l'issue de nouvelles discussions marathon sur le Zimbabwe au Conseil, qu'il préside ce mois-ci.
   
L'ambassadeur d'Afrique du Sud Dumisani Kumalo, dont le pays tente une médiation dans la crise politique au Zimbabwe, a empêché l'adoption d'un projet de déclaration beaucoup plus fort, qui aurait affirmé que les résultats de l'élection du 27 juin ne pouvaient avoir "ni crédibilité ni légitimité" et que les résultats des élections du 29 mars devaient donc "être respectés".
   
Le Mouvement pour le changement démocratique (MDC, opposition) avait gagné les législatives du 29 mars au Zimbabwe et son chef, Morgan Tsvangirai, avait devancé le président sortant, Robert Mugabe, au premier tour de la présidentielle.
   
L'adoption de ce texte, rédigé par la Grande-Bretagne, nécessitait l'unanimité des 15 membres du Conseil mais M. Kumalo s'y est fermement opposé, entraînant dans son sillage d'autres pays dont la Russie, selon les diplomates.
   
M. Kumalo a expliqué à la presse sa position, arguant que "la certification d'élections n'entre pas dans les compétences du Conseil".
   
Le diplomate sud-africain a également plaidé pour que le Conseil de sécurité ne gêne pas, en adoptant un texte trop fort, l'action de l'Union africaine (UA), qui tente elle aussi de dénouer la crise zimbabwéenne.
   
L'UA se réunit en sommet lundi à Charm-el-Cheikh (Egypte) et doit discuter du Zimbabwe.
   
Au nom des Etats-Unis, M. Khalilzad a affirmé que Washington resterait attentif à cette question, ajoutant: "Nous avons déjà entamé des discussions avec certains collègues sur une résolution qui imposerait des sanctions, ciblées de manière appropriée sur le régime d'Harare".
   
Lundi, le Conseil de sécurité avait condamné la campagne de violence et d'intimidation contre l'opposition au Zimbabwe, estimant qu'elle avait "rendu impossible la tenue d'une élection libre et équitable le 27 juin".
   
Le gouvernement du Zimbabwe ayant maintenu le second tour malgré le retrait de M. Tsvangirai, les pays occidentaux du Conseil avaient souhaité "envoyer un message fort" aux pays africains avant leur sommet, selon un de leurs diplomates.
   
"Le Conseil de sécurité a envoyé lundi, unanimement, un message très clair aux autorités du Zimbabwe: la tenue d'une élection libre et régulière ce 27 juin était impossible", a rappelé l'ambassadeur de France à l'ONU, Jean-Maurice Ripert.
   
"Aujourd'hui, le gouvernement du Zimbabwe a choisi d'ignorer ce message et de confisquer la démocratie. Ce scrutin a perdu toute légitimité, comme le pouvoir qui en sera issu", a-t-il ajouté.
   
"Nous espérons que la réunion de l'Union africaine permettra de trouver une solution à la crise. Dans le cas contraire, la France, en liaison avec ses partenaires de l'Union européenne, est prête à envisager des mesures supplémentaires dans le cadre du Conseil de sécurité pour faire entendre raison à M. Mugabe", a conclu M. Ripert.

Commentaires

le retour des Vieux de la Vielle

L'Afrique veut la démocratie, le président sud africain , il n'a pas suit les traces d'un Mandela que chaque pays rêve d'avoir, mbéki m'a déçu, il a mis en l'air l'Image de l'afrique de sud.
Mugabe va t'en le monde entier ne veut plus de toi, tu as mis le Zimbabwe dans une crise qui va duré longtemps. on ne veut plus de tous ses ductateurs, la démocratie et que la loi soit faite, les dirangeant africains sont impuissant de punir Mugabe par ce qu'ils sont tous pareille zéro nos dirigeant ils sont tous faibles impuissants ces vieux démons.

L'Afrique ne veut plus des gens comme ceux la

Face a cette attitude regretable et decevante que continue d'afficher Mr Mbeki et collaborateurs en faveur de Mr Mougabe qui mene ouvertement des actions de grande envergure contre la democratie et les droits de l'homme, je saisie l'occasion ici pour dire que l'Afrique d'aujourd'hui et le monde entier n'ont plus besoin de ce genre de personnes, je veux parler de Mbeki, Kumalo, Mugabe et autres. Ces nostalgiques des annees d'horreurs, amis combattants des luttes du passe (pour justifier leurs derives dictatoriales), veulent ramener l'Afrique 50ans en arriere. Les Africains et le monde entier ne sont pas d'accord et comptent bien sur Charm-el-Cheik pour leurs faire entendre raison une bonne fois pour toute.

L'ONU, pour quoi faire ?

Au regard de la dernière attitude de l'ONU face à ce que se passe au Zimbabwé, il importe de se poser la question sur la pertinence de l'existence de cette intitution internationale. Dans tous les cas, celle-ci se discrédite devant les grands problèmes de notre temps. Quant à l'Afrique du Sud, elle doit être purement et simplement dessaisie du dossier Zimbabawéen car Thabo Mbéki est un ennemi de la démocratie.

incroyable

voila un type qui règne sur un pays par la terreur depuis des decennies,qui dit ouvertement qu'il est un admirateur d'adolf hitler et de joseph staline,qui a mené une campagne d'expulsion des blancs zimbabweens ,qui a mené une politique agraire catastrophique pour son pays,qui fait assassiner les opposants politiques au vue et au su de toute la planète et parallèlement l'afrique du sud ne dit rien,alors même qu'elle a laissé des zimbabweens se faire massacrer il n'y a pas si longtemps sur son territoire et a laissé de véritables pogromes se realiser,je trouve cela scandaleux,je crois que l'Afrique du sud a bien vite oublié son passé d'apartheid et de violence et ne fait preuve d'aucune empathie avec ce peuple écrasé sous la dictature,tout ça parce que mugabé en son temps pouvait représenter une résistance face a un oppresseur blanc,ils sont resté sur une image d'epinal,cet endroit aussi mériterait de subir des sanctions

que de propagande ...

...maintenant les zimbabwéiens fuient leur pays pour aller en afrique du sud où les attendent les violences qu'ils subissent en tant qu'étranger y a 2 semaines vous nous disiez que les zimbabwéiens fuyaient l'afrique du sud quand aux violences des milices de mugabe vous disiez même pire sur les violences de bakbo en cote d'ivoire qui est maintenant un ami de la france vous n'êtes pas à une contradiction près et quand on lit les réactions des gens on s'aperçoit que les médias par leur propagande leur caricature leur parti-pris ne font qu'inciter à la haine....de nombreux problèmes et conflits dans le monde s'estomperaient d'eux-mêmes s'il n'y avait pas les médias pour les attiser et les entretenir...

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